Cameroun : la Sodecoton dément des accusations de « chambres de torture » dans ses entrepôts
Garoua : la Sodecoton dément des accusations de « chambres de torture » dans ses entrepôts
La Société de développement du coton (Sodecoton) a fermement rejeté des accusations virales affirmant que certains de ses entrepôts à Garoua auraient été transformés en « chambres de torture et de rétention ». Dans un communiqué publié le 12 novembre 2025, la direction générale exprime sa « plus grande indignation » face à ces allégations, qu’elle qualifie de « fausses, infondées et malveillantes », estimant qu’elles visent à « ternir l’image d’une entreprise qui constitue, depuis plus de cinq décennies, l’un des piliers essentiels du développement économique et social des régions septentrionales ».
L’entreprise précise notamment qu’elle « ne possède aucun wagon dans ses équipements », rappelant qu’elle utilise uniquement des camions dotés de caisses métalliques pour le transport du coton graine et d’autres produits. « Il est absurde d’imaginer que ce matériel, strictement dédié à la logistique de production, puisse être détourné de sa finalité », poursuit le communiqué, dénonçant une « campagne de désinformation » visant à semer le doute au sein de l’opinion publique.
Des accusations dans un contexte politique explosif
Ce démenti intervient alors que Garoua reste l’un des épicentres des tensions post-électorales consécutives à la présidentielle du 12 octobre 2025. Dans cette ville, bastion d’Issa Tchiroma Bakary — officiellement deuxième du scrutin avec 35,19 % des voix derrière Paul Biya (53,66 %) —, des affrontements violents ont éclaté entre manifestants contestant les résultats et forces de l’ordre. Une enseignante a notamment perdu la vie, touchée par balle alors qu’elle regagnait son domicile, prise au milieu d’une manifestation particulièrement houleuse.
C’est dans ce climat de crispation que des publications de « lanceurs d’alerte » sur Facebook ont accusé la Sodecoton d’avoir fourni des véhicules aux forces de sécurité pour traquer les partisans d’Issa Tchiroma, voire d’avoir retenu illégalement des manifestants dans ses installations. La société dément catégoriquement ces affirmations, qu’elle juge « mensongères ».
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