Le chinois Tencent veut se renforcer au capital d’Ubisoft, selon des sources
par Julie Zhu et Selena Li
HONG KONG (Reuters) – Le géant chinois des jeux vidéos et des réseaux sociaux Tencent Holdings veut se renforcer au capital d’Ubisoft pour se renforcer sur le marché mondial des jeux vidéo, ont dit à Reuters quatre sources au fait du dossier.
Tencent, qui a acquis en 2018 une participation de 5% dans Ubisoft, a approché la famille Guillemot, fondatrice du groupe français, et lui exprimé un intérêt pour monter au capital de l’entreprise, ont indiqué les sources.
Tencent, dont on ne sait pas jusqu’à quelle participation il souhaiterait monter, deviendrait alors le principal actionnaire d’Ubisoft en cas de succès, ont précisé deux des sources.
Pour se renforcer, il pourrait débourser jusqu’à 100 euros par titre, ont indiqué deux des sources, soit une prime de 127% par rapport à la moyenne du cours de Bourse d’Ubisoft sur les trois derniers mois et proche de son cours le plus haut atteint en 2018 à 108 euros.
Tencent avait acquis en 2018 les 5% dans Ubisoft en payant 66 euros par action.
A la Bourse de Paris, l’action Ubisoft est montée en flèche à la suite de ces informations, gagnant 12,6663% à 47,41 euros vers 10h55 GMT alors qu’il évoluait autour de l’équilibre jusqu’alors.
Le titre Guillemot Corp, holding détenue par la famille Guillemot, grimpe au même moment de 7,1763%.
D’après trois des sources, Tencent souhaite se renforcer dans Ubisoft en rachetant une partie de la participation de 15% de la famille Guillemot.
Pour augmenter sa participation, Tencent souhaite aussi acquérir des titres auprès des autres actionnaires du créateur d' »Assassin’s Creed », ont encore dit les sources.
Selon le rapport annuel d’Ubisoft, le flottant du capital du groupe français s’élève à environ 80%.
Les détails de l’accord doivent encore être finalisés et sont susceptibles d’être modifiés, ont déclaré les sources qui se sont exprimées sous couvert d’anonymat dans la mesure où les informations sont confidentielles.
Tencent et Ubisoft n’ont pas souhaité faire de commentaires, tandis que des représentants de la famille Guillemot n’ont pas pu être joints dans l’immédiat pour commenter ces informations.
UN MARCHÉ CHINOIS HAUTEMENT CONCURRENTIEL
Tencent a soumis à la famille Guillemot une offre non contraignante décrivant les conditions de son investissement, a dit l’une des sources, avec un prix « bien supérieur » au cours actuel de la société en Bourse afin de contrer toute offre concurrente potentielle.
Cette approche de Tencent, dont les dirigeants sont venus en France en mai pour rencontrer la famille Guillemot, montre que les géants des jeux vidéo cherchent à tout prix à mettre la main sur des entreprises indépendantes de qualité, ont expliqué les sources.
S’il parvient à se renforcer au capital d’Ubisoft, la transaction permettra à Tencent de se renforcer à l’étranger, alors que la concurrence est rude sur le marché chinois des jeux et que le secteur a aussi été pénalisé par le durcissement de la réglementation chinoise du secteur technologique, qui s’est traduit par un arrêt de son expansion à l’international.
« Tencent est très déterminé à conclure l’accord car Ubisoft est un actif stratégique important pour Tencent », a souligné une source.
En mai dernier, le groupe chinois a indiqué que ses ventes en Chine avaient baissé de 1% au premier trimestre alors qu’elles avaient augmenté de 4% à l’étranger.
Depuis mai 2021, le régulateur chinois des jeux n’a accordé aucune nouvelle licence de jeu à Tencent avant de geler l’octroi de nouvelles licences pour une durée de près de neuf mois.
Depuis la reprise des octrois de licences en avril dernier, aucun des quatre derniers lots attribués n’a concerné Tencent.
A l’étranger, Tencent détient des participations dans les studios Epic Games et Riot Games. Le groupe a aussi acquis en 2016 une participation majoritaire dans Supercell, le créateur de « Clash of Clans », pour 8,6 milliards de dollars. Il détient aussi 9% du groupe de jeux vidéo britannique Frontier Developments.
Ubisoft a abaissé en juillet ses prévisions de croissance du chiffre d’affaires en raison de retards dans le lancement de nouveaux jeux.
(Reportage Julie Zhu et Selena Li à Hong Kong, avec Pamela Barbaglia à Londres, Sudip Kar-Gupta et Richard Lough à Paris, version française Matthieu Protard, édité par Jean-Michel Bélot)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


