L’esprit de Jézabel dans l’Eglise
Dans les milieux chrétiens, Jézabel désigne une fausse prophétesse qui encourage l’immoralité et les doctrines idolâtres sous couvert de religion. Une telle femme entraîne les membres de l’église à se livrer à des actes sexuels illicites tels que la fornication, l’adultère, la fellation, la masturbation, etc.
Jézabel dans l’Ancien Testament
Une femme méchante
Jézabel est plus méchante de toutes les femmes qui ont jamais occupé un trône. Païenne de naissance, fille d’Ethbaal, roi-prêtre de Tyr et de Sidon, et précédemment prêtre d’Astarté (1 Rois 16:31). Elle était la sœur de Badezorin, le grand-père de Pygmalion et de Didon. Toujours adoratrice de faux dieux, dont le patronage favorisait ses voluptés et ses cruautés, elle épousa sans crainte le roi Achab dans le cadre d’une alliance entre Tyr et Israël par laquelle Omri, le père d’Achab, chercha à tempérer l’hostilité de Damas à l’égard d’Israël. Elle eut la garantie qu’elle pourrait continuer à adorer son dieu, Baal, à Samarie, son nouveau lieu de résidence.
Une femme idolâtre dotée d’un caractère fort et dominant
Dotée d’un caractère masculin, Jézabel est présentée comme un personnage obstiné et énergique. Dévote fanatique de Melqart, le Baal syrien, elle luttait contre le culte de l’Eternel, le Dieu d’Israël et ne tolérait pas d’autre religion que la sienne. Elle sut rendre son mari plus idolâtre et plus sanguinaire encore. Pour plaire à sa femme, Achab éleva à Samarie un temple et un autel consacrés à Baal ainsi qu’une statue représentant l’Astarté phénicienne.
« Et comme si c’eût été pour lui peu de chose de se livrer aux péchés de Jéroboam, fils de Nebath, il prit pour femme Jézabel, fille d’Ethbaal, roi des Sidoniens, et il alla servir Baal et se prosterner devant lui. Il éleva un autel à Baal dans la maison de Baal qu’il bâtit à Samarie, et il fit une idole d’Astarté. Achab fit plus encore que tous les rois d’Israël qui avaient été avant lui, pour irriter l’Eternel, le Dieu d’Israël. » (1 Rois 16 :31-33)
Une fausse prophétesse
Jézabel est une fausse prophétesse qui avait à son service 450 prophètes de Baal et 400 prophètes de la déesse Achéra (1 Rois 18 :19). Elle réclama pour ses dieux les mêmes droits que ceux du Dieu d’Israël. Ses exigences la mirent en conflit avec le prophète Élie. Le texte grec de 1 Rois 19 :2 lui fait dire au prophète : «Si tu es Élie, je suis Jézabel!» Un duel fut organisé entre l’Eternel et Baal sur le mont Carmel: le Dieu d’Israël en sortit glorieusement vainqueur (1 Rois 18.17-40).
« A peine Achab aperçut-il Elie qu’il lui dit : Est-ce toi, qui jettes le trouble en Israël ? Elie répondit : Je ne trouble point Israël ; c’est toi, au contraire, et la maison de ton père, puisque vous avez abandonné les commandements de l’Eternel et que tu es allé après les Baals. Fais maintenant rassembler tout Israël auprès de moi, à la montagne du Carmel, et aussi les quatre cent cinquante prophètes de Baal et les quatre cents prophètes d’Astarté qui mangent à la table de Jézabel. » (1 Rois 18 :17-19)
Une femme sanguinaire
Jézabel jura l’extermination d’un culte qui ne pouvait être exterminé, et la mort d’un prophète, Élie, qui ne devait point mourir. Elle fit tuer tous les prophètes de l’Eternel qu’elle put faire arrêter (1 Rois 18 :4-13).
Ni sa défaite au Carmel ni le massacre de ses prophètes n’atténuèrent le zèle diabolique de Jézabel. Lors de l’épisode de Naboth, elle prit une initiative autoritaire et sans scrupule qui affecta tout le peuple et porta atteinte aux fondements du trône d’Achab. Il s’ensuivit une révolte prophétique et l’extermination de la dynastie d’Achab. Elle perpétra le meurtre judiciaire de Naboth pour avoir sa vigne, en agissant à la place du roi, qui ensuite excusa le crime. « Elle écrivit au nom d’Achab des lettres qu’elle scella du sceau d’Achab, et qu’elle envoya aux anciens et aux magistrats qui habitaient avec Naboth dans sa ville. » (1 Rois 21 :8).
La fin tragique de Jézabel
Élie annonça à Jézabel que les chiens dévoreraient son corps. « L’Eternel parle aussi sur Jézabel, et il dit: Les chiens mangeront Jézabel près du rempart de Jizreel. » (1 Rois 21 :23) Achab mourut, et Jézabel vit le règne de ses deux fils, Achazia (Ahazia) et Yoram (Joram); puis vint Jéhu, l’exterminateur de sa dynastie. Malgré la mort d’Achab, Jézabel garda une certaine autorité en Israël pendant dix ans.
Dieu commanda à Elie d’oindre Jéhu roi d’Israël (1 Rois 19 :16-17). Elisée, successeur d’Elie, envoya un jeune prophète à Ramoth en Galaad, pour qu’il oignît Jéhu, qui s’y trouvait avec son armée. Le jeune prophète exécuta l’ordre et chargea Jéhu de détruire la maison d’Achab. Jéhu se rendit à Jizreel, où se trouvaient le roi Yoram, fils d’Achab, et Ahazia, roi de Juda. Il frappa à mort Yoram dans le champ même qu’Achab avait extorqué à Naboth, grâce à un assassinat légalisé ; Ahazia, fils de la fille d’Achab, fut aussi tué là.
Lorsque Yoram fut tué par Jéhu, Jézabel se vêtit de ses atours royaux (2 Rois 9 :30) pour attendre l’arrivée de l’usurpateur. Elle mit du fard à ses yeux, se para la tête, et regarda par la fenêtre du palais, peut-être pour voir Jéhu, peut-être pour le braver, le séduire ou le menacer; mais Jéhu parla, et elle fut précipitée dans la rue, où les chiens la dévorèrent et la firent disparaître en peu d’heures (1 Rois 16 :31; 18 :4; 19. :; 21 :5; 2 Rois 3 :2; 9 :7). Tel fut le jugement de Dieu contre cette femme, à cause de ces forfaits et d’autres violations de la loi morale. La prophétie s’accomplit.
Jézabel dans le Nouveau Testament
« Ecris à l’ange de l’Eglise de Thyatire: Voici ce que dit le Fils de Dieu, celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l’airain ardent: Je connais tes oeuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance, et tes dernières oeuvres plus nombreuses que les premières. Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu’ils se livrent à l’impudicité et qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. Je lui ai donné du temps, afin qu’elle se repentît, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité. Voici, je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu’ils ne se repentent de leurs oeuvres. Je ferai mourir de mort ses enfants; et toutes les Eglises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les coeurs, et je vous rendrai à chacun selon vos oeuvres. (Apocalypse 2 :18-23)
Dans la lettre à l’Église de Thyatire, Jézabel symbolise une femme influente, soi-disant prophétesse, qui, sous prétexte des valeurs de liberté introduites par la foi chrétienne, entraîne des membres de l’église à se livrer à la débauche sexuelle et à l’idolâtrie. Le nom qui lui est donné n’est probablement qu’une épithète, un souvenir de l’ancienne Jézabel, qu’elle rappelait par sa scandaleuse conduite. Les chrétiens qui la supportaient étaient aussi coupables que l’avait été Achab devant les agissements de Jézabel.
Jézabel est une femme influente
Lors du schisme entre Juda et Israël, les relations commerciales entre Tyr et Jérusalem, qui dataient du temps de Salomon et de Hiram, furent coupées. Le royaume d’Israël hérita de l’alliance lucrative avec les Phéniciens. Le mariage du roi Achab avec Jézabel, la fille du roi de Sidon, scellait cette alliance politique et commerciale. Comme le dit Ezéchiel, l’huile et le blé d’Israël partaient à Tyr et Sidon, qui les payait avec les richesses des pays lointains. Le royaume d’Israël devint prospère. Mais, avec les produits phéniciens, vinrent aussi les divinités phéniciennes : Baal, et ses 450 prêtres, et Astarté, avec ses prêtresses courtisanes. Attaquer le culte de Baal, comme Elie le faisait, c’était couper les racines de la prospérité économique.
Dans le Nouveau Testament, le nom de Jézabel est donné à une femme dont l’influence corruptrice a incité des croyants à participer aux pratiques idolâtres et immorales. Une femme instruite, riche et belle est généralement appréciée des responsables d’églises. Si une telle femme venait à être animée de l’esprit de Jézabel, elle pourrait commettre l’adultère avec un ou plusieurs responsables de l’assemblée et les influencer sur leur positionnement doctrinal.
Jézabel est une femme idolâtre
Une idole est ce qui requiert l’attachement qui ne devrait revenir qu’à Dieu (Esaïe 42 :8). Jézabel a favorisé le culte des idoles en Palestine.
L’idolâtrie vise à altérer la conception spirituelle de Dieu et du culte, signe de la vraie foi. L’Ancien Testament nous présente la situation du peuple d’Israël, doté d’un culte pur et d’une théologie spirituelle, combattant constamment, par l’intermédiaire de chefs spirituels suscités par Dieu, contre toutes sortes de séductions religieuses qui, malgré tout, exercent une forte influence sur l’ensemble du peuple.
Le nouveau Testament reconnaît que le danger de l’idolâtrie existe même lorsqu’on ne fabrique pas d’idole matérielle : le lien qui unit l’idolâtrie au péché sexuel en Galates 5 :19-20 doit être associé à l’affirmation selon laquelle la convoitise est une idolâtrie (1 Corinthiens 5 :11; Ephésiens 5 :5; Colossiens 3 :5). En effet, Paul inclut certainement dans la convoitise la convoitise sexuelle (voir Ephésiens 4 :19; 5 :3; 1 Thessaloniciens 4 :6; 1 Corinthiens 10 :7, 14). Après avoir insisté sur le caractère définitif et parfait de la révélation en Christ, Jean affirme que toute déviation serait une idolâtrie (1 Jean 5 :19-1).
Une femme influente animée de l’esprit de Jézabel pourrait encourager les membres de l’église à idolâtrer le pasteur qui approuve sa conduite immorale et qui, en général, a commis l’adultère avec elle. Une telle femme aura tendance à s’opposer à ceux qui prêchent la repentance et enseignent la saine doctrine.
Jézabel est une fausse prophétesse à tendance libertine
La fausse prophétesse libertine de l’Eglise de Thyatire entraînait les membres de l’assemblée à se livrer à l’impureté et à manger des viandes sacrifiées aux idoles. En plus de cela, elle corrompait l’enseignement et la vie normale de l’église, cherchant à unir l’Evangile aux cérémonies imitées du paganisme.
Le texte de 2 Rois 9 :30 laisse apparaître certains traits du caractère de Jézabel. Elle ne prêchait pas elle-même, mais elle a introduit des centaines de prophètes de la divinité païenne de la fécondité dans le pays d’Israël (1 Rois 18 :19), elle a exterminé les prophètes de l’Eternel (1 Rois 18 :4, 13) et intimidait même Elie, prophète de l’Eternel. Elle est ainsi devenue un modèle de la prophétie mensongère.
Le texte de 1 Rois 21 :25 mentionne son comportement séducteur et le verset 26 établit un rapprochement avec le temps de Balaam. Ici aussi, elle séduit « mes serviteurs » (comme le dit littéralement 2 Rois 9 :7 ; 17 :13).
Une femme ayant l’esprit de Jézabel va influencer la vie de l’église par sa vie libertine qui fera beaucoup de victimes parmi les responsables et par des révélations (paroles de connaissance, paroles de sagesse, prophétie) mensongères. Elle va s’entourer de sympathisants ayant des révélations qui confirment celle de la fausse prophétesse.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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