Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous :

Le Journal Chrétien

Un média d’espérance

Inscription à la newsletter

L’Europe envisage des coupures de réseaux de téléphonie mobile

PARTAGER SUR :

par Mathieu Rosemain, Supantha Mukherjee et Elvira Pollina

PARIS/STOCKHOLM/MILAN (Reuters) – Situation jadis inconcevable, les utilisateurs de smartphones pourraient perdre inopinément tout signal de téléphonie mobile cet hiver dans certaines régions d’Europe si des coupures de courant ou des rationnements d’électricité affectent des parties du réseau.

Le tarissement par la Russie de ses livraisons de gaz à l’Europe, à la suite des sanctions occidentales à son encontre liées au conflit en Ukraine, fait craindre des pénuries d’électricité. En France, la situation est compliquée par la fermeture d’une grande partie du parc nucléaire pour des travaux de maintenance ou des problèmes de corrosion même si RTE, le gestionnaire du réseau de lignes à haute tension, juge que le risque de coupure ne surviendrait que dans des situations extrêmes et pourrait être évité en baissant légèrement la consommation nationale.

Des responsables du secteur des télécoms craignent qu’un hiver rigoureux en Europe ne mette à l’épreuve les infrastructures, contraignant les pouvoirs publics et les entreprises à prendre des mesures.

De nombreux pays européens ne disposent pas actuellement de suffisamment de systèmes électrogènes de secours pour faire face à de vastes coupures de courant, ont dit quatre responsables du secteur télécoms, ce qui pourrait provoquer des pannes de réseaux mobiles.

Les pays de l’Union européenne, notamment la France, la Suède et l’Allemagne, s’efforcent de faire en sorte que les télécommunications soient préservées même au cas où des coupures d’électricité finiraient par vider les batteries de secours installées sur des milliers d’antennes mobiles réparties sur leur territoire.

L’Europe dispose de près d’un demi-million de tours télécoms et la plupart sont équipées de groupes électrogènes de secours d’une durée d’environ une demi-heure.

FRANCE

Un plan élaboré par Enedis, gestionnaire du réseau de distribution d’électricité, envisage des coupures de courant de deux heures maximum dans le pire scénario, ont dit deux sources proches du dossier.

Selon un principe de « délestage tournant » évoqué le 1er septembre par la Première ministre Elisabeth Borne, de telles coupures n’affecteraient que certains endroits du pays, de manière alternée et les services essentiels tels que les hôpitaux, la police et les administrations seraient épargnées, ont dit les sources.

Le gouvernement, les opérateurs télécoms et Enedis, filiale d’EDF, ont discuté de la question au cours de l’été, ont dit le gouvernement et les sources.

La Fédération française des télécoms (FFT), qui représente notamment les opérateurs Orange, Bouygues Telecom et SFR (Altice), a pointé du doigt Enedis pour son incapacité à préserver les antennes mobiles d’éventuelles coupures de courant.

Enedis a refusé de s’exprimer sur le contenu des discussions avec les autorités.

Dans une déclaration transmise à Reuters, Enedis dit que tous ses clients réguliers sont traités sur un pied d’égalité en cas de pannes exceptionnelles.

Il précise être en mesure d’isoler certaines parties du réseau pour fournir des clients prioritaires tels que les hôpitaux, des sites industriels sensibles ou l’armée mais que c’est aux autorités locales d’ajouter les infrastructures télécoms à la liste des clients prioritaires.

« Nous allons peut-être améliorer notre connaissance du sujet d’ici cet hiver mais ce n’est pas facile d’isoler une antenne mobile » du reste du réseau, a dit un responsable du ministère des Finances au fait de ces discussions.

Un porte-parole du ministère des Finances a refusé de s’exprimer sur les discussions entre Enedis, les opérateurs télécoms et le gouvernement.

SUÈDE, ALLEMAGNE, ITALIE

Les compagnies télécoms en Suède et en Allemagne ont aussi exprimé leurs inquiétudes sur d’éventuelles pannes de courant auprès de leurs autorités respectives, ont dit plusieurs sources au fait du dossier.

L’autorité de régulation suédoise, PTS, travaille avec les opérateurs et d’autres administrations pour trouver des solutions, a-t-elle dit. Les discussions portent notamment sur ce qui se produira si l’électricité est rationnée.

PTS finance l’achat de stations portables de carburant et d’antennes relais mobiles en cas de coupures de courant durables, a dit un porte-parole de l’autorité.

L’organisme représentant les entreprises du secteur télécoms en Italie a dit à Reuters qu’il voulait que le réseau mobile soit exclu de toute mesure de coupure ou de rationnement d’électricité et qu’il entendait soulever cette question auprès du futur gouvernement appelé à être formé après les élections de dimanche dernier.

Les coupures de courant augmentent le risque de pannes de composants électroniques s’ils sont soumis à des interruptions brutales, a dit Massimo Sarmi, le patron de ce groupe de pression.

TRAFIC

Les équipementiers de réseaux Nokia et Ericsson travaillent avec les opérateurs mobiles pour trouver les solutions permettant d’atténuer l’impact d’éventuelles coupures d’électricité, ont dit trois sources proches du dossier.

Les deux groupes ont refusé de s’exprimer sur le sujet.

Les opérateurs européens doivent revoir le fonctionnement de leurs réseaux en limitant la consommation superflue d’électricité et en modernisant leurs équipements via des conceptions moins énergivores, ont dit les quatre responsables du secteur.

Pour économiser de l’électricité, les entreprises télécoms utilisent des logiciels qui optimisent le trafic, mettent en sommeil les antennes lorsqu’elles ne sont pas utilisées et éteignent différentes bandes de fréquences, ont dit les sources proches du dossier.

Les opérateurs travaillent aussi avec les gouvernements au niveau de chaque pays pour vérifier que des plans sont prévus afin de maintenir les services essentiels.

En Allemagne, Deutsche Telekom dispose de 33.000 tours mobiles et ses systèmes de génération d’électricité de secours ne peuvent en couvrir qu’une petite partie simultanément, a dit un porte-parole du groupe.

L’opérateur allemand aura recours à des générateurs mobiles fonctionnant essentiellement au diesel en cas de pannes de courant prolongées, a-t-il dit.

La France compte pour sa part environ 62.000 antennes mobiles et le secteur ne pourra pas toutes les équiper de nouvelles batteries, a dit Liza Bellulo, présidente de la FFT.

« Nous nous sommes peut-être un peu endormis sur nos lauriers dans une grande partie de l’Europe où l’électricité est assez stable et bonne », a dit un responsable du secteur télécoms. « Les investissements dans le domaine du stockage d’énergie ont peut-être été moindres que dans d’autres pays. »

(Reportage Mathieu Rosemain à Paris, Supantha Mukherjee à Stockholm et Elvira Pollina à Milan, avec Inti Landauro à Milan, version française Bertrand Boucey, édité par Kate Entringer)

tagreuters.com2022binary_LYNXMPEI8S0MP-BASEIMAGE

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
JE FAIS UN DON MAINTENANT

Les commentaires sont fermés.

LES ARTICLES LES PLUS LUS