Danone: CA supérieur aux attentes au T2, nouveau rachat d’actions
Danone a annoncé jeudi le lancement d’un programme de rachat d’actions allant jusqu’à 800 millions d’euros d’ici la fin de l’année, une marque d’optimisme alors que le groupe se prépare à l’arrivée de son nouveau directeur général et à la réorganisation de son conseil d’administration.
Le géant agroalimentaire, propriétaire des eaux Evian et Badoit et des yaourts Activia, a réitéré son objectif de renouer au second semestre avec une croissance rentable après avoir affiché une progression de 6,6% de son activité au deuxième trimestre, supérieure à la croissance de 5,1% attendue par les analystes.
Danone a en revanche fait état d’une baisse de 4,2% à données comparables de son résultat opérationnel courant au cours des six premiers mois de l’année, à 1,551 milliard d’euros, imputé notamment à la hausse du coût des intrants.
Ce repli souligne l’ampleur des défis qui attendent le nouveau directeur général du numéro un mondial des produits laitiers, Antoine de Saint-Affrique, qui doit prendre ses fonctions à compter du 15 septembre après l’éviction d’Emmanuel Faber mi-mars.
La marge opérationnelle du groupe s’est réduite à 13,1% au premier semestre, contre 14% sur la même période l’an dernier.
Danone a néanmoins confirmé viser une marge opérationnelle courante 2021 globalement en ligne avec celle de 2020, en tablant notamment sur les gains de productivité et les hausses de prix.
INFLATION DES COÛTS
Après ces annonces, le titre Danone signait dans la matinée la plus forte hausse du CAC 40 avec un bond de 5,65% à 60,4 euros à 10h37.
« Alors que le titre a reculé de 4% par rapport au reste du secteur en Europe sur le mois, nous nous attendons à ce que les chiffres publiés aujourd’hui (…) soient bien accueillis », commentent dans une note les analystes de JPMorgan, qui mettent aussi en avant la confirmation de la prévision de marge pour 2021.
« De façon surprenante, ils ne signalent pas de faiblesse des marges futures due à l’inflation des coûts bien que la prévision de marge leur donne une certaine marge de manoeuvre », observent pour leur part les analystes de Bernstein.
Les marges des groupes agroalimentaires sont affectées par la hausse des prix des matières premières. Ainsi, le concurrent Nestlé a prévenu jeudi que sa marge d’exploitation sous-jacente reculerait autour de 17,5% cette année contre 17,7% en 2020 en dépit d’une solide croissance organique au premier semestre.
La semaine dernière, Unilever avait déjà abaissé sa prévision de marge d’exploitation pour l’ensemble de l’année pour les mêmes raisons.
« Nos marges ont bien résisté, malgré un mix catégorie défavorable et l’accélération de l’inflation. Nous avons été en mesure de compenser partiellement ces effets adverses grâce à nos efforts en matière de productivité, associés à des initiatives ciblées de gestion des prix et du mix », expliquent les dirigeants par intérim de Danone, Véronique Penchienati-Bosetta et Shane Grant, dans un communiqué.
RENOUVELLEMENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
Le projet « Local First », visant selon le groupe à rétablir une « croissance durable et rentable grâce à une organisation plus agile, efficace et simplifiée », progresse comme prévu, a ajouté Véronique Penchienati-Bosetta pendant une conférence avec des journalistes, confirmant l’objectif de 700 millions d’euros d’économies brutes d’ici à 2023.
L’ancien PDG de Danone, Emmanuel Faber, a été évincé en mars par le conseil d’administration après de vives critiques de deux actionnaires qui réclamaient son départ en raison de résultats moins bons que ceux de la concurrence et de désaccords sur la stratégie du groupe.
Antoine de Saint-Affrique, qui occupera la seule fonction de directeur général – la présidence étant occupée par Gilles Schnepp après la séparation des deux fonctions – aura notamment pour mission de dynamiser les ventes et la marge bénéficiaire du groupe.
Dans le cadre de sa réorganisation, Danone va renouveler son conseil d’administration et réduire le nombre de membres de 13 à 12 d’ici à l’assemblée générale des actionnaires en 2023.
L’ancien PDG du groupe et président d’honneur du conseil Franck Riboud, fils du fondateur de la société Antoine Riboud, fait partie des dix administrateurs qui ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne brigueraient pas le renouvellement de leur mandat.
(Tangi Salaün pour la version française, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

