Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix?
La nécessité d’une discipline personnelle stricte est illustrée par la manière dont s’entraînent les athlètes, spectacle familier à tout Grec. Les Jeux Isthmiques, occupant la seconde place après les Jeux Olympiques, se tenaient tous les trois ans à Corinthe et attiraient des foules immenses. Gagner rendait immortel dans l’esprit du public grec.
Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter. 1 Corinthiens 9. 24
Les candidats aux jeux olympiques devaient prêter serment par Zeus de suivre pendant dix mois toutes les règles de l’entraînement. A Corinthe même avaient lieu tous les deux ans des jeux athlétiques sur l’isthme (appelés « jeux isthmiques »). C’étaient les festivités les plus célèbres de la Grèce antique (après les jeux olympiques qui n’avaient lieu que tous les quatre ans). Une couronne de pin récompensait les vainqueurs (aux jeux olympiques, c’était une couronne d’olivier sauvage, aux jeux néméens, une couronne de persil). Toutes ces récompenses se fanaient vite – alors que notre récompense est éternelle.
Quel est ce prix qu’un seul remporte ? S’agit-il du salut ?
Dans le monde antique, les jeux isthmiques, qui se tenaient à une quinzaine de kilomètres de Corinthe, venaient directement en importance après les jeux olympiques. Ils avaient lieu tous les deux ans et attiraient des athlètes et des spectateurs de tout le bassin méditerranéen. Au cours des 18 mois que Paul a passés à Corinthe, ces jeux eurent lieu au printemps de l’an 51. Il a pu se familiariser avec les conditions de la compétition et assister peut-être à certaines épreuves.
Ces images tirées des compétitions sportives devaient parler aux Corinthiens impliqués de diverses manières dans les jeux isthmiques. Ils savaient que, quelque nombreux que puissent être les coureurs, un seul d’entre eux gagnait le prix. Pour Paul, tous les chrétiens étaient engagés dans une course spirituelle. Mais il ne veut pas suggérer l’idée que, de tous les chrétiens qui courent dans cette compétition, un seul remportera le prix. Il exhorte les Corinthiens à prendre leur vie spirituelle au sérieux et à la considérer comme une compétition dans laquelle ils doivent s’astreindre eux-mêmes jusqu’à la limite de leurs possibilités.
Mais comment cette illustration s’accorde-t-elle avec le contexte de la liberté des apôtres ? Paul a montré que, pour lui, la seule chose qui compte, c’est le progrès de l’Evangile. Pour cette cause, il s’astreint lui-même avec toutes ses capacités intellectuelles, spirituelles et physiques. De la même manière, les croyants corinthiens doivent s’appliquer à faire progresser leur vie spirituelle, comme s’ils étaient engagés dans une compétition sportive et qu’ils veuillent gagner le prix.
Dans cette comparaison, l’apôtre veut montrer aux chrétiens comment ils doivent courir : comme ceux qui courent dans le stade pour remporter le prix. Il ne dit pas que c’est celui qui devancera les autres chrétiens qui remportera seul le prix ; au contraire, s’adressant à tous les croyants, il leur dit : « Courez de telle manière que vous le remportiez », c’est-à-dire ne vous laissez influencer par aucune considération qui pourrait vous empêcher d’arriver le premier au but.
Le modèle qui est devant vous, c’est le Christ. Imitez-le. C’est dans la mesure où vous aurez les yeux arrêtés sur lui, le cœur occupé de lui, que vous vous conduirez d’une manière digne de lui. Le point capital dans cette image de la course dans le stade, c’est qu’il n’y a qu’un seul prix, non pas deux (Philippiens 3.14) ; l’idée importante dans l’image suivante (verset 25), à savoir le combat (toujours dans les compétitions du stade), c’est que le combattant vit de régime en toutes choses. Celui qui, courant ainsi, combattant ainsi, parviendra au but, remportera le prix.
Le point important de ces métaphores est l’impératif du verset 24b, qui commande tout ce paragraphe. Paul presse les Corinthiens de ‘courir la vie chrétienne d’une telle manière’, dans ce cas : en exerçant une maîtrise de soi appropriée (c’est le point important des versets 25-27) afin d’obtenir la récompense eschatologique.
Il est important, dans l’exégèse d’une métaphore, de voir quelle est l’intention de l’auteur et de ne pas la presser dans une direction que celui-ci ne prend pas, ni de l’allégoriser – ce qui serait le pire de tous les maux dans ce cas. Ici, l’accent n’est pas sur le fait qu’un seul remporte le prix, comme si la vie chrétienne était une sorte de compétition. Toutes ces ‘significations’ sont étrangères à Paul dont l’intention se trouve dans la manière dont lui-même élabore l’image dans les v. 25-27, c’est-à-dire la nécessité de la maîtrise de soi afin de remporter le prix. L’impératif de 24b doit se comprendre : « Courez comme celui qui remporte le prix ! ». Les versets suivants expliquent ce qu’il faut faire pour gagner le prix et ce qu’est ce prix.
La comparaison ne joue que partiellement : l’issue, pour eux, ne doit pas être la victoire d’un seul. Seule doit être retenue l’idée de l’effort nécessaire pour vaincre.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

