L’Europe dans le vert, les craintes sur le secteur technologique s’apaisent
PARIS, 16 octobre (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont orientées dans le vert vendredi avec la stabilisation des rendements obligataires, ainsi que le reflux des cours pétroliers et de l’or après le choc provoqué par le spécialiste de l’intelligence artificielle (IA) CoreWeave.
À Paris, le CAC 40 grappille 0,11% à 7.943,78 points vers 07h05 GMT. À Londres, le FTSE 100 avance de 1,08% et à Francfort, le Dax prend 0,40%.
L’indice EuroStoxx 50 progresse de 0,44%, le FTSEurofirst 300 de 0,41% et le Stoxx 600 de 0,24%, l’Europe étant relativement à l’abri des mouvements sur la technologie, au regard de la taille réduite de ce secteur dans le principal indice paneuropéen.
Sur l’ensemble de la semaine, le CAC 40 gagne à ce stade 1,76% et le Stoxx 600 1,61%.
Les contrats à terme à Wall Street préfigurent une hausse de 0,19% pour le Dow Jones, de 0,13% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,07% pour le Nasdaq au lendemain d’une séance volatile qui s’est achevée dans le vert.
Le retour de l’accalmie sur les marchés financiers pourrait toutefois être de courte durée, le rebond des places boursiers asiatiques ayant coïncidé avec l’approche du week-end, probablement sous l’impulsion des investisseurs à la recherche d’achats à bon compte après la baisse brutale de jeudi.
L’opérateur de centres de données CoreWeave, déficitaire, doit près de 50 milliards de dollars selon les données de LSEG, ce qui a alimenté les craintes concernant l’accumulation de dettes finançant le boom de l’IA.
Jensen Huang, le directeur général de Nvidia, deuxième actionnaire de CoreWeave avec environ 10% du capital du groupe, a cependant tenter de minimiser jeudi soir ces craintes.
« La solidité financière de CoreWeave s’améliore de jour en jour », a déclaré Jensen Huang à la presse lors d’un événement à Stockholm, ajoutant qu’il ne voyait pas la nécessité pour Nvidia de venir en aide à l’entreprise. « Je suis optimiste. Leur coût du capital est en fait en baisse », a-t-il ajouté.
Cela a suffi a atténuer les craintes autour de CoreWeave, permettant aux valeurs technologiques de rebondir mais certains spécialistes, à l’image de Kyle Rodda, estiment que « les marchés mondiaux pourraient bien connaître une période prolongée de ce type de volatilité ».
« Le marché prend conscience du fait que la demande en IA et un modèle économique rentable sont deux choses très différentes », souligne pour sa part Axel Rudolph, chef analyste technique chez IG Group.
« Si le coût du capital continue d’augmenter, même une forte demande pourrait ne pas suffire à protéger les acteurs les plus endettés », a-t-il mis en garde.
LES ENTREPRISES ET LES INDICATEURS AU CENTRE DE L’ATTENTION
Outre l’IA, les investisseurs continuent d’analyser les résultats d’entreprises après la publication en début de semaine des comptes des grands groupes financiers américains.
Côté indicateurs économiques, l’inflation en zone euro et la production industrielle américaine sont à l’agenda, alors que les investisseurs cherchent des signes sur la trajectoire des taux des grandes banques centrales.
Fidèle à son habitude, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Kevin Warsh, s’est montré très discret vendredi sur le sujet à Bangkok, dans le cadre des réunions du FMI et de la Banque mondiale, répétant qu’il ne préjugeait pas de l’issue des réunions de politique monétaire.
Les marchés estiment actuellement à environ 28% la probabilité d’une hausse des taux de la Fed à la fin du mois.
Le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), Andrew Bailey, s’est lui montré un peu plus direct, affirmant que la flambée des prix de l’énergie due à la guerre en Iran n’avait jusqu’à présent eu qu’un impact limité sur l’inflation générale en Grande-Bretagne, mais qu’il était prématuré pour tirer des conclusions définitives.
Aux valeurs, Schneider Electric monte de 1,20% à la faveur du relèvement pour la deuxième fois depuis le début de l’année de ses objectifs de résultat d’exploitation et de chiffre d’affaires 2026.
Kering abandonne 0,71% alors que le groupe de luxe a annoncé jeudi le départ de Seán McGirr de son poste de directeur de la création chez Alexander McQueen.
Groupe ADP cède 0,55%, l’opérateur aéroportuaire ayant annoncé s’attendre à ce que son trafic passagers 2026 à Paris soit en légère décroissance sur un an.
Ailleurs en Europe, Unicredit avance de près de 1% après avoir obtenu l’autorisation de la Banque centrale européenne (BCE) pour prendre le contrôle de Commerzbank (+1,01%).
UBS gagne 0,53% alors que des sources ont rapporté que la banque helvétique étudiait actuellement différents scénarios, notamment le transfert de son siège social ou une fusion avec une autre banque, en cas de mise en oeuvre en Suisse de nouvelles règles bancaires plus strictes.
(Rédigé par Claude Chendjou, avec la contribution de Kevin Buckland, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

