Tennis/Roland-Garros: Djokovic frustre Zverev et file en demi-finales
par Vincent Daheron
(Reuters) – Novak Djokovic a renversé mercredi soir le finaliste sortant Alexander Zverev en quarts de finale de Roland-Garros au terme d’une intense bataille de 3h17 (4-6, 6-3, 6-2, 6-4) et jouera sa place en finale face au numéro un mondial Jannik Sinner.
Le Serbe de 38 ans disputera vendredi sa 13e demi-finale des Internationaux de France en 21 participations.
Triple vainqueur du tournoi (2016, 2021 et 2023), « Djoko » reste en lice dans sa quête d’un 25e titre en Grand Chelem pour dépasser l’Australienne Margaret Court avec laquelle il partage le record actuel (24).
Après deux dernières sessions de nuit expéditives, les spectateurs du court Philippe-Chatrier ont eu droit mercredi à une lutte acharnée lors de la 14e confrontation entre les deux joueurs, la première depuis l’abandon de Novak Djokovic en demi-finales du dernier Open d’Australie.
« Un match incroyable ! Le fait de battre un des meilleurs joueurs du monde sur un très grand court, c’est pour cela que je continue à me pousser au quotidien », a déclaré Novak Djokovic en conférence de presse. « C’est une preuve à moi-même et aux autres que j’arrive toujours à jouer au plus haut niveau. »
« Nole » a impressionné physiquement malgré la perte du premier set contre un Alexander Zverev porté par sa qualité de service en début de match.
Puis le natif de Belgrade a poussé son adversaire à l’erreur (44 fautes directes au total) par sa qualité de défense, multiplié les amorties (35) tout en étant quasiment impeccable au filet, notamment dans les moments décisifs.
« C’était important de faire un peu de variations dans mon jeu », a-t-il expliqué sur le court après son succès.
« TRÈS, TRÈS HAUT NIVEAU »
Après avoir égalisé, Novak Djokovic s’est envolé, remportant cinq jeux consécutifs pour empocher la troisième manche dans laquelle il n’a cédé que deux points (sur 18) derrière sa mise en jeu.
Sur sa lancée, le Serbe a breaké d’entrée de quatrième manche et résisté, à l’image de cette balle de break écartée d’un passing de coup droit après un échange homérique de 41 coups qui a fait lever le central.
Il a conclu sur sa cinquième balle de match et signé une 22e victoire consécutive sur la terre battue parisienne, où il est invaincu depuis sa défaite en quart de finale 2022 face à Rafael Nadal (il avait déclaré forfait avant de jouer son quart de finale l’an passé).
« Je ne l’avais pas encore vu jouer à ce niveau cette année, il a montré un très, très haut niveau », a loué Alexander Zverev en conférence de presse. « À un moment, j’ai eu l’impression que je ne savais plus comment gagner des points (…) contre lui, qu’il avait des solutions face à beaucoup de ce que je faisais. »
L’Allemand de 28 ans ne remportera pas le premier titre du Grand Chelem qui le fuit inexorablement. C’est à Roland-Garros, où il avait participé aux demi-finales des quatre dernières éditions, qu’il s’en est le plus souvent approché.
En 2022, il avait abandonné et quitté le court en chaise roulante à la suite d’une grave blessure à la cheville alors qu’il faisait vaciller Rafael Nadal dans son jardin. L’an passé, il avait craqué en cinq sets lors de la finale face à un autre Espagnol, Carlos Alcaraz, bien qu’il menait deux manches à une.
Pour rejoindre sa 38e finale de Grand Chelem, Novak Djokovic devra écarter le numéro un mondial Jannik Sinner, qu’il n’a plus affronté depuis un revers à Shanghai (Chine) en octobre 2024. L’Italien de 23 ans n’a pas encore perdu le moindre set dans cette 124e édition de Roland-Garros.
L’autre demi-finale opposera Carlos Alcaraz (2e) au Transalpin Lorenzo Musetti (7e).
(Reportage de Vincent Daheron, édité par Camille Raynaud)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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