Elargis l’espace de ta tente ; Qu’on déploie les couvertures de ta demeure : Ne retiens pas ! Allonge tes cordages, et affermis tes pieux ! Esaïe 54:2
Dieu ordonna à Israël, malgré sa stérilité, de se préparer pour le jour où ses habitants seraient nombreux et auraient besoin de plus d’espace pour pouvoir tous habiter en son sein (Ésaïe 26:15 ; 49:19-20). Le royaume à venir du Messie sera mondial, bien plus étendu que l’ancien royaume de David et de Salomon.
"Elargis l'espace de ta tente ; Qu'on déploie les couvertures de ta demeure : Ne retiens pas ! Allonge tes cordages, Et affermis tes pieux ! Car tu te répandras à droite et à gauche ; Ta postérité envahira des nations, Et peuplera des villes désertes." (Esaïe 54:2-3)
Un lecteur contemporain, peu familier de l’enseignement biblique mais pétri de notre notion des « droits de l’homme », pourrait faire une lecture catastrophique de l’histoire d’Israël. Chassés d’Egypte comme des malpropres, les Israélites partent à la recherche d’un nouvel habitat, s’en prennent à des Cananéens politiquement divisés, s’emparent de leur territoire les armes à la main sous Josué et massacrent tous ceux qui leur résistent. Ils s’attaquent à leurs voisins dès qu’ils se sentent assez forts pour venger les revers subis à l’époque des Juges et fondent, sous David, un modeste «empire» qui s’enrichit, sous Salomon, au prix d’une exploitation systématique de ses minorités. Les tensions et dissensions internes qu’engendre cette politique finissent par briser cette expansion et inaugurent un long déclin, auquel un prophète nationaliste veut maintenant mettre fin en prédisant une nouvelle ère de conquêtes, comparable à celle de David.
Cette lecture anachronique ignore totalement plusieurs valeurs chères à ce peuple, telle que sa vision de sa place et de ses responsabilités dans le concert des nations. Il proclamait la mission dont le Créateur l’avait investie d’être «une lumière pour les nations» pour indiquer le chemin qui permettait de retrouver le Dieu auquel l’humanité avait tourné le dos. Puisqu’il n’avait pas été à la hauteur de la tâche, Esaïe vient de présenter le «Serviteur» que Dieu avait désigné pour pallier sa faillite spirituelle et pour assumer lui-même ce rôle.
Cette proclamation trouvant son apogée au centre même des chapitres 40-66, toute la suite est à lire à la lumière de cette révélation essentielle ; ainsi s’affirment la primauté des valeurs spirituelles et du don de soi. Le prophète va plus loin : l’auteur passe en revue les grandes étapes du passé. On découvre, entre autres choses, Noé et le déluge (Esaïe 54:9), Abraham et Sara (avec le souci d’une descendance et la mention des «tentes», verset 2), le séjour en Egypte (lors de «la jeunesse», verset 4) et le règne de David (Esaïe 55:3).
Vue dans cette perspective, la prophétie prend tout son sens. Grâce à l’œuvre du Serviteur, nombreux seront ceux qui, à l’instar du patriarche, «croiront en l’Eternel» et dont la foi sera «comptée comme justice» (Genèse 15:6 ; voir Romains 4:1-3). Les Israélites vont retourner dans le pays de la promesse, provisoirement vide, mais c’est en vue de la réalisation d’une œuvre expiatoire dont vont profiter tellement d’hommes qu’il ne suffira pas à les contenir tous.
La famille de Dieu ne pourra plus se limiter à des frontières nationales puisqu’elle a pour vocation de s’étendre jusqu’aux extrémités du monde (voir Matthieu 28:19). Esaïe peut donc se représenter Sara, la femme stérile, comme une mère tellement comblée qu’elle n’a pas assez de bras pour tenir toute sa progéniture.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

