France/Retraites: L’exécutif nie toute « brutalité » après la promulgation éclair
PARIS (Reuters) – Le ministre français du Travail, Olivier Dussopt, a nié dimanche qu’Emmanuel Macron ait fait preuve de « brutalité » ou de « mépris » en promulguant de manière expresse la loi sur la réforme des retraites, à la veille d’une allocution télévisée du chef de l’Etat qui visera selon l’exécutif à « apaiser ».
« Il n’y a pas de brutalité à appliquer la loi », a déclaré le ministre qui a porté la réforme des retraites au Parlement, lors de l’émission « Le Grand Rendez-Vous » sur Europe 1 et CNEWS. « Il n’y a pas de mépris, mais une volonté de travailler avec tous », a-t-il assuré.
La décision d’Emmanuel Macron de promulguer dans la nuit de vendredi à samedi la loi prévoyant notamment le report de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans, quelques heures après sa validation partielle par le Conseil constitutionnel, a été vivement critiquée par l’opposition et les syndicats, qui ont décliné l’invitation du président de la République à se rendre mardi à l’Elysée.
Interrogée dimanche dans l’émission « Le Grand Jury » RTL/Le Figaro/LCI, la présidente du groupe Rassemblement national (RN) à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen, a estimé que le chef de l’Etat avait démontré qu’il était encore dans un « état d’esprit de provocation » et l’a jugé incapable d’apaiser le pays.
« La réalité c’est qu’Emmanuel Macron prend un plaisir étonnant à jeter les Français les uns contre les autres et (…) à brutaliser le peuple français », a-t-elle affirmé.
Dans l’impasse politique et démocratique actuelle, le chef de l’Etat n’a d’autre choix que de saisir une des trois portes de sortie que lui offre la Constitution de la Ve République, a ajouté la dirigeante d’extrême-droite : un référendum sur la réforme des retraites, la dissolution de l’Assemblée nationale ou sa propre démission.
« Il ne peut pas s’extraire de ces trois solutions pour respecter l’esprit de la République », a-t-elle jugé.
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a appelé de son côté les Français à « casser la baraque » le 1er Mai et déploré lui aussi dans une interview publiée dimanche dans Le Parisien qu’Emmanuel Macron n’ait « pas fait le choix de l’apaisement ».
« Dans son esprit, il y a une séquence politique qui s’appelait les retraites, puis on passe à la séquence politique suivante. Mais la vie des gens, ce n’est pas une séquence politique ! », a fustigé le responsable syndical.
« Le mépris renvoyé aux travailleurs aura été constant », accuse-t-il, alors que l’intersyndicale, qui a déjà appelé à une grande journée de mobilisation le 1er mai, s’exprimera après l’allocution d’Emmanuel Macron lundi soir et pourrait se rallier aux deux autres journées de manifestations et grèves annoncées samedi par la CGT les 20 et 28 avril.
Olivier Dussopt a de son côté défendu une nouvelle fois une réforme qui figurait l’an dernier dans le programme de campagne d’Emmanuel Macron et répété que l’exécutif savait « dès le départ qu’il y aurait un désaccord (avec les syndicats) concernant les questions d’âge ou de durée de cotisation » et que cette réforme serait « impopulaire ».
« J’ai parfois le sentiment que le président de la République paye les factures des 30 dernières années et pas seulement les siennes », a-t-il ajouté.
(Rédigé par Tangi Salaün)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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