Football/Euro 2024: La France trouve enfin la clé des tirs au but
Après vingt-six ans, l’équipe de France a de nouveau gagné une séance de tirs au but dans un tournoi majeur et l’a emporté vendredi face au Portugal en quarts de finale de l’Euro 2024 (0-0, 5-4 aux t.a.b.).
Dernier tireur tricolore, Theo Hernandez a parachevé le sans-faute des Bleus dans l’exercice, alors que le Portugais Joao Felix avait auparavant trouvé le poteau.
La France n’avait plus remporté une séance de tirs au but depuis le quart de finale de la Coupe du monde 1998 contre l’Italie (0-0, 4-3 aux t.a.b.) et restait sur trois déconvenues dans l’exercice: Coupes du monde 2006 et 2022 et Euro 2021.
« Il y avait une forme de tranquillité, même si c’était devant le kop du Portugal », a commenté le sélectionneur Didier Deschamps au micro de BeIN Sports. « C’est un geste technique, un rapport de force face au gardien. »
Depuis la finale du Mondial 2022, perdue aux tirs au but face à l’Argentine (3-3, 4-2 aux t.a.b.), Hugo Lloris a cédé sa place dans la cage à Mike Maignan, réputé à l’aise dans cet exercice.
« On est allés jusqu’au bout avec notre mental. Aux tirs au but, on n’a pas tremblé », a réagi le gardien de l’AC Milan, qui, s’il n’a pas arrêté de tirs au but, a plongé trois fois sur quatre du bon côté, ce qui a peut-être poussé Joao Felix à forcer sa frappe.
Kylian Mbappé sorti à la mi-temps de la prolongation après une performance morose, Didier Deschamps a voulu faire entrer Olivier Giroud, le meilleur buteur de l’histoire des Bleus, avant la séance décisive mais « l’arbitre n’a pas pris en compte la demande », selon le sélectionneur.
Jules Koundé et Bradley Barcola ont réussi leur tentative alors qu’aucun des deux n’avait encore tiré de penalty ou de tir au but dans sa carrière.
« L’entraînement (aux tirs au but), ça sert toujours. Ça a apporté plus de confiance, les tireurs ont su le faire aujourd’hui », a déclaré Eduardo Camavinga.
Souvent tancé pour sa conception des tirs au but, qu’il estimait comme une « loterie » après l’élimination en huitièmes de finale de l’Euro 2021 contre la Suisse (3-3, 5-4 aux t.a.b), Didier Deschamps s’était de nouveau agacé à ce sujet en mars dernier.
« Ce dont je suis convaincu, c’est qu’il est impossible de recréer la même situation sur un plan psychologique et pour les conditions athlétiques dans une séance d’entraînement par rapport à un match avec une prolongation », avait-il dit.
Il était alors particulièrement remonté contre une déclaration du directeur technique national de la Fédération française de football (FFF), qui estimait que tout le processus de l’exercice était à revoir pour que les sélections tricolores progressent.
Le champion du monde 1998 en tant que joueur a gagné vendredi sa première séance de tirs au but en douze ans à la tête des Bleus, la quatrième seulement de l’histoire de la sélection nationale – toujours en quarts de finale – après le Mondial 1986 et celui de 1998 et l’Euro 1996.
Celle-ci lui permet d’atteindre les demi-finales pour la quatrième fois sur les cinq derniers tournois majeurs, l’objectif fixé par le président de la FFF Philippe Diallo.
Les Bleus affronteront l’Espagne mardi, pour une place en finale.
(Rédigé par Vincent Daheron, édité par Camille Raynaud)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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