La crémation est-elle compatible avec la foi chrétienne ?
Qu’est-ce que la crémation ? La pratique de la crémation, de plus en plus fréquente, est-elle compatible avec la foi chrétienne en la résurrection ?
Qu’est-ce que la crémation ?
Sous ce vocable (dérivé de cremare, « brûler ») on désigne l’usage de brûler les morts au lieu de les inhumer. Le terme évoque l’image du four brûlant (« crématoire »), où l’on jette le cadavre, tandis que le terme incinération (de cinis, « cendre »), qui a le même sens, n’indique que l’effet : la réduction du corps en cendres.
La crémation est-elle compatible avec la foi chrétienne en la résurrection ?
Par elle-même, la crémation n’est pas en opposition formelle avec la Parole de Dieu. Il reste du moins que les chrétiens ont toujours préféré l’inhumation, manifestant ainsi, d’une part, le respect pour le corps comme œuvre et propriété de Dieu, mais aussi leur foi dans la résurrection.
Dans la Première Épître aux Corinthiens 15 :35-37, Paul emploie l’image très expressive du « grain de blé jeté en terre, qui n’en sortira plus jamais et qui pourtant donnera naissance à une plante nouvelle. Cette image pourrait laisser entendre qu’il faut un petit reste, une base pour la résurrection, à savoir le corps, et dans ce cas les cendres résultant de la crémation seraient plus difficiles à concevoir comme équivalent à un tel reste indispensable.
Il convient de rappeler que le corps appartient au Seigneur. « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. » (1 Corinthiens 6 :19-20) Il sera vivifié, adopté et racheté (Romains 8 :11, 23 ; 12 :1 ; 1 Corinthiens 6 :13).
Cette transformation glorieuse sera effectuée au moment de la résurrection finale, lorsque ceux qui appartiennent à Christ seront rendus comme lui (1 Corinthiens 15 :23-45 ; 1 Thessaloniciens 4 :13-18). Cette résurrection sera corporelle comme celle de Christ et, loin d’être une simple « réanimation », elle rétablira l’homme avec sa matérialité mais les conditions actuelles de l’espace-temps auront été transcendées.
Une hérésie introduite par certains théologiens
Afin d’encourager les chrétiens à recourir à la crémation sans se culpabiliser, des théologiens chrétiens modernes – aussi bien catholiques que protestants – prétendent que la résurrection s’apparente à une nouvelle création et non à une résurrection de cadavre. Leur approche consiste à rompre tout lien entre les deux corps, comme si le second était une création nouvelle, sans relation organique avec le premier. Ils tordent ainsi le vrai sens de la résurrection des corps.
La résurrection des morts est reliée aux convictions les plus profondes de notre foi: l’accepter ou la refuser dépend finalement de notre conception de Dieu et de l’homme. Quand on se place dans le cadre de la pensée biblique, il faut que les morts ressuscitent. Ceux qui nient la résurrection comme le font certains théologiens « ne connaissent pas Dieu » (1 Corinthiens 15:34).
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

