Les discussions se poursuivent sur l’accord céréalier, disent l’Onu et la Turquie
KYIV/MOSCOU (Reuters) – La Turquie et les Nations unies ont déclaré mardi que les discussions sur le renouvellement de l’accord sur les exportations de céréales via les ports de la mer Noire se poursuivaient, alors que la Russie a annoncé sa prolongation pour une durée de 60 jours.
L’Ukraine a de son côté fait savoir qu’elle s’en tenait strictement aux termes de l’arrangement, qui ne prévoit selon elle qu’une période d’extension de 120 jours.
L’accord actuel est censé expirer le 18 mars.
La Turquie, qui fait office de médiateur sur cette question, avec les Nations unies, a déclaré via son ministère de la Défense que les discussions se poursuivaient.
Selon un porte-parole du bureau des Affaires humanitaires de l’Onu, dirigé par Martin Griffiths, « les discussions se sont achevées hier (lundi) comme convenu, mais les consultations se poursuivent avec toutes les parties ».
Martin Griffiths et Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced), ont rencontré lundi à Genève le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Verchinine, lequel a proposé une prolongation de 60 jours.
Cité par l’agence Tass, Alexandre Grouchko, également vice-ministre russe des Affaires étrangères, a annoncé que l’accord avait été prolongé dans les mêmes termes pour cette période. « En effet, l’accord a été prolongé – il a été convenu qu’il soit prolongé pour une durée de 60 jours », a-t-il dit.
Parallèlement, une source russe a déclaré que cette prolongation de 60 jours signifiait que passé ce délai, une des parties pouvait proposer de mettre fin à l’accord.
Un haut responsable ukrainien a de son côté prévenu que l’Ukraine suivrait « strictement » les termes de l’accord, qui stipule que la période d’extension est fixée à 120 jours.
« Les Russes se sont rendu compte que la prolongation de 60 jours n’est pas juridiquement possible, alors ils essaient de trouver une issue », a-t-il ajouté.
L’accord céréalier, conclu en juillet 2022 sous les auspices des Nations unies et de la Turquie, avait été renouvelé une première fois en novembre 2022, pour une période de 120 jours. Il a permis l’exportation de millions de tonnes de céréales.
Le mois dernier, Kyiv avait émis le souhait que l’accord soit prolongé d’au moins un an et étendu à d’autres ports.
(Pavel Polityuk à Kyiv, avec bureau de Moscou; version française Jean Terzian et Jean-Stéphane Brosse, édité par Blandine Hénault)
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