Le président de Stellantis réfute tout projet de fusion après les informations sur Renault
MILAN (Reuters) -Le président de Stellantis, John Elkann, a réfuté lundi tout projet de fusion avec un autre constructeur automobile, en réponse aux informations de la presse italienne ce week-end selon lesquelles la France envisagerait une fusion avec le concurrent Renault.
« Aucun projet de fusion de Stellantis avec d’autres constructeur n’est à l’étude », a déclaré John Elkann dans un communiqué, ajoutant que le groupe se concentrait sur l’exécution de son plan d’entreprise à long terme.
Dimanche, le quotidien italien Il Messaggero a rapporté que le gouvernement français, premier actionnaire de Renault et détenteur d’une participation dans Stellantis, étudiait un projet de fusion entre les deux groupes.
A la Bourse de Paris, l’action Renault ne gagnait plus que 1,08% à 13h50 GMT à la suite du démenti de Stellantis, après avoir grimpé jusqu’à plus de 4% plus tôt en séance.
De son côté, Stellantis reculait de 0,82%, après avoir perdu jusqu’à 1,7%, alors que le CAC 40 cédait 0,15% au même moment.
Interrogée sur les informations de la presse italienne, une porte-parole de Renault a déclaré de son côté que le groupe « ne commente pas les rumeurs ».
John Elkann dirige aussi Exor, la holding de la famille Agnelli, principal actionnaire de Stellantis.
Son démenti intervient également après que le directeur général de Stellantis, Carlos Tavares, a dit la semaine dernière dans plusieurs interviews qu’il était fin prêt en cas de consolidation du secteur. « C’est mon travail de garder les yeux ouverts. Et si nous sommes un des gagnants, bien sûr qu’il y aura des opportunités », a-t-il dit.
CIBLE POTENTIELLE
Après la sortie de Renault de Russie, à l’époque son deuxième marché, et la révision à la baisse des ambitions globales de son alliance avec Nissan, le groupe au losange est régulièrement cité sur les marchés comme une cible d’acquisition potentielle.
Ce scénario est revenu sur le devant de la scène après l’abandon brutal du projet d’IPO de la vitrine du groupe, sa filiale électrique et logiciels Ampère, dans un contexte de marché défavorable et d’incertitudes générales sur la montée en puissance des véhicules électriques, tandis que la capitalisation boursière de Renault ne décolle toujours pas de ses dix milliards actuels malgré un redressement financier rapide sous la houlette du directeur général Luca de Meo.
Par contraste, Stellantis – né en 2021 de la fusion entre PSA et FCA – pèse en Bourse environ 67 milliards d’euros.
Les analystes soulignent cependant qu’une fusion entre Stellantis et Renault, serpent de mer déjà évoqué dans les médias la décennie précédente lorsque PSA avait frôlé la faillite, se heurterait à d’importants obstacles en terme de concurrence et en termes politiques, puisqu’un tel projet risquerait d’être meurtrier en terme d’emplois, dans les usines européennes des deux constructeurs comme chez leurs équipementiers.
CONFLIT OUVERT
Stellantis fait parallèlement l’objet de critiques de la part du gouvernement italien, qui l’accuse d’agir contre l’intérêt national du pays. Le ministre italien de l’Industrie Adolfo Urso a évoqué la semaine dernière la possiblité que l’Etat italien prenne une participation dans Stellantis pour contrebalancer l’influence française.
Cet équilibre franco-italien, hérité du sauvetage de PSA en 2014, est toujours incarné par la famille Peugeot (7,08% du capital selon des données Refinitiv) et Bpifrance (6,09%) d’une part, et par EXOR d’autre part (14,2%).
Lundi, la présidente du Conseil italien, Georgia Meloni, a qualifié de « bizarres » les critiques du directeur général de Stellantis, Carlos Tavares, qui a reproché au gouvernement italien de ne pas soutenir suffisamment l’industrie automobile.
Rome a dévoilé la semaine dernière des subventions à hauteur de 950 millions d’euros cette année pour aider les automobilistes à opter pour des voitures moins polluantes.
« Le dirigeant d’une grande entreprise doit savoir que les subventions publiques ne peuvent pas être adaptées à une entreprise spécifique », a déclaré Georgia Meloni lors d’un déplacement au Japon.
« Nous sommes toujours prêts (à aider) pour tout ce qui pourrait créer des emplois en Italie, mais il est clair que si les gens pensent qu’il vaut mieux produire dans d’autres pays où les coûts de production sont moins élevés, je ne peux rien dire », a-t-elle poursuivi.
Avant d’ajouter : « Mais ne me dites pas que la voiture est italienne et ne la vendez pas comme telle ».
(Reportage Giulio Piovaccari, avec Gilles Guillaume, rédigé par Kate Entringer, édité par Blandine Hénault)
POURQUOI SOUTENIR LE JOURNAL CHRÉTIEN ?
Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien est historiquement le premier média pure player chrétien francophone, c’est-à-dire un média d'information et d'opinion d'inspiration chrétienne qui diffuse ses contenus exclusivement sur Internet, sans édition papier.Caractéristiques principales du Journal Chrétien :
- Pionnier du web : Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien s'est imposé comme le précurseur de l'information chrétienne francophone en continu 24h/24 sur internet.
- Indépendance éditoriale : Le Journal Chrétien est un média indépendant qui n'appartient à aucun grand groupe industriel ni aucune église en particulier, et ne reçoit aucune aide financière de l'État.
- Modèle économique : Afin de préserver sa gratuité et sa liberté de ton face aux conflits d'intérêts, le Journal Chrétien s'appuie largement sur le soutien et le financement participatif de sa communauté de lecteurs.
- Ligne éditoriale : Le Journal Chrétien propose un traitement de l'actualité généraliste et religieuse quotidienne à travers le prisme des valeurs chrétiennes. Ses publications visent à éclairer les consciences pour promouvoir une société fraternelle et juste. Ses rubriques couvrent le suivi de l'actualité des chrétiens dans le monde, la vie des églises, ainsi que des analyses de fond.
- Format numérique : En tant que service de presse en ligne, il utilise des contenus web natifs tels que des articles écrits par ses journalistes dans des sections thématiques (politique, économie, sport, société, Sciences et technologies) et des dépêches d’agences de presse.
- Editeur de la chaîne de télévision chrétienne protestante Chrétiens TV qui est diffusée sur le canal 483 de l'opérateur Free.
- Reconnaissance officielle : Le titre est reconnu comme un service de presse en ligne par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) du Ministère de la Culture. Il est également membre du Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL).
Il fait partie des sources d’information officielles de Google Actualités ou Google News depuis 2006.
Le site internet officiel du média est accessible à l'adresse chretiens.com.



