Northvolt déclare faillite, secouant le secteur européen des VE
(Reuters) – Northvolt, fabricant suédois de cellules de batteries pour véhicules électriques (VE), a annoncé s’être placé sous la protection de la loi américaine sur les faillites, jeudi, ainsi que la démission de son directeur général Peter Carlsson vendredi, sapant ainsi l’ambition européenne dans le secteur des batteries.
L’entreprise, qui a précisé que ses activités se poursuivraient normalement pendant la procédure de faillite, a déclaré dans son dépôt de bilan que « les liquidités de Northvolt sont devenues désastreuses ».
Malgré des dettes s’élevant à 5,8 milliards de dollars (5,56 milliard d’euros), le groupe a déclaré disposer de suffisamment de liquidités pour soutenir ses activités pendant environ une semaine.
Devenu un acteur majeur des batteries pour VE en l’espace de quelques mois, Northvolt a récemment rencontré des difficultés avec la perte d’un important client et des manques de financements.
L’Europe comptait initialement sur le groupe pour réduire la dépendance des constructeurs automobiles occidentaux vis-à-vis de leurs concurrents chinois tels que CATL et BYD.
Selon les déclarations du directeur général sortant à la presse, Northvolt doit lever entre 1 et 1,2 milliard de dollars pour relancer ses activités.
Co-fondateur de l’entreprise, Peter Carlsson restera membre du conseil d’administration et prendra poste en tant que conseiller principal du groupe.
Pia Aaltonen-Forsell, directrice financière, et Matthias Arleth, président de l’activité de cellules de batteries du groupe, dirigeront temporairement Northvolt en attendant la nomination d’un nouveau directeur général, a annoncé le groupe dans un communiqué.
Dans le cadre de la protection en vertu du chapitre 11 de la loi sur les faillites, Northvolt bénéficie d’une période pendant laquelle la société peut être réorganisée, accélérer les opérations tout en honorant les engagements envers les clients et les fournisseurs, et finalement se positionner pour le long terme, a déclaré jeudi Peter Carlsson dans un communiqué.
SCANIA EN SOUTIEN
Northvolt a déclaré évaluer les propositions d’apport de fonds nouveaux émanant d’investisseurs stratégiques et financiers, de banques, d’actionnaires et de clients existants, tels que Volkswagen, principal actionnaire du groupe suédois, ou le groupe d’investissement Vargas, actionnaire majeur et co-fondateur de Northvolt.
Le constructeur de camions suédois Scania, également actionnaire et principal client de Northvolt, a ainsi déclaré jeudi prêter 100 millions de dollars au groupe pour soutenir sa fabrication de cellules de batteries pour véhicules électriques.
« Cette étape décisive permettra à Northvolt de poursuivre sa mission consistant à établir une base industrielle européenne pour la production de batteries », a déclaré jeudi Tom Johnstone, président intérimaire du conseil d’administration de Northvolt, dans un communiqué.
La vice-Première ministre suédoise, Ebba Busch, a déclaré jeudi sur le réseau social X que le gouvernement continuait à soutenir l’industrie des batteries pour véhicules électriques, espérant que la restructuration aiderait à redresser la situation de Northvolt.
Hampus Engellau, analyste chez Handelsbanken, a déclaré que le dépôt de bilan donnerait à l’entreprise une certaine marge de manœuvre à court terme.
Il souligne néanmoins que la décision de Northvolt « indique qu’ils n’ont pas trouvé d’investisseurs et n’ont pas levé les capitaux nécessaires pour restructurer leur entreprise ».
Northvolt, qui emploie environ 6.600 personnes dans sept pays, a déclaré compter achever la restructuration d’ici le premier trimestre 2025.
(Reportage Terje Solsvik à Oslo, Dietrich Knauth à New York, Marie Mannes et Niklas Pollard à Stockholm, Stine Jacobsen à Copenhague, Anousha Sakoui à Londres ; avec la contribution de Christina Amann à Berlin ; version française Etienne Breban, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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