Pernod Ricard suspend ses nouveaux investissements en Inde
par Aditya Kalra
NEW DELHI (Reuters) – Pernod Ricard a suspendu ses nouveaux investissements en Inde en raison de différends fiscaux de longue date avec les autorités du pays sur l’évaluation des importations d’alcool, selon deux sources proches du dossier et des lettres de la société consultées par Reuters.
Le deuxième groupe mondial de spiritueux a déclaré que ses contentieux juridiques se sont progressivement aggravés depuis leur début, il y a près de 30 ans, rendant difficile la gestion de ses affaires dans le pays et laissant entrevoir la possibilité de conséquences sur les finances de la société.
Le fabricant du whisky Chivas Regal et de la vodka Absolut fait pression sur les autorités indiennes, notamment sur le bureau du Premier ministre Narendra Modi, pour résoudre le problème.
« Ce litige interminable a pesé lourdement sur notre facilité à exercer nos activités et a empêché notre groupe, dont le siège est à Paris, de réaliser de nouveaux investissements pour développer ses activités en Inde », a écrit Pernod Ricard dans une lettre adressée le 24 novembre au bureau de Narendra Modi.
« Ces litiges, qui sont apparus en 1994 à l’occasion de l’évaluation des importations par les autorités douanières, se sont aggravés d’année en année et se poursuivent toujours ».
La position de Pernod Ricard jette une ombre sur la croissance du groupe dans une région qui, selon lui, fait partie de ses « marchés stratégiques clés ». Il estime que l’Inde et la Chine, les deux nations les plus peuplées du monde, seront les principaux moteurs de la croissance de l’industrie des boissons alcoolisées au cours de la prochaine décennie.
Le marché indien de l’alcool, estimé à 20 milliards de dollars, pourrait croître de 7% par an sur la période 2021-25, avec le whisky et les spiritueux parmi les favoris, selon IWSR Drinks Market Analysis. En volume, Pernod représente 17% de ce marché, contre 29% pour son concurrent Diageo.
Pernod Ricard a évoqué dans ses lettres un désaccord avec les fonctionnaires sur l’évaluation de ses bouteilles de liqueur importées et de la matière première ainsi que sur le paiement des taxes sur celles-ci.
Dans un document joint à la lettre adressée à Narendra Modi et adressé à l’Office central indien des impôts indirects et des douanes (CBIC) le 27 mai, Pernod Ricard déclare que le manque de certitude dans l’évaluation des importations affectait ses activités actuelles et avait un « impact sévère » sur ses projets d’expansion.
Ni le CBIC ni le bureau du Premier ministre indien n’ont répondu aux demandes de commentaires sur ces lettres, qui n’ont pas été publiées auparavant.
Pernod Ricard a par ailleurs déclaré à Reuters dans un communiqué être en « dialogue permanent » avec les autorités indiennes afin de trouver « une solution rapide à cette affaire de longue date ».
Le groupe recueille toutes les informations pertinentes pour faciliter la réévaluation correcte par les autorités et vise à préserver les droits de Pernod Ricard tout en « évitant toute perturbation de l’activité », ajoute le communiqué.
(Reportage Aditya Kalra à New Delhi; version française Dagmarah Mackos, édité par Kate Entringer)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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