STMicro anticipe une amélioration après un « point bas » au T1, pas de perspectives sur 2025
(Reuters) -STMicroelectronics a annoncé jeudi s’attendre à une reprise de la croissance au deuxième trimestre après avoir souffert d’un ralentissement de la demande sur ses marchés clés, le groupe citant le premier trimestre 2025 comme « le point bas » de son exercice fiscal.
Le fabricant franco-italien de puces a déclaré s’attendre à un chiffre d’affaires de 2,71 milliards de dollars (2,39 milliards d’euros) au deuxième trimestre, en baisse de 16,2% sur un an et en hausse de 7,7% – selon les calculs des analystes – comparé au premier trimestre.
Cet objectif est au-dessus des attentes des analystes, qui attendaient en moyenne 2,62 milliards de dollars sur le trimestre, selon les données de LSEG.
À la Bourse de Paris, vers 09H01 GMT, le titre STMicroelectronics gagnait environ 2,0% à 19,61 euros.
« Nous pensons que le secteur des puces automobiles/industrielles se trouve aux premiers stades d’une reprise cyclique après un creux profond, avec une amélioration au deuxième trimestre et en 2026, indépendamment des incertitudes macroéconomiques », écrivent jeudi les analystes de Jefferies dans une note.
Enregistrant un chiffre d’affaires net en baisse de 27,3% à 2,52 milliards de dollars au premier trimestre, en ligne avec les attentes, STMicro cite un « environnement actuel qui est incertain » et ne se prononce toujours pas sur ses objectifs annuels détaillés par manque de visibilité.
« Alors que nous considérons le premier trimestre 2025 comme le point bas (…) nous nous concentrons sur ce que nous pouvons contrôler : continuer d’innover pour améliorer en permanence et accélérer la compétitivité de notre portefeuille de produits et de technologies, nous concentrer sur la fabrication avancée et gérer rigoureusement nos coûts », a déclaré dans un communiqué Jean-Marc Chéry, président du directoire et directeur général.
Au premier trimestre, STMicroelectronics a également affiché une marge brute de 33,4% à 841 millions de dollars, en baisse de 41,7% en variation annuelle.
« Les résultats du premier trimestre sont légèrement supérieurs aux attentes malgré une marge brute décevante », indiquent les analystes d’ODDO BHF.
Le résultat d’exploitation est quant à lui ressorti à 3 millions de dollars, en baisse de 99,5% sur un an après les 551 millions de dollars enregistré il y a un an.
Le groupe, dont les clients incluent Tesla et Apple, fait par ailleurs état d’un résultat dilué par action de 0,06 dollar, en baisse de 88,9%.
Anticipant une marge brute de 33,4% au deuxième trimestre de son exercice, STMicroelectronics prévient que ses perspectives ne prennent pas en compte l’impact de tout éventuel futur changement des droits de douane.
(Rédigé par Etienne Breban, avec Nathan Vifflin et Ozan Ergenay, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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