Rallye-Ogier décroche un 9e titre de champion du monde WRC et égale Loeb
29 novembre (Reuters) – Le pilote français Sébastien Ogier a décroché samedi un 9e titre de champion du monde des rallyes WRC à l’issue du rallye d’Arabie saoudite, égalant ainsi le record de son compatriote Sébastien Loeb.
Deuxième du championnat avant cette ultime et inédite épreuve en Arabie saoudite, le Français de 41 ans n’avait que trois points à remonter sur le Gallois Elfyn Evans, leader du championnat jusqu’ici.
En se classant troisième du 14e et dernier rallye de la saison, et grâce à sa première place sur la journée de samedi et sa deuxième position sur la « power stage », Sébastien Ogier a conclu le championnat avec quatre points d’avance sur son adversaire (293 contre 289).
Le pilote de l’écurie Toyota Gazoo, comme Elfyn Evans, remporte sa première couronne mondiale depuis 2021. Il a également été sacré chaque année de 2013 à 2018, ainsi qu’en 2020.
Son copilote Vincent Landais remporte, lui, son premier titre mondial.
« Quelle saison, ça c’est sûr. Quelle bataille avec Elfyn (Evans). Vous êtes un grand champion quand vous avez de grands adversaires », a réagi Sébastien Ogier quelques secondes après sa victoire. « Je suis fier et heureux de faire partie de cette famille (Toyota). »
« C’est difficile de mettre des mots. La vérité, c’est que je n’aurais jamais pensé que ce jour arriverait dans ma vie parce que quelques années plus tôt, j’ai décidé de changer un peu le chemin de ma carrière et de ma vie, d’essayer de profiter un peu plus de ce qui, à mes yeux, est devenu plus important : mon fils et ma famille », a-t-il poursuivi un peu plus tard en conférence de presse. « Pour moi, honnêtement, ça ne changera pas ma vie d’avoir huit, neuf ou 10 titres, peu importe. Bien sûr, ça me rend heureux, c’est génial de rejoindre une légende telle que Sébastien Loeb, mais ce n’est plus ma priorité désormais. »
Sébastien Loeb avait conquis neuf sacres consécutifs avec Citroën entre 2004 et 2012.
PROGRAMME PARTIEL
Sébastien Ogier a surtout réussi la prouesse de gagner le championnat en disputant trois rallyes de moins que ses concurrents.
Depuis 2022, le natif de Gap (Hautes-Alpes) a fait le choix d’effectuer un programme partiel pour passer davantage de temps en famille.
Il avait initialement prévu de participer à huit rallyes cette saison avant d’ajouter trois épreuves à son programme quand il s’est retrouvé en position de jouer le titre.
Depuis le début du rallye d’Arabie saoudite, mercredi, Sébastien Ogier a mis sous pression Elfyn Evans, tandis que le Finlandais Kalle Rovanperä, pilote Toyota également, partait d’un peu plus loin pour tenter de rafler la couronne mondiale à ses rivaux.
Le Gallois a perdu beaucoup de temps vendredi matin dans la 11e spéciale (sur 17) en raison d’une crevaison. Le Français a connu pareille mésaventure mais avec de bien moindres conséquences vendredi après-midi dans la 14e spéciale.
Lors de la 16e et avant-dernière spéciale, samedi matin, Sébastien Ogier a profité des déboires mécaniques de Martin Sesks et Kalle Rovanperä ainsi que du tonneau de Takamoto Katsuta pour remonter au troisième rang du classement du rallye et marquer davantage de points.
Dans la « power stage », la dernière spéciale de 16,29 km qui permet d’engranger des points supplémentaires, le désormais nonuple champion du monde est passé derrière Elfyn Evans à chaque pointage intermédiaire mais sans lui concéder trop de temps à l’arrivée pour rester devant au classement de la journée, qui peut également rapporter jusqu’à cinq points de plus.
Toyota a déjà annoncé que le Français, vainqueur cette saison de six rallyes, effectuerait de nouveau un programme partiel en 2026, à commencer par le rallye de Monte-Carlo en janvier prochain.
(Rédigé par Vincent Daheron, édité par Elizabeth Pineau)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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