La mission du FMI entame la deuxième revue du programme pour l’Ukraine
KYIV (Reuters) – Une mission de surveillance du Fonds monétaire international a entamé des discussions avec les responsables ukrainiens sur un plan d’aide de 15,6 milliards de dollars (14,53 milliards d’euros), a indiqué le FMI dans un communiqué.
L’examen du plan intervient alors que Kiev cherche à obtenir plus de 41 milliards de dollars d’aide internationale pour couvrir son déficit budgétaire l’année prochaine.
L’Ukraine dépend fortement de l’aide internationale pour combler son déficit budgétaire et financer ses dépenses sociales et humanitaires.
Le programme, au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) et d’une durée de quatre an, fait partie d’une enveloppe globale de 115 milliards de dollars destinée à soutenir l’économie du pays.
« Nous nous engageons à procéder à une analyse constructive des travaux achevés et à mener des discussions fructueuses sur les prochaines étapes. L’examen ne sera pas facile, mais l’équipe ukrainienne a travaillé sans heurts et efficacement pendant plus de 20 mois de guerre à grande échelle », a déclaré le gouverneur de la banque centrale ukrainienne, Andriy Pyshnyi.
« Nous comprenons clairement qu’il est essentiel de maintenir le soutien du FMI, non seulement pour financer les besoins budgétaires futurs, mais aussi pour le développement du pays et son avenir européen »
Andriy Pyshnyi a déclaré sur l’application de messagerie Telegram que les discussions porteraient sur la situation du secteur financier et du marché des changes, sur les résultats d’une évaluation du secteur bancaire, ainsi que sur la manière de financer le déficit budgétaire.
Le ministre des Finances, Serhi Marchenko, a déclaré à Reuters qu’il devenait plus difficile pour l’Ukraine d’obtenir un soutien financier alors que l’attention du monde se déplace et que les tensions géopolitiques s’intensifient.
Depuis le début de l’année, le gouvernement a reçu 35,4 milliards de dollars de ses partenaires pour combler son déficit budgétaire. L’année dernière, l’Ukraine a reçu 31 milliards de dollars, selon les données du ministère des Finances.
Le Premier ministre Denis Chmigal a déclaré que le gouvernement prévoyait de réduire le déficit budgétaire pour 2024 par rapport à l’objectif initial, avec de meilleures prévisions de croissance économique, les entreprises et l’économie s’étant adaptées à la situation de guerre.
Le gouvernement doit par ailleurs voter le projet de budget 2024 en deuxième lecture cette semaine, ont expliqué des parlementaires.
L’Ukraine, qui a demandé à rejoindre l’Union européenne quelques jours après l’invasion russe de février 2022, considère l’adhésion comme une priorité.
Cette semaine, Kyiv attend une évaluation de l’UE sur les progrès réalisés dans le respect des critères économiques et juridiques afin d’ouvrir la voie aux négociations d’adhésion. Les réformes judiciaires et les mesures visant à lutter contre la corruption et à améliorer la transparence ont été au centre des préoccupations de l’UE.
(Reportage Olena Harmash ; version française Gaëlle Sheehan, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


