Cyclisme/Tour de France-Arensman s’offre l’étape reine des Pyrénées, Pogacar creuse son avance
par Julien Pretot
BAGNÈRES-DE-LUCHON, Haute-Garonne (Reuters) -Thymen Arensman (Ineos Grenadiers) s’est offert samedi un succès de prestige, son premier sur le Tour de France, en s’imposant à Luchon-Superbagnères (Haute-Garonne) lors de la 14e étape au cours de laquelle Jonas Vingegaard (Visma-Lease a bike) a perdu quelques secondes supplémentaires sur Tadej Pogacar (UAE Team Emirates-XRG).
Le Néerlandais de 25 ans, vainqueur d’une étape sur le Tour d’Espagne en 2022 et deuxième de la 10e étape en début de semaine, s’est imposé en solitaire au terme de la troisième et dernière étape pyrénéenne, 182,6 km et 4.950 m de dénivelé positif au départ de Pau (Pyrénées-Atlantiques).
« Je ne réalise pas vraiment. C’est incroyable, notamment la façon dont je l’ai fait. Je crois que j’avais juste des jambes incroyables et la forme de ma vie », a réagi le vainqueur du jour, avec un peu plus d’une minute d’avance sur Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard.
Attaqué à deux reprises par son dauphin au général, en vain, « Pogi » l’a dominé au sprint pour grappiller quelques secondes supplémentaires.
Il compte désormais quatre minutes et 13 secondes d’avance au général sur le Danois et sept minutes et 53 secondes sur l’Allemand Florian Lipowitz (Red Bull-Bora-hansgrohe), qui profite de l’abandon du Belge Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step) pour grimper sur le podium.
Après deux étapes survolées par Tadej Pogacar, l’échappée, particulièrement convoitée, a mis plus de 70 km à se former. Thymen Arensman figurait d’abord dans un groupe de contre-attaque, notamment derrière le Français Lenny Martinez (Bahrain Victorious) qui a repris le maillot à pois de meilleur grimpeur.
Le coureur de l’équipe Ineos Grenadiers a repris la tête de course dans l’ascension du col de Peyresourde (7,1 km à 7,8% de pente moyenne) avant de déclencher son offensive à quatre kilomètres du sommet puis de tenir jusqu’à l’arrivée, 32,5 km plus loin, pour signer la quatrième victoire de sa carrière.
EVENEPOEL ABANDONNE
« Je pensais qu’avec Tadej et Jonas, trois minutes ne seraient probablement pas assez. Je n’arrive pas à croire que je les ai tenus à distance », a déclaré Thymen Arensman.
Il a effectivement résisté au retour des deux premiers du classement général, qui ont effectué la montée jusqu’à la station de Luchon-Superbagnères (12,4 km à 7,3%), plongée dans le brouillard, à un rythme élevé sous l’impulsion de Jonas Vingegaard.
« Je pensais que Tadej allait essayer (d’attaquer) dans la dernière montée », a expliqué Jonas Vingegaard. « Quand j’ai réalisé qu’il n’allait probablement pas essayer, j’ai décidé de le faire moi-même. »
Pas résigné, le double vainqueur du Tour a attaqué Tadej Pogacar à deux reprises dans les quatre derniers kilomètres, sans succès. Il a même été devancé lors du sprint pour la deuxième place, concédant huit nouvelles secondes sur le vainqueur sortant.
« Jonas a essayé aujourd’hui. Je m’attendais à ce qu’il le fasse plus tôt. J’ai pu répondre mais je n’avais pas une puissance de feu en moi pour contre-attaquer », a déclaré le triple vainqueur du Tour.
Troisième du général du Tour 2024 et encore à cette place samedi matin, Remco Evenepoel a abandonné dans l’ascension du col du Tourmalet (19 km à 7,4% de pente moyenne), la première des quatre difficultés du jour. Il avait déjà souffert jeudi et vendredi lors des deux premières journées pyrénéennes.
Le peloton quitte les Pyrénées dimanche avec 169,3 km et 2.400 m de dénivelé positif au programme de la 15e étape entre Muret (Haute-Garonne) et Carcassonne (Aude).
(Rédigé par Vincent Daheron, édité par Jean-Stéphane Brosse)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
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