Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous :

Le Journal Chrétien

Un média d’espérance

Inscription à la newsletter

Accord à la COP28 sur une sortie progressive des énergies fossiles

PARTAGER SUR :

par Valerie Volcovici, Gloria Dickie et William James

DUBAI (Reuters) – Les pays participants à la conférence mondiale sur le climat (COP28) sont parvenus mercredi à un accord qui, pour la première fois dans l’histoire de ces conférences, appelle les pays à abandonner progressivement les combustibles fossiles afin d’éviter les pires conséquences du changement climatique.

L’accord conclu à Dubaï après deux semaines de négociations acharnées avait pour but d’envoyer un signal fort aux investisseurs et aux décideurs politiques sur la volonté de rompre avec les combustibles fossiles, qui sont de loin la première source des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique.

Le président de la COP28, le responsable émirati Sultan Al Jaber, a salué un accord « historique » mais prévenu qu’il n’aurait de sens que s’il se traduit en actes.

« Nous sommes ce que nous faisons, pas ce que nous disons », a-t-il déclaré devant l’assemblée plénière. « Nous devons prendre les mesures nécessaires pour transformer cet accord en actions concrètes. »

Plusieurs pays se sont félicités que les énergies fossiles figurent enfin dans le texte final d’une COP, ce qui n’était jamais arrivé jusqu’à présent.

« C’est la première fois que le monde s’unit autour d’un texte aussi clair sur la nécessité de sortir des combustibles fossiles », a déclaré le ministre norvégien des Affaires étrangères, Espen Barth Eide.

Plus de 100 pays ont fait pression pour obtenir que l’accord de la COP28 mentionne explicitement l’élimination « progressive » de l’utilisation du pétrole, du gaz et du charbon, mais ils se sont heurtés à une forte opposition de la part de l’Opep, le cartel des producteurs de pétrole dirigé par l’Arabie Saoudite, qui défend l’idée que le monde peut réduire considérablement les émissions carbone sans renoncer à certains carburants.

« DÉFINIR LE BIEN COMMUN »

Après la publication lundi d’un projet de texte final qui ne mentionnait plus la sortie progressive des énergies fossiles, les tractations se sont poursuivies jusqu’à mercredi matin, repoussant la fin de la COP de 24 heures.

« L’accord de la COP28 qui vient d’être adopté est une victoire du multilatéralisme et de la diplomatie climatique », s’est réjoui la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, présente à Dubaï.

« C’est un texte qui est totalement aligné avec la politique énergétique française », a estimé la ministre, appelant elle aussi à « mettre en oeuvre ce plan ». Le président Emmanuel Macron a évoqué sur la plateforme X une « étape importante ».

L’émissaire des Etats-Unis pour le climat, John Kerry, a également salué un rare succès du multilatéralisme, les 200 pays participants ayant selon lui accepté de « définir le bien commun » en dépit de leurs intérêts contradictoires.

Les membres de l’Opep qui résistaient à toute mention des énergies fossiles dans l’accord disposent ensemble de près de 80% des réserves mondiales connues de pétrole et fournissent un tiers de la production mondiale. Leurs gouvernements dépendent largement de ces revenus et ne voient pas d’un bon oeil la fin annoncée de ce modèle.

Les petits États insulaires dont l’existence même est menacée par le changement climatique, figuraient quant à eux parmi les plus ardents partisans de l’élimination progressive des combustibles fossiles et bénéficiaient du soutien d’énormes producteurs de pétrole et de gaz tels que les États-Unis, le Canada et la Norvège, ainsi que de l’Union européenne et de nombreux autres gouvernements.

TEXTE TROP PEU AMBITIEUX

Devant l’assemblée plénière, une représentante des Etats insulaires a jugé le texte final trop peu ambitieux.

« La correction de cap nécessaire n’a pas été obtenue. Nous avons fait des progrès par rapport au statu quo, alors que ce dont nous avons réellement besoin, c’est d’un changement radical », a-t-elle déploré, sans pour autant rejeter l’accord qui venait d’être conclu.

Le ministre danois du Climat et de l’Énergie, Dan Jorgensen, s’est montré plus philosophe, soulignant qu’il était inespéré de parvenir à un accord sur la sortie progressive du pétrole et du gaz au coeur de la première région productrice mondiale.

Le président de la COP28, Sultan Al Jaber, est aussi à la tête de la société pétrolière nationale des Emirats arabes unis, ce qui avait suscité avant l’ouverture de la conférence de gros doutes sur sa capacité à forger un compromis.

L’accord appelle à sortir progressivement des combustibles « d’une manière juste, ordonnée et équitable (…) afin d’atteindre (l’objectif de) zéro émission nette d’ici 2050, conformément à la science », ce qui laisse une certaine latitude aux Etats.

Le texte invite également à tripler la capacité mondiale des énergies renouvelables d’ici 2030, à accélérer les efforts visant à réduire l’utilisation du charbon et à accélérer le développement des technologies telles que le captage et le stockage du carbone qui peuvent assainir les industries difficiles à décarboner.

L’enjeu est désormais que cet accord se traduise dans les politiques et les priorités d’investissements nationales.

Or, c’est souvent à ce niveau que le bât a blessé depuis l’Accord de Paris sur le climat en 2015.

Aux États-Unis, premier producteur mondial de pétrole et de gaz et plus gros émetteur de gaz à effet de serre, les ambitions des administrations favorables à la transition énergétique se sont par exemple systématiquement heurtées à la résistance du Congrès, même si le président Joe Biden a réussi à faire voter l’Inflation Reduction Act (IRA) qui fait la part belle aux énergies vertes, tandis que l’ancien président Donald Trump avait purement et simplement retiré son pays de l’accord, ce qu’il pourrait faire de nouveau s’il est réélu l’an prochain.

(Reportage de Valerie Volcovici, Kate Abnett, Jake Spring, Gloria Dickie, Elizabeth Piper, David Stanway ; version française Zhifan Liu et Tangi Salaün, avec la contribution d’Elizabeth Pineau, édité par Kate Entringer)

tagreuters.com2023binary_LYNXMPEJBC0CC-FILEDIMAGE

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
JE FAIS UN DON MAINTENANT

Les commentaires sont fermés.

LES ARTICLES LES PLUS LUS