Municipales: Eléonore Laloux, trisomique, promet une société plus inclusive
Atteinte de trisomie 21, Eléonore Laloux, âgée de 34 ans, s’est toujours battue pour faire accepter sa différence. Elle pourrait devenir l’une des premières femmes porteuses de cette maladie génétique élue aux élections municipales.
« Je suis prête à me battre sur l’inclusion et travailler un peu plus sur l’accessibilité », a-t-elle dit à Reuters, dans son appartement, où elle vit seule depuis huit ans, yeux pétillants, serre-tête multicolore dans les cheveux.
Eléonore Laloux est candidate aux élections municipales du 15 et 22 mars prochain sur la liste du maire sortant d’Arras, ville d’un peu plus de 40.000 habitants située dans le Pas-de-Calais, connue pour son style baroque et son beffroi.
La jeune femme a de bonnes chances d’être élue. Frédéric Leturque, maire centriste qui compte au sein de ses rangs des membres La République en marche (LaRem), avait obtenu aux dernières élections 56,51% des voix, ce qui lui avait permis de passer dès le premier tour.
« Il me fait confiance parce que je suis une fille qui est dynamique, qui met un peu plus de couleurs, qui aime la vie », dit cette fan de Bob Dylan qui joue de la guitare électrique.
Déterminée, la fondatrice de l’association « Les amis d’Eléonore », qui lutte contre la discrimination à l’encontre des personnes atteint de trisomie 21, a rédigé une liste d’une dizaine de propositions pour Arras, axées sur le respect, la propreté et l’inclusion, son combat de toujours.
Y figurent, des couloirs réservés pour les bus et les vélos, des parcs à chiens, des bus électriques avec plates-formes pour permettre aux personnes handicapées de monter, un marquage en braille pour indiquer les passages piétons.
« Je me suis battue pour vivre et je me bats encore (…) pour l’inclusion. Les personnes qui sont en situation de handicap, pour moi, ont leur place dans la société », explique-t-elle.
« TRISO ET ALORS! »
Fière de son indépendance, elle retrace dans son livre « Triso et alors! » son parcours et ses obstacles. Elle y raconte avoir vécu des « moments très difficiles », avoir été victime de « moqueries » et de « maltraitance ».
Encouragée par ses parents, qui ont tenu à ce qu’elle suive une scolarité normale, elle poursuit ses études jusqu’au lycée professionnel, effectue plusieurs stages, puis décroche un CDI au service facturation d’un hôpital privé d’Arras.
Depuis, elle multiplie les interventions publiques pour faire connaître la trisomie, un parcours qui se solde par une visite à l’Elysée en 2015.
« Eléonore, je pense, va nous permettre de faire un pas de géant parce que le handicap qu’elle porte et assume, la force de caractère qui est la sienne (…) vont nous interroger », résume Frédéric Leturque, lors de la présentation de son programme.
Elle « aura une délégation comme les autres » élus et certaines de ses idées seront testées, assure-t-il.
Les réactions à Arras ne tardent pas. « Quand je l’ai vue sur le programme d’Arras, je me suis dit : ‘Mince, quelle bonne nouvelle' », s’exclame Chantal Legrand, employée d’une chocolaterie, alors qu’Eléonore tracte dans le centre-ville.
Les retours positifs montrent que « les regards changent », dit cette dernière. « Je suis très fière de ça ».
par Caroline Pailliez et Lucien Libert
(Lucien Libert, Pascal Rossignol et Caroline Pailliez, édité par Jean-Michel Bélot)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

