Un an après, le « Dôme d’Or » de Trump avance à tout petits pas
par Mike Stone
WASHINGTON, 27 janvier (Reuters) – Un an après son lancement, le projet de bouclier anti-missiles de Donald Trump avance à tout petits pas, entravé par des querelles et questionnements techniques qui paralysent cet ambitieux projet de sécurité nationale.
Par un décret exécutif signé le 27 janvier 2025, annonçant la création d’un « Dôme d’Or », le président américain a fixé un calendrier ambitieux pour doter les Etats-Unis d’un système de défense anti-aérien d’ici à 2028 mais seule une poignée de dollars, sur les 25 milliards alloués au programme l’été dernier, a été dépensée, faute d’accord sur l’architecture générale de ce projet voué à se déployer dans l’espace.
Selon deux responsables de l’administration, les travaux de finalisation de cette architecture se poursuivent et le déblocage des fonds n’a pas encore débuté mais des montants importants pourraient être débloqués dans les prochains jours, une fois que les décisions clés seront prises.
Le groupe de travail sur le Dôme d’or « continue de respecter les objectifs fixés par le décret présidentiel », a assuré un responsable du Pentagone en réponse aux questions de Reuters. « Le plan de mise en oeuvre et les technologies associées sont encore susceptibles d’évoluer mais les éléments fondamentaux de l’architecture sont désormais établis », a-t-il ajouté, précisant que ces éléments sont confidentiels.
AVEC OU SANS GROENLAND ?
Le projet prévoit d’associer les systèmes terrestres existants, qui comprennent notamment des missiles intercepteurs, des capteurs, des centres de commandement et de contrôle, à des éléments spatiaux destinés à détecter, suivre et potentiellement détruire des menaces en orbite, ce qui impliquerait la mise en place de réseaux satellitaires sophistiqués et d’armes orbitales qui font toujours l’objet de discussions.
Le retard pris par le programme s’explique en partie par des désaccords concernant des équipements spatiaux classifiés, a reconnu l’un des responsables interrogés.
Un cadre de l’industrie de défense estime que cela pourrait concerner des normes de communication, un autre des armes anti-satellites, auxquelles les Etats-Unis se sont longtemps opposés en raison du risque de chute des débris. Washington avait critiqué la Chine lorsqu’elle s’était livrée en 2007 à un essai de missile antisatellite.
L’architecture spatiale du projet est l’une des questions qui restent à trancher avant que le directeur du programme, le général Michael Guetlein, puisse commencer à signer des contrats d’envergure, ont souligné l’un des responsables du gouvernement et les cadres de l’industrie de défense.
Une autre est celle du Groenland, avancée récemment par Donald Trump pour justifier l’acquisition par les Etats-Unis du territoire autonome danois. Selon l’un des responsables de l’administration, le Groenland ne fait pas partie du projet.
La Force spatiale des Etats-Unis (Space Force) n’a pour l’heure signé qu’une demi-douzaine de mini-contrats pour la construction de prototypes concurrents de systèmes de défense antimissile.
Ces contrats, attribués notamment à Northrop Grumman, True Anomaly, Lockheed Martin et Anduril, d’une valeur d’environ 120.000 dollars chacun, constituent les premières étapes concrètes d’un programme dont le coût final a été estimé par Trump à 175 milliards de dollars.
Tom Karako, expert au Centre d’études stratégiques et internationales de Washington, juge peu probable que le Dôme d’or soit entièrement achevé d’ici 2028.
« Beaucoup de choses peuvent être faites au cours des trois prochaines années en termes de meilleure intégration de ce que nous avons déjà, mais il est évident que des mesures seront mises en oeuvre et évolueront après 2028. »
(Version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Kate Entringer)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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