L’avocate générale de la CJUE soutient l’amende contre Google pour abus de position dominante
par Foo Yun Chee
BRUXELLES (Reuters) – L’avocate générale de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) a proposé jeudi de rejeter le pourvoi formé par Google contre la sanction décidée en 2018 par l’exécutif européen à son encontre pour abus de sa position dominante.
Le Tribunal avait prononcé en 2022 une amende de 4,124 milliards d’euros.
Dans une décision de 2018, la Commission européenne avait déclaré que Google, le moteur de recherche internet le plus populaire au monde, avait abusé de sa position dominante en imposant aux fabricants d’appareils mobiles et aux opérateurs de réseaux mobiles des restrictions contractuelles anticoncurrentielles.
L’exécutif européen soulignait notamment que les fabricants ne pouvaient obtenir une licence pour l’App Store de Google que s’ils préinstallaient l’application de recherche générale Google Search et le navigateur Chrome de Google.
Bruxelles avait infligé au géant américain, détenu par Alphabet, une amende de 4,343 milliards d’euros, que le Tribunal a ramenée à 4,124 milliards d’euros quatre ans plus tard, ce qui a poussé Google à faire appel devant la CJUE.
Dans ses conclusions rendues publiques jeudi, l’avocate générale de la plus haute juridiction de justice de l’UE, Juliane Kokott, estime que la CJUE doit rejeter le pourvoi formé par Google et confirmer l’amende du Tribunal.
« Les arguments juridiques invoqués par Google ne sont pas fondés », a-t-elle déclaré dans un communiqué de presse.
Juliane Kokott a rejeté l’argument du groupe américain selon lequel la Commission européenne devrait comparer Google à un rival pour évaluer la situation concurrentielle.
Les juges de la CJUE, qui suivent généralement l’avis des avocats généraux, rendront leur décision dans les mois à venir.
« Nous sommes déçus par cet avis qui, s’il était suivi par la Cour, découragerait les investissements dans les plateformes ouvertes et nuirait aux utilisateurs d’Android, aux partenaires et aux développeurs d’applications », a déclaré jeudi un porte-parole de Google.
(Reportage Foo Yun Chee ; version française Diana Mandia)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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