Les résultats de Nvidia, test majeur pour la demande d’IA
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par Chavi Mehta
(Reuters) – Nvidia publiera mercredi ses résultats trimestriels et les investisseurs s’attendent à ce que le concepteur de puces annonce un chiffre d’affaires trimestriel supérieur aux estimations, la seule question étant de savoir dans quelle ampleur.
Le groupe américain a été le principal bénéficiaire de l’essor de ChatGPT et d’autres applications d’intelligence artificielle (IA) générative, qui sont pratiquement toutes alimentées par ses processeurs graphiques.
La capitalisation boursière de Nvidia a presque triplé cette année pour atteindre plus de 1.000 milliards de dollars, une première pour une entreprise de puces électroniques.
Mais cette hausse fulgurante en Bourse signifie que Nvidia a peu de marge de manoeuvre pour une quelconque déception liée à ses résultats. Toute prévision en deçà des attentes pourrait déclencher une déroute sur le titre, ont averti certains analystes.
La publication de Nvidia est d’autant plus attendue qu’elle pourrait à elle seule dicter l’orientation des marchés actions américains la semaine prochaine. La grande majorité de la progression du S&P 500 cette année est liée à la hausse de Nvidia et à celles d’autres grandes entreprises technologiques, sous l’effet de l’essor de l’IA.
« Je couvre la technologie depuis 1994 et je n’ai jamais vu un environnement où l’on dépend autant d’une seule entreprise », observe Inge Heydorn, chez GP Bullhound, qui détient des actions Nvidia et AMD.
« L’IA est vraiment le dernier pilier de la croissance et tout le monde en dépend. Si Nvidia montre des signes de faiblesse, nous pourrions assister à une correction assez importante du marché », prévient-il.
Selon des données Refinitiv, le fabricant de puces devrait donner une prévision d’une hausse d’environ 110% de son chiffre d’affaires au troisième trimestre, à 12,50 milliards de dollars.
Nvidia se négocie actuellement à près de 40 fois le bénéfice attendu pour les 12 prochains mois, contre 29 fois pour le concurrent AMD.
Les investisseurs surveilleront en particulier les ventes de l’unité de centres de données de Nvidia, où se trouve sa puce H100 très prisée et utilisée dans l’IA, pour voir si cette valorisation peut être justifiée.
LE FOSSÉ ENTRE L’OFFRE ET LA DEMANDE
D’après les analystes, Nvidia n’est en mesure de répondre qu’à la moitié de la demande. Sa puce H100 se vend au double de son prix initial de 20.000 dollars et cette tendance pourrait se poursuivre pendant plusieurs trimestres.
Néanmoins, des craintes subsistent quant à la croissance car une partie de la demande provient de la Chine, où les entreprises stockent des puces par crainte d’un renforcement des restrictions à l’exportation par les États-Unis.
« Je pense que le risque de perdre de l’activité en Chine n’est pas pris en compte dans les chiffres, ce qui perturbe quelque peu le tableau », indique Inge Heydorn.
Le fossé entre l’offre et la demande pourrait également inciter certains acheteurs à se tourner vers le rival AMD, qui cherche à concurrencer l’offre de Nvidia avec sa puce M1300X.
« Les puces d’AMD pourraient être jusqu’à 50% moins chères que les processeurs graphiques (GPU) de Nvidia et certains comme Meta ou Google pourraient vouloir réduire leurs coûts », estime Harsh Kumar chez Piper Sandler.
AMD prévoit de commencer à livrer sa puce au quatrième trimestre et pourrait contrôler environ 10% du marché des puces pour l’IA l’année prochaine, selon les analystes qui mettent toutefois en avant l’avance prise par Nvidia auprès de l’industrie.
« Historiquement, dans le secteur des semi-conducteurs, le leader détient toujours 70% ou 80% du marché, mais les clients veulent toujours avoir une deuxième source d’approvisionnement, afin que le leader ne pratique pas de prix excessifs, et cette deuxième source d’approvisionnement est AMD », explique Harsh Kumar.
(Reportage Chavi Mehta à Bangalore, rédigé par Aditya Soni; Blandine Hénault pour la version française, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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