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Pourquoi Halloween hérisse le poil des chrétiens

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Si la mascarade annuelle du 31 octobre ne leur fait pas vraiment peur, de nombreux chrétiens s’en offusquent de plus en plus ouvertement. Et pour cause: chez les catholiques, protestants et évangéliques, il semble que de se rire de la mort et des esprits malins ne soit peut-être pas la façon la plus digne d’aborder le rapport à l’au-delà pour les jeunes générations.

«Satanique», «païenne», «blasphématoire»… Internet regorge de qualificatifs assassins lorsque les chrétiens prennent leur clavier pour parler de Halloween. «Mettre l’horreur à l’honneur», surtout pour les évangéliques, c’est prendre le risque d’habituer les enfants à l’horreur et à la laideur, dans un monde où la peur et la violence sont de plus en plus présentes. «En tant que chrétien, on n’a pas besoin d’Halloween. Nous avons assez d’autres belles occasions de faire la fête pour des événements basés sur notre calendrier officiel, comme la Résurrection du Christ», déclare d’ailleurs Stéphane Klopftenstein, directeur adjoint du Réseau évangélique suisse.
Si sa désapprobation de la fête infernale et sucrée de ce samedi soir n’est pas véhémente, elle est tout de même largement partagée chez les chrétiens de toutes obédiences. Si certains s’en offusquent carrément, d’autres préfèrent se rire de cette célébration qui voudrait ridiculiser la mort. «Je n’ai rien contre le fait que les enfants aillent demander des bonbons», s’amuse Françoise Pastoris, pasteur de la paroisse de Gland. «Les décorations me sont même assez sympathiques. C’est dans le fond de cette fête, malheureusement, que réside quelque chose d’un peu tordu.»

Païens!

«Malgré ses origines, cette fête a désormais tout du kitsch américain, comme une espèce de carnaval macabre qui ne fait peur à personne, même s’il vise à effrayer les mauvais esprits», explique l’abbé François-Xavier Amherdt, professeur de théologie à l’Université de Fribourg.
Mais quelles sont donc les fameuses origines de Halloween? Avant d’être une fête commerciale, surtout importée par le cinéma américain à la fin du XXe siècle, elle est avant tout la récupération d’une fête païenne, la fête de Samain, une sorte de Nouvel An des Celtes où l’on tente de chasser les esprits malins en les effrayant.
La Toussaint et le Jour des morts, occasions pour les catholiques de se souvenir des défunts et de fêter «tous les saints», vont «christianiser cette fête païenne, comme le christianisme s’est approprié d’autres le fêtes juives, grecques, romaines, etc.», précise le théologien Olivier Bauer. Une fête morbide, malgré tout? « La Toussaint, célébrée le 1er novembre, est en réalité une grande fête de joie. Si l’’Église catholique y célèbre tous les saints, c’est donc qu’il s’agit de la fête de tous les amis de Dieu, les vivants et les défunts réunis dans Christ par la communion des saints, telle qu’elle est proclamée dans le Credo commun aux différentes passions chrétiennes», rétablit l’abbé François-Xavier Amherdt.

Pas de fond théologique

«Le protestantisme réformé a surtout critiqué la Toussaint», explique Olivier Bauer. «Cette idée d’honorer les morts, de leur consacrer des messes allait contre l’idée protestante de dire qu’une fois que l’on est mort, on est mort, ce qui pouvait être joué est joué.» Mais y a-t-il donc réellement un contenu théologique à débusquer dans le Halloween des citrouilles, du maquillage et du sang au ketchup? Et faut-il vraiment s’en offusquer, du coup? Pour Olivier Bauer, cette enfantine fête d’horreur n’a «pas d’investissement religieux ou théologique – ou alors, positivement, de narguer la mort, de lui monter qu’elle n’a pas le dernier mot.»
«C’est la symbolique qui est gênante. Jouer avec le monde des esprits et des ténèbres, même sans réelle volonté occulte, cela est malsain», dénonce Françoise Pastoris, en soulignant également l’ombrage dommageable que Halloween fait depuis de nombreuses années à la Fête de la Réformation, Luther ayant placardé ses thèses à la porte de l’Église du château de Wittenberg un 31 octobre 1517.

Parler de la mort aux enfants

Bien que ludique, cette tentative d’exorciser la mort, ou en tout cas d’en aborder la question avec les enfants, a l’effet inverse selon Stéphane Klopfenstein: «Certes, il faut leur parler de la mort, mais pas en la singeant. Il vaudrait mieux la respecter, d’autant que ces personnages infernaux qui font les déguisements d’Halloween ne donnent pas l’image d’un au-delà positif, glorieux et paisible comme celui auquel nous, chrétiens, croyons.»
Pour l’abbé François-Xavier Amherdt, notre société «complètement sécularisée» s’égare dans ces représentations monstrueuses dont on ne devrait finalement pas rire. «Sorcières, fantômes, revenants, morts-vivants… c’est tout ce que la foi chrétienne « exorcise » pour éveiller l’être humain à sa liberté foncière et à sa dignité, comme personne créée à l’image de Dieu.»

Halloween au service de l’Évangile?

Si certains chrétiens se scandalisent devant Halloween, d’autres ont choisi de s’en servir… À l’instar du Vaudois Timothée Gerber, engagé dans Les Fabricants de Joie, mouvement de rassemblement interconfessionnel, qui a créé l’année passée un jeu vidéo pour les enfants intitulé «Halloween, dis adieu à la mort». «Jésus était venu pour que la mort n’ait plus de pouvoir sur nous et Halloween ne fait que de parler de la mort », formule-t-il tout de go. «Mon envie n’était pas de produire une critique de Halloween. Au contraire, j’ai choisi cette fête à laquelle tout le monde participe, chrétiens et non chrétiens, afin d’évangéliser et de mettre ceux qui le voudraient, sans obligation, sur le chemin de Dieu.»
Pour le jeune homme, son jeu, à télécharger gratuitement Internet, est un outil qui veut tenter de recréer du lien entre la spiritualité et les gens, l’Église ayant selon lui perdu de son attraction auprès des jeunes et moins jeunes générations. «À un certain moment du jeu survient ce message d’espérance. Il en va de la responsabilité de chacun de le rejeter, d’en prendre une partie ou de l’embrasser complètement.» Un algorithme analyse ainsi les réponses du joueur, et, en fonction de ses réponses, le jeu de Timothée Gerber est capable de comprendre tout seul s’il y a chez l’utilisateur une soif de connaître Jésus. Si c’est le cas un menu spécial apparaît qui donne des pistes pour apprendre à connaître la Bible, apprendre à prier et lire des témoignages pour savoir comment Dieu a agi dans la vie de certains convertis. «Mais ceux qui ne veulent que du fun ne seront pas dérangés par tout cela. Le jeu le saura.»

halloween-game.com

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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