Fuyez l’impudicité. Quelque autre péché qu’un homme commette, ce péché est hors du corps ; mais celui qui se livre à l’impudicité pèche contre son propre corps. 1 Corinthiens 6,18
Fuyez l’impudicité. Quelque autre péché qu’un homme commette, ce péché est hors du corps ; mais celui qui se livre à l’impudicité pèche contre son propre corps. 1 Corinthiens 6,18 Commentaires de la Bible Annotée interlinéaire.
Le premier sens de ce verset, prise en un sens absolu, ne serait pas exacte ; il y a d’autres péchés auxquels le corps participe, l’intempérance dans le manger et le boire, par exemple, et même la colère ; mais aucun ne le souille autant que l’impudicité, et la seconde partie du verset, expliquée par ce qui précède, (versets 16, 17) donne la mesure de la première.
Puis, verset 19 indique, à l’extrême opposé, le lien vivant de la communion du chrétien avec Dieu. Ainsi la pensée de l’apôtre monte, grandit, se généralise jusqu’au verset 20, qui touche à l’éternelle destination du racheté de Christ.
Le corps fait partie intégrante de l’être humain.
Si le Saint-Esprit est en l’homme, son corps lui sert de temple ; il participe à cette gloire aussi bien que son âme ; il doit devenir l’instrument sanctifié de la volonté de Dieu, et glorifier Dieu.
Déjà, par la création, cette destination était assignée à l’homme ; Dieu était son légitime possesseur ; combien plus après que Dieu l’a racheté de la domination du péché, et cela à un précieux prix, le sang de Christ ! (1 Pierre 1.19 ; Matthieu 20.28)
Quels motifs l’apôtre produit ainsi contre le péché ! Quelle morale ! De ces sublimes hauteurs, il peut jeter un regard triomphant sur les souillures qu’il a combattues.
« C’est ainsi que se manifeste d’une manière éclatante la précieuse influence du réalisme biblique. Un faux spiritualisme enseigne à mépriser le corps, à faire peu de cas de ses souillures ; l’Évangile honore le corps comme l’instrument éternel de l’âme, destiné à être glorifié avec elle par le Saint-Esprit. »— Olshausen
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