Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Romains 8:37
La Parole affirme que ni pouvoirs, ni puissances, ne pourront nous séparer de l’amour de Dieu. Au contraire, dans toutes ces choses, c’est-à-dire en dépit de toutes ces formes d’adversité, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés (Romains 8. 37 à 39).
Le chapitre 8 de l’épître aux Romains nous montre dans quelle liberté et quelle joie l’âme affranchie se trouve maintenant. Elle avait la vie, mais il lui manquait la force (chapitre 7), et cette force, cette puissance, lui est communiquée par le Saint Esprit.
Le Saint-Esprit demeure dans ce vase humain qu’est le cœur du croyant, mais il est nécessaire que ce vase soit dans un état convenable et, premièrement, vidé de lui-même pour pouvoir être rempli : on ne peut rien mettre dans un récipient déjà plein.
Avec l’Esprit viennent aussi l’intelligence et l’amour.
Dans ce chapitre 8, nous trouvons donc le croyant qui a appris à mettre de côté toutes les prétentions de l’homme et dont l’esprit est maintenant ouvert : le Christ s’est substitué au « moi » ; il est « dans le Christ Jésus » (Romains 8. 1), uni à Lui. Sa foi s’empare de ce fait et l’expérience suit. Son intelligence va s’ouvrir à un ensemble de vérités d’une portée extraordinaire :
1. Il va découvrir non seulement ce que Dieu a fait pour lui mais ce qu’il a fait de lui : son propre enfant, ayant la faculté d’employer ce mot si rempli de douceur, « Abba », que le Seigneur lui-même a prononcé à Gethsémané (Marc 14. 36). Et, comme conséquence, il a un héritage commun avec le Premier-né et avec tous les enfants : il est « héritier de Dieu, cohéritier de Christ ».
Le propos de Dieu, c’est de nous rendre conformes à l’image de son Fils, expression qui est comme la clé de ce chapitre. En attendant de lui être rendus semblables par la transformation de « notre corps misérable en la conformité de son corps glorieux » (Philippiens 3. 21), une conformité morale doit se produire en nous. L’obéissance, la patience, la sagesse, le dévouement, l’humilité… toutes ces beautés morales du Premier-né sont infiniment précieuses au cœur du Père et il désire les voir reproduites dans ses enfants, dans tous les membres de sa famille.
2. Dieu veut aussi nous faire réaliser où nous nous trouvons : au milieu d’une création qui soupire, qui souffre. Et nous ne pouvons pas y être indifférents. Un croyant ne peut que souffrir en constatant l’outrage que le péché constitue aux yeux de Dieu, l’indifférence des hommes à l’offre de la grâce, le spectacle de cette pauvre humanité qui se précipite tête baissée vers le jugement. Jé- sus, en traversant ce même monde, mais avec une parfaite sensibilité, a ressenti plus que personne l’insulte faite à Dieu par le péché et toutes les misères qui en résultaient pour la créature elle-même (voir Marc 7. 34 ; 8. 12). La tentation même est, pour l’enfant de Dieu, un sujet de souffrance. Il n’est plus dans la chair (v. 9) mais il a toujours la chair en lui, caractérisée dans les versets 6 et 7.
Les soupirs du chapitre 8. 23 ne doivent pas être confondus avec des murmures qui, eux, expriment un état d’insatisfaction, l’envie de ce que Dieu ne nous a pas donné. Ce ne sont pas non plus les soupirs de découragement du chapitre 7, mais bien les soupirs d’une âme qui ressent profondément l’état moral de ce monde, et les servitudes de sa condition présente.
3. Mais nous apprenons aussi avec quelles ressources nous sommes laissés dans un tel monde : essentiellement la présence du Saint Esprit en nous, intercesseur sur la terre (v. 26) et la présence du Seigneur en haut, notre intercesseur dans le ciel (v. 34).
4. Nous sommes également rendus capables de discerner, par la foi, la main de Dieu derrière les causes immédiates en interprétant toutes les circonstances de notre vie à la lumière du précieux verset 28. Le travail de Dieu, sujet de notre épître, ne consiste pas seulement en grandes choses accomplies en notre faveur : justification, rédemption, réconciliation, affranchissement… Utilisées par lui, toutes choses, y compris les plus petites, les moins agréables, sont les outils dont Dieu se sert pour le bien de ceux qui l’aiment, bien qui consiste à les rendre conformes au Premier-né. Dieu s’intéresse à tous les détails de notre vie, qui est tout entière sous son contrôle. N’oublions pas qu’un outil ordinaire ne travaille pas tout seul, une main le dirige. Sachons alors toujours reconnaître celle de Dieu derrière l’événement qui peut-être nous fait mal. Et remarquons que le verbe travailler (conforme à l’original : sunergei) est particulièrement à sa place dans cette épître qui nous décrit l’œuvre de Dieu.
5. Nous apprenons aussi pourquoi nous sommes sur la terre. Certes il y a les leçons des chapitres 5, 6 et 7, mais ce sont surtout des leçons négatives, et nous ne sommes pas laissés sur la terre uniquement pour apprendre celles-ci. Il y a, heureusement, un précieux côté positif de la connaissance que nous donne le Saint Esprit : c’est connaître l’amour de Dieu et l’amour du Christ, autrement dit le cœur qui conduit la main (v. 35, 39). Le Seigneur n’a jamais promis au croyant de lui donner après sa conversion une vie plus facile qu’avant. Ce qui change, avec la vie divine, c’est la manière de traverser les circonstances, et chacune de celles-ci est, pour Dieu, un moyen de nous apprendre à connaître d’une manière nouvelle l’amour du Seigneur. Nous avons, entre autres, le mot « tribulations » que nous retrouvons souvent dans la Bible (2 Corinthiens 4. 17) : il vient du latin « tribulum » – le fléau à battre le blé – suggérant les coups douloureux qui nous dépouillent mais qui sont nécessaires pour que nous portions du fruit. Chacune de nos épreuves est une occasion de connaître l’amour du Seigneur sous un côté dont nous n’aurions pas pu faire l’expérience autrement. Car cet amour se manifeste et accompagne toutes les formes d’épreuves auxquelles nous sommes confrontés.
Dans « toutes ces circonstances », il peut donc y avoir une victoire remportée : « Nous sommes plus que vainqueurs » (v. 37) parce qu’il en résulte une expérience, un fruit produit pour la gloire de Dieu. L’épreuve n’a pas été seulement subie avec résignation, mais traversée en faisant une expérience nouvelle de la grâce.
Et ce chapitre 8 qui commençait par « plus de condamnation » se termine par « plus de séparation ».
Seigneur, toi qui pour nous t’offris en sacrifice, Remplis-nous de ferveur pour mettre à ton service Nos jours, nos biens, nos corps, nos cœurs. Donne-nous de marcher, malgré notre faiblesse, Sous ton œil tutélaire et que par toi, sans cesse, Nous soyons tous plus que vainqueurs. C.F. Recordon
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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

