Football: La Fédération norvégienne critique le processus d’attribution des Coupes du monde 2030 et 2034
(Reuters) – La Fédération norvégienne de football (NFF) a déclaré mardi qu’elle voterait contre l’attribution par acclamation des Coupes du monde 2030 et 2034 par la FIFA, ajoutant qu’elle avait formellement critiqué le processus dans une lettre adressée à l’instance dirigeante du football mondial.
Le Congrès extraordinaire virtuel de la FIFA doit voter mercredi pour approuver les Coupes du monde 2030 et 2034.
La candidature conjointe du Maroc, de l’Espagne et du Portugal est la seule pour 2030, tandis que l’Arabie saoudite est le seul candidat pour 2034. La FIFA a annoncé les deux candidatures en octobre 2023.
« Avant le Congrès, la Fédération norvégienne de football a exprimé à plusieurs reprises ses inquiétudes quant au processus d’attribution des Coupes du monde 2030 et 2034 par la FIFA », a déclaré la NFF dans un communiqué.
« La NFF critiquera formellement la procédure d’appel d’offres dans une lettre adressée à la FIFA et demandera à ce que cela soit consigné dans le procès-verbal du Congrès. »
« Si un vote par acclamation est organisé, la NFF votera contre. La NFF ne peut pas approuver un processus qu’elle considère comme défectueux et incompatible avec les principes des propres réformes de la FIFA. »
La NFF a également demandé que ses critiques soient officiellement enregistrées par la FIFA.
La FIFA n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire.
« Le vote de demain ne porte pas sur l’attribution des Coupes du monde 2030 et 2034, qui a déjà été décidée », a déclaré la présidente de la NFF, Lise Klaveness.
« En nous abstenant de voter par acclamation, nous envoyons un signal délibéré que nous ne pouvons pas soutenir l’approche de la FIFA. »
L’Argentine, le Chili, l’Uruguay et le Paraguay ont présenté une candidature commune pour l’organisation de la Coupe du monde 2030 en 2022.
Toutefois, la FIFA a annoncé en 2023 que l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay accueilleraient chacun un match de la Coupe du monde 2030 pour célébrer le centenaire du Mondial, avant que le reste du tournoi ne se déplace au Maroc, en Espagne et au Portugal.
L’Australie et l’Indonésie étaient en pourparlers pour une candidature commune à l’organisation de la Coupe du monde 2034, mais ont abandonné avant que l’Arabie saoudite ne soit annoncée comme le seul candidat.
« Les directives de la FIFA en matière de droits de l’homme et de diligence raisonnable n’ont pas non plus été intégrées de manière adéquate dans le processus, ce qui augmente le risque de violations des droits de l’homme », a ajouté Lise Klaveness.
Le mois dernier, Amnesty International et la Sport & Rights Alliance (SRA) ont demandé à la FIFA d’interrompre le processus de sélection de l’Arabie saoudite « en l’absence de réformes majeures en matière de droits humains ».
« Les risques en Arabie saoudite sont si aigus qu’organiser la compétition dans ce pays entraînera probablement des violations graves et généralisées des droits », avait déclaré l’ONG dans un communiqué.
(Reportage d’Aadi Nair à Bangalore, version française Vincent Daheron, édité par Kate Entringer)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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