Elon Musk « très confiant » sur une mise en orbite de Starship cette année
Elon Musk se dit « très confiant » sur le fait que son nouveau vaisseau SpaceX, appelé Starship et conçu pour des voyages vers la Lune et Mars, puisse atteindre l’orbite terrestre cette année malgré les nombreux obstacles techniques et réglementaires.
« À l’heure actuelle, je suis très confiant quant à notre capacité à nous mettre en orbite (avec le Starship) cette année », a déclaré le fondateur et PDG de SpaceX devant une foule de médias et de supporteurs réunis sur la base spatiale « Starbase » à Boca Chica, au Texas.
Cette présentation très attendue s’est déroulée neuf mois après le premier succès du lancement et de l’atterrissage d’un prototype de fusée Starship lors d’un vol d’essai. Les précédentes quatre tentatives d’atterrissage s’étaient soldées par des explosions.
Elon Musk a reconnu les difficultés rencontrées par SpaceX dans le développement des moteurs « Raptor 2 » pour sa fusée Super Heavy, un booster de lancement réutilisable de nouvelle génération, conçu pour transporter le vaisseau spatial Starship en orbite.
Malgré des problèmes de fusion à l’intérieur des chambres de propulsion des moteurs en raison de la chaleur intense, Elon Musk a déclaré : « Nous sommes très près de résoudre ce problème ».
Il s’attend à ce que la production passe à sept ou huit moteurs par semaine d’ici le mois prochain et à ce qu’un nouveau vaisseau spatial et un propulseur soient produits chaque mois d’ici la fin de l’année.
Un tel délai constituerait un exploit ambitieux pour la combinaison du booster Super Heavy et de la fusée Starship, qui prendra la suite du lanceur actuel de l’entreprise, le Falcon 9, même pour un vol d’essai orbital sans équipage.
ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE
Mais l’avenir même du centre de production et d’essais en vol de Boca Chica, situé près de la pointe sud-est de la côte du Golfe du Mexique, est désormais en jeu dans le cadre d’une évaluation environnementale du site, menée par la Federal Aviation Administration.
La FAA devrait décider dans les semaines à venir si un projet d’extension du site a un impact environnemental significatif sur la zone – y compris sur une réserve naturelle adjacente – et doit donc faire l’objet d’une étude beaucoup plus approfondie avant que l’extension des activités de Boca Chica ne soit autorisée.
Ces études d’impact sur l’environnement (EIE) peuvent prendre des années et font souvent l’objet de litiges.
Interrogé sur ce qu’il savait de l’état d’avancement de l’examen de la FAA, Musk a répondu : « nous n’avons pas une tonne d’informations sur l’état d’avancement des choses avec la FAA « . Mais il a ajouté : « nous avons obtenu une indication approximative qu’il pourrait y avoir une approbation en mars. Mais c’est tout ce que nous savons. »
Même dans le pire des cas, si une EIE complète était nécessaire ou si les querelles juridiques sur la question menaçaient de s’éterniser, Elon Musk a déclaré que SpaceX avait un plan de repli.
La société transférerait l’ensemble de son programme Starship au Kennedy Space Center de Cap Canaveral, en Floride, où SpaceX a déjà reçu l’approbation environnementale dont elle a besoin, a déclaré Elon Musk.
Un tel déménagement entraînerait un retard de six à huit mois, a-t-il ajouté.
Malgré cela, SpaceX vise toujours le lancement, en 2023, de la première mission lunaire privée au monde. L’entrepreneur japonais Yusaku Maezawa et une douzaine d’artistes monteront à bord d’un vaisseau spatial pour faire le tour de la Lune et revenir sur Terre.
(Version française Kate Entringer, édité par Blandine Hénault)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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