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Foi et politique en Suisse

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Face à l’insécurité financière, le Synode des Eglises réformées Berne-Jura-Soleure a adopté des mesures d’économie durable lors de sa session virtuelle d’hiver du 17 novembre.
Trois millions de francs, c’est le montant que les Églises réformées Berne-Jura-Soleure devront économiser en quatre ans. Le nouveau plan financier 2022-2025 du Conseil synodal (exécutif) a été adopté à une large majorité par le Synode (organe délibérant) lors de sa session virtuelle d’hiver, le 17 novembre dernier.

«Il y a une nécessité urgente d’agir», lâche Roland Stach, conseiller synodal des Églises réformées Berne-Jura-Soleure chargé des finances. Et pour cause, il ne sera pas possible d’atteindre un budget équilibré pour la prochaine période financière 2022-2025. Les années à venir sont placées sous le signe de l’insécurité. Il faut s’attendre à une baisse des recettes fiscales liées aux effets de la pandémie, mais aussi à une baisse du nombre de membres. Sans compter les charges salariales pour le corps pastoral et le montant encore inconnu de la nouvelle subvention cantonale dès 2026, deux facteurs attachés à la nouvelle loi sur les Églises bernoises entrée en vigueur en janvier dernier.

Pas question, donc, d’opter pour l’immobilisme. «Si nous ne faisons rien, l’excédent de bilan sera proche de zéro, voire en déficit», explique Roland Stach. En validant le plan d’économies durables voulu par l’exécutif, le Synode freine donc l’érosion de ses réserves. L’exécutif, qui a déjà lancé la machine, doit encore décidé de plusieurs coupes.

Les salaires au frais

Dans la foulée, les délégués ont accepté le budget 2021 avec des coupes supplémentaires. En effet, alors que le Conseil synodal proposait déjà des réductions de quelque 750’000 fr., la commission des finances est allée encore plus loin. Elle a demandé que le personnel administratif et le corps pastoral dont le salaire annuel à plein temps est inférieur à 100’000 fr. ne soit élevé que d’un échelon, et que les collaborateurs au-dessus de ce seuil ne se voient accordé aucune augmentation. Là encore, le Synode a donné son feu vert. Le budget 2021 déficitaire de 2,25 millions des francs est donc allégé d’environ 1,25 million de francs.

Élections en demi-teinte

La session d’hiver a aussi été l’occasion pour les délégués de renouveler le bureau du synode. Christian Cappis troque le siège de vice-président qu’il occupe depuis 2018 pour celui de président du Synode. C’est la jeune pasteure Sophie Kauz qui prend la vice-présidence. Quant à Jean-Marc Schmid, président sortant, il est élu au poste de secrétaire francophone du Synode.

Mais l’exécutif, lui, reste incomplet. Les délégués devaient élire un nouveau membre pour remplacer Judith Pörksen Roder qui a repris la présidence du Conseil synodal en octobre dernier. Une majorité de délégués se sont ralliés à la motion d’ordre de la fraction libérale demandant le report de l’élection à l’été prochain. Les motionnaires regrettent la candidature unique de la fraction Groupe synode ouvert (GSO). Avec un report, ils souhaitent donner plus de temps au GSO pour proposer des candidatures aux profils variés. Ce sont donc deux membres de l’exécutif qu’il faudra élire cet été, la conseillère Claudia Hubacher approchant de la retraite a annoncé son départ pour la fin du mois d’août.

Le point romand

Le Synode a pris acte de la décision de l’association du centre de Sornetan de vendre le centre et de cesser son exploitation au 1er janvier 2021, balayant ainsi le débat prévu sur l’avenir du lieu.

Les délégués ont également accepté une modification du règlement ecclésiastique concernant les stages des ministres de langue française. Désormais, les diacres francophones y sont intégrés et la composition de la commission des stages s’en voit de fait également toilettée. Une forme de reconnaissance pour le statut particulier du diacre romand.

Foi et politique

Face aux réactions de plusieurs paroissiens suscitées par la prise de position publique du Conseil synodal en faveur de l’initiative pour des multinationales responsables, la présidente de Conseil synodal a pris la parole, au moment des questions: «Le Conseil synodal, en tant qu’acteur ecclésiastique a décidé de soutenir l’initiative sur les multinationales responsables. Il revient à l’Église de combattre les injustices et de s’engager pour la paix, la vie, la préservation de la Création et le respect des droits humains et d’en témoigner publiquement.»

À quelques jours du scrutin, Judith Pörksen Roder a tenu à préciser que «nous ne faisons pas de politique de parti. Notre position est notamment fondée sur la Bible. En tant qu’Église multitudiniste, nous respectons la diversité des opinions. Mais nous soutenons les objectifs de l’initiative qui sont le respect des droits humains et la préservation de l’environnement.» La présidente de l’exécutif a informé l’assemblée qu’un recours avait été déposé à leur encontre à ce sujet auprès des autorités cantonales, qui n’avaient pas donné suite. Les recourants ont à présent la possibilité de s’adresser au Tribunal fédéral «et nous nous y préparons». Et d’ajouter: «Nous entendons et analyserons les conséquences de la polarisation provoquée par notre prise de position publique sur cet objet et plus généralement sur l’engagement politique des Églises. Mais les provocations et autres procès d’intention suggérant que nous ne sommes pas de vrais chrétiens n’a pas sa place ici.»

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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