La Russie exclue de grands événements sportifs après l’invasion de l’Ukraine
La Russie a été exclue de plusieurs grands événements sportifs à la suite de l’invasion de l’Ukraine par Moscou, majoritairement condamnée sur la scène internationale.
L’UEFA, l’instance dirigeante du football européen, a ainsi décidé d’organiser la finale de la Ligue des champions au Stade de France à Paris et non plus à Saint-Pétersbourg, après avoir reçu le soutien du président français Emmanuel Macron.
Cette décision a été accueillie avec regret par le Kremlin, mais saluée par la ministre britannique de la Culture, Nadine Dorries.
« La Russie ne doit pas être autorisée à tirer profit des événements sportifs et culturels de renommée mondiale pour légitimer son attaque non provoquée, préméditée et inutile contre un État démocratique souverain », a-t-elle souligné.
La Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) a pour sa part annoncé que le Grand-Prix de Formule 1 prévu en septembre à Sotchi, en Russie, ne pourrait être organisé « dans ces circonstances ».
Plusieurs pilotes, dont le quadruple champion du monde Sebastian Vettel et l’actuel champion en titre Max Verstappen, ont estimé que maintenir ce rendez-vous en Russie serait une erreur.
Le Comité international olympique a demandé pour sa part vendredi aux fédérations internationales de déplacer ou d’annuler les manifestations sportives actuellement prévues en Russie ou en Biélorussie.
Après le refus de la Pologne, de la Suède et de la République tchèque de jouer les matchs de qualification pour la Coupe du monde en Russie, l’UEFA a déclaré que les matchs à domicile des clubs et équipes nationales ukrainiennes et russes participant aux compétitions de l’UEFA seraient joués en terrain neutre.
Cinq épreuves de la Coupe du monde de ski qui devaient se dérouler en Russie ce week-end et le mois prochain ont été annulées ou déplacées par la Fédération internationale de ski (FIS) pour la sécurité et l’intégrité de la compétition.
(Reportage Rohith Nair, version française Khadija Adda-Rezig, édité par Jean-Michel Bélot)
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