Abdoulaye SOW: « La place de la femme dans l’église » (Genèse 1:2-6; 2: 7-8, 21)
Message du Pasteur Abdoulaye SOW à l’occasion de la Journée du 8 mars sur le thème : « La place de la femme dans l’église » Textes bibliques : Genèse 1 : 2-6 et 2 : 7-8 et v 21
Depuis 1977 soit 47 ans aujourd’hui, est commémorée chaque 8 mars, la Journée Internationale des Droits des Femmes. Cette fête charnière pour les femmes n’est certes pas une initiative de l’église mais tout ce qui se passe ici-bas touche l’église et les chrétiens, citoyens de la terre et du ciel. Dans son message de cette année, le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, a rappelé la marginalisation, les inégalités, les injustices, les crises en cascade sur les femmes, les violences de tout genre et la discrimination que vivent des milliards de femmes et de filles dans notre monde qui porte encore les stigmates de millénaires de rapports de force dominés par les hommes. Le thème de cette année, à savoir « Investir en faveur des femmes : accélérer le rythme », met en lumière l’importance de l’égalité des genres, de l’autonomisation des femmes et des filles, et de leur droit à une vie plus saine.
Mais que dit la bible au sujet de la femme ? Quel est le rôle de la femme chrétienne dans l’église et la société ? Quel regard les hommes ont-ils sur la femme aujourd’hui ? Il s’agit là de questions essentielles et légitimes que les chrétiens doivent se poser en tant qu’enfants de Dieu, vivant dans le monde et faisant partie prenante de ce monde qu’ils doivent impacter. Si tout le monde entier célèbre la Journée de la femme, il est bien séant de savoir ce que la bible dit sur ce sujet brulant du rôle et de la place de la femme dans notre monde.
La femme selon Dieu
Les premières pages de la bible témoignent que la femme a été créée pour un but. En effet, le livre de Genèse nous apprend que la femme a été créée à l’image de Dieu tout comme l’homme. Elle a été créée pour apporter une aide à l’homme, pour lui être complémentaire. « L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; Je lui ferai une aide semblable à lui » Genèse 2:18 Lorsque Adam a vu Eve pour la première fois, il dit : « Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair! On l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. » Genèse 2:23 La femme avait le même rôle attribué à l’homme : celui de s’occuper du jardin. Eve partageait cette responsabilité avec son époux Adam. Il est important de remarquer ici que Dieu créa donc l’homme et la femme dans l’unité, sur un pied d’égalité, en complémentarité : les deux à son image avec une mission commune. L’égalité, l’unité entre l’homme et la femme, est le vrai sens du récit de la création. Entre Adam et Eve, il n’est point de supériorité ou de domination servile. En plus, la Bible place les femmes au cœur du plan de la rédemption. C’est la descendance de la femme qui va lui écraser définitivement la tête du serpent rusé: Jésus-Christ, né d’une femme (Galates 4 : 4)
En parcourant la bible, on constate qu’elle est jalonnée d’histoires de figures féminines qui sont une source d’inspiration pour les femmes d’aujourd’hui, l’église et le monde. Le récit de ces héroïnes montre leur foi et leur détermination pour la survie de leur peuple dans le contexte d’une société patriarcale ancrée dans des traditions millénaires grecques où la femme était confinée au foyer ou à la famille. Ces femmes marquantes, nous les retrouvons aussi bien dans l’Ancien que le Nouveau Testament.
Quelques femmes dans l’ancien testament
En passant en revue les familles des patriarches, les femmes telles que Sarah, Rachel, Léa ou encore Déborah, figures du périple des tribus hébraïques de l’Ancien Testament, ont joué d’importants rôles dans l’histoire du peuple d’Israël. Une femme comme Esther, trouvait son bonheur dans le jeûne et l’intercession pour sa nation. Ruth, était travailleuse et attentionnée. Déborah, prophétesse et juge à la fois en Israël, fut une femme sage. Sarah, épouse d’Abraham, a accouché à un âge avancé l’enfant de la promesse Isaac. En Egypte où le peuple d’Israël était réduit en esclavage, ce sont les sages-femmes Schiphra et Pua qui ont permis de sauver les nouveau-nés mâles Israélites que le dictateur pharaon avait donné l’ordre de faire mourir craignant que ces étrangers deviennent plus puissants que les Égyptiens eux-mêmes.
Les femmes dans le Nouveau Testament
Pendant son ministère terrestre, Jésus a enseigné à la valorisation de la femme. Tant dans ses paroles que dans ses actions, il a traité les femmes comme des égales de l’homme. Il a permis que les femmes l’accompagnent dans son ministère au même titre que ses disciples. Tout au long de ce parcours, Jésus a témoigné de son amour pour les femmes parfois dans des situations incompréhensibles. Telle est l’histoire bouleversante de la femme adultère que les hommes étaient prêts à condamner, mais qui a trouvé grâce aux yeux de Jésus par le pardon. (Luc 7 : 37) Marie de Magdala, Jeanne, Susanne et de nombreuses autres femmes ont suivi Jésus, l’ont soutenu activement et matériellement dans son ministère. Ces nombreuses femmes étaient non seulement présentes lors de la mort du Christ, mais ce sont elles qui préparèrent des aromates et des parfums pour embaumer le corps de Jésus pour la sépulture. Premières à accueillir avec joie et amour Jésus dès sa naissance, ce sont encore des femmes qui sont les premiers témoins de sa résurrection. Ces femmes ont suivi Jésus jusqu’au bout.
Que ce soit dans l’Ancien ou le Nouveau Testament, nous constatons que la femme occupe une place importante dans le plan de Dieu. Elle a de la valeur aux yeux de Dieu. Contrairement à ce que la société veut nous faire croire, la femme n’est pas inférieure à l’homme, mais une « aide semblable » (Genèse 2:18). Dieu l’a créée aux cotés de l’homme pour que celui-ci puisse l’aimer, la chérir, la protéger, la soutenir parce-qu’ elle est son aide précieuse en qui souffle l’esprit de Dieu comme l’homme. 1 Corinthiens 11:11 déclare : « Toutefois, dans le Seigneur, la femme n’est point sans l’homme, ni l’homme sans la femme. »
Nous comprenons alors que la femme est indispensable. L’homme ne peut vivre sans elle et inversement. Ils ont besoin l’un de l’autre, tels les membres d’un corps. L’homme ne doit pas être un obstacle à l’épanouissement de la femme. Malheureusement, dans trop de nations et de régions, les femmes sont encore dévaluées et ignorées, ou traitées comme des citoyennes de seconde classe.
En tant qu’enfants de Dieu, Il est important de prendre conscience que la femme a une valeur considérable à la lumière de la Parole et au regard de Dieu. Les injustices sociales envers les femmes sont condamnées par Dieu le Créateur. Il revient aux enfants de Dieu et à l’église de montrer le chemin de la justice et des droits de la femme au monde. Si les petits foyers chrétiens se transforment à l’image des desseins de Dieu vis-à-vis de la femme, alors l’on pourrait se passer de la Journée de la femme. Dieu est juste et il veut que nous soyons également justes envers les femmes en les accompagnants au quotidien afin qu’elles puissent s’épanouir et impacter leur environnement.
Il est dit dans Proverbes 18:22 que « Celui qui trouve une femme trouve le bonheur ; c’est une grâce qu’il obtient de l’Éternel. » De plus, la femme est définie comme étant une personne gracieuse, vertueuse : « Qui peut trouver une femme vertueuse ? Elle a bien plus de valeur que les perles », dit Proverbes 31:10.
Rappelons-nous que la femme est indispensable. Elle est le soutien de l’humanité. L’homme a besoin d’elle pour pouvoir évoluer. A l’évidence, il ne peut vivre sans elle et inversement. Les deux ont besoin de l’un de l’autre, tels les membres d’un corps, telles les faces d’une même médaille.
Encourageons et aimons les femmes comme christ nous a aimé. Chaque jour est une journée des femmes dans l’Église de Christ !
Dieu nous bénisse !
Pour le Journal Chrétien
Emmanuel LANKOANDE
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

