France: Le patron de la FFF s’excuse après des propos polémiques sur Zidane, son avenir en suspens
PARIS (Reuters) – Le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët, a présenté lundi ses excuses pour des propos « maladroits » à l’endroit de Zinédine Zidane, qui ont provoqué un tollé dépassant les frontières du monde sportif et de la France.
« Je tiens à présenter mes excuses pour ces propos qui ne reflètent absolument pas ma pensée, ni ma considération pour le joueur qu’il était et l’entraîneur qu’il est devenu », souligne Noël Le Graët dans un communiqué.
« J’admets avoir tenu des propos maladroits qui ont créé un malentendu. Zinédine Zidane sait l’estime immense que je lui porte, comme tous les Français », ajoute-t-il.
Le dirigeant du football français, dont le maintien à la tête de la FFF fait débat depuis plusieurs mois en raison de soupçons de violences sexistes et sexuelles au sein de l’instance et d’autres déclarations controversées, a notablement fragilisé sa position en s’en prenant dimanche, sur RMC, à l’ex-international français Zinédine Zidane, « héros » de la finale de la Coupe du monde de 1998 qui avait marqué deux des trois buts de la victoire pour la France face au Brésil.
Interrogé sur des rumeurs évoquant l’intérêt de l’ancien entraîneur du Real Madrid pour la sélection brésilienne, Noël Le Graët, 81 ans, avait répondu : « Il fait ce qu’il veut, cela ne me regarde pas. (…) J’en ai rien à secouer, il peut aller où il veut, dans un club, il en aurait autant qu’il veut en Europe, un grand club. Une sélection, j’y crois à peine en ce qui me concerne. »
« INDIGNES »
Le nom de « Zizou » avait également été évoqué pour le poste de sélectionneur tricolore en cas de non-renouvellement du contrat de Didier Deschamps après la déconvenue de la Coupe du monde au Qatar. Ce dernier a finalement été prolongé samedi à la tête de l’équipe de France de football jusqu’en 2026.
Prié de dire, dimanche sur RMC, si Zinédine Zidane avait tenté de le contacter à ce propos, Noël Le Graët avait brutalement répondu : « Si Zidane a tenté de me joindre? Certainement pas, je ne l’aurais même pas pris au téléphone. Pour lui dire de chercher un autre club? Faites-lui une émission spéciale pour qu’il trouve un club ou une sélection. »
Ces réponses ont déclenché une vague d’indignation, à commencer par celle de l’attaquant tricolore Kylian Mbappé qui a asséné dimanche sur Twitter : « Zidane c’est la France, on manque pas de respect à la légende comme ça… »
La ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, avait également réagi sur Twitter, exigeant des excuses pour des « déclarations à nouveau hors sol avec en prime cette fois un manque de respect honteux, qui nous heurte tous ».
« Il est temps de se poser des questions sur son avenir », a déclaré lundi matin sur France 2 la ministre déléguée aux PME, Olivia Grégoire.
Les appels à la démission du patron de la FFF émanent lundi de tous les rangs de la classe politique, de l’extrême droite (« il faut savoir se retirer avant qu’il ne soit trop tard », a dit le président du Rassemblement national Jordan Bardella sur RMC Info et BFM TV) au Parti communiste, où le secrétaire national Fabien Roussel estime que Noël Le Graët « est la honte du sport français ».
Le Real Madrid, l’ancien club de Zinédine Zidane, a publié un communiqué lundi pour dénoncer des propos « indignes ».
Dans une tentative d’explication, Noël Le Graët dit avoir accordé « un entretien à RMC que je n’aurais pas dû accorder car il cherchait la polémique en opposant Didier à Zinédine Zidane, deux monuments du football français ».
(Rédigé par Sophie Louet, édité par Blandine Hénault)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
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