Pogacar assoit sa domination avec une 5e victoire, Vingegaard assure quasiment la deuxième place
par Vincent Daheron
NICE, Alpes-Maritimes (Reuters) -Tadej Pogacar (UAE Team Emirates) n’est jamais rassasié : le Slovène a remporté samedi sa cinquième victoire d’étape sur le Tour de France 2024 et a assis davantage sa totale domination.
Déjà vainqueur la veille à Isola 2000, le maillot jaune s’est de nouveau imposé lors d’une arrivée au sommet, cette fois-ci au col de la Couillole, en déposant son dauphin Jonas Vingegaard (Visma-Lease a bike) dans les derniers mètres de cette 20e étape, longue de 132,8 kilomètres.
L’Équatorien Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) a pris la troisième place.
« Si vous me l’aviez dit avant le Tour, je ne l’aurais pas cru », a savouré le vainqueur du jour. « C’est hors du commun. Cinq, c’est plus qu’assez. »
Le sprinteur allemand Marcel Kittel était le dernier à avoir ravi cinq bouquets sur une Grande Boucle, en 2017.
Vendredi soir, après avoir définitivement enterré les derniers espoirs de ses concurrents, Tadej Pogacar avait assuré qu’il laisserait la victoire aux échappés. Mais les escarmouches envoyées par Jonas Vingegaard et Remco Evenepoel, au duel pour la deuxième place du général, en ont décidé autrement.
« Soudal-Quick Step a essayé de prendre du temps à Jonas (Vingegaard) ou de jouer la victoire, c’était parfait pour moi », a reconnu Tadej Pogacar.
En demandant à ses équipiers d’imprimer le tempo dans le col de Turini, deuxième des quatre ascensions de la journée, Remco Evenepoel préparait quelque chose pour combler la 1’58 » de retard qu’il comptait ce matin sur le Danois.
À deux reprises, le Belge a tenté de décramponner le double vainqueur sortant de sa roue, d’abord à un peu plus de sept kilomètres de l’arrivée puis à moins de cinq bornes du sommet. Sur la deuxième tentative, Jonas Vingegaard l’a contré et s’est envolé, avec Tadej Pogacar, mais sans Remco Evenepoel.
« J’ai voulu mettre la pression et voir si je pouvais faire quelque chose aujourd’hui. Mais Tadej (Pogacar) et Jonas (Vingegaard) étaient plus forts que moi, c’est très simple », a reconnu le porteur du maillot blanc de meilleur jeune.
Une fois les deux derniers survivants de l’échappée (Richard Carapaz et Enric Mas) repris à 2,5 kilomètres de la ligne, les deux rivaux se sont disputé la victoire d’étape puisque l’Équatorien de la EF Education-EasyPost, malgré sa persévérance, a fini par céder sous la flamme rouge.
Dix jours après avoir été inhabituellement battu au sprint par Jonas Vingegaard au Lioran (Cantal), Tadej Pogacar a rectifié le tir grâce à son explosivité pour décrocher sa 16e étape sur le Tour de France.
« Vous ne donnez pas des étapes à votre plus proche adversaire », a déclaré le natif de Komenda. « C’est le sport, vous voulez gagner, vous devez gagner. C’est une pression et vous devez y répondre. »
Le grand perdant du jour se nomme Remco Evenepoel : malgré son audace, le vainqueur de la Vuelta 2022 a concédé 46 secondes sur Jonas Vingegaard auxquelles il faut en ajouter six de bonifications.
Désormais relégué à 2’50 » du Scandinave, le suspense semble scellé avant la dernière étape, dimanche, un contre-la-montre de 33,7 kilomètres entre Monaco et Nice.
(Reportage de Vincent Daheron, édité par Camille Raynaud)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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