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La Patagonie pourrait devenir l’eldorado des centres de données

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par Leila Miller

BUENOS AIRES, 7 septembre (Reuters) – La Patagonie argentine suscite un intérêt croissant auprès des investisseurs en quête de sites pour accueillir de très grands centres de données, attirés par le climat frais, les ressources en énergies renouvelables, le gaz de schiste et les vastes étendues de terres inoccupées.

Alors que les géants du cloud se heurtent dans certains pays à une opposition locale aux nouveaux centres de données, plusieurs projets émergent en Argentine dans une relative discrétion. Le pays n’a pas encore connu les controverses observées aux États-Unis, où les critiques dénoncent la pression exercée sur les réseaux électriques, l’environnement et les factures d’énergie.

Dans la province patagonienne de Neuquén, le producteur d’électricité Pampa Energia étudie un projet de ​centre de données à proximité de sa ‌centrale thermique de Loma de la Lata.

Le site pourrait consommer jusqu’à 500 mégawatts d’électricité provenant de Vaca Muerta, l’un des ​plus grands gisements de gaz de schiste au ⁠monde, a déclaré Ruben Turienzo, directeur commercial de la branche électricité du groupe.

Le site envisagé se trouve toutefois dans une zone où vivent des communautés mapuches, ‌historiquement opposées à plusieurs projets énergétiques.

Pampa Energia a commencé ‌à étudier ce projet, jusqu’ici non signalé, après avoir reçu au début de l’année des demandes de renseignements concernant de potentiels centres de données.

« Nous avons commencé à constater une demande plus concrète », a déclaré Ruben Turienzo.

LES RÉFORMES DE MILEI ATTIRENT LES INVESTISSEURS

L’intérêt pour l’Argentine intervient dans un contexte de relative stabilisation macroéconomique après des années de forte inflation. Depuis son arrivée au pouvoir en décembre 2023, le président Javier Milei a attiré ​d’importants investissements dans les secteurs pétrolier et minier grâce au régime d’incitations RIGI, qui offre des avantages fiscaux et une plus grande stabilité réglementaire.

« Il y a deux ans, personne ne parlait de l’Argentine », a déclaré Steve Sasse, vice-président pour l’Amérique latine chez datacenterHawk, un groupe d’analyse de marché basé au Texas.

En octobre dernier, OpenAI a annoncé un partenariat avec la société argentine Sur Energy en vue de développer un centre de données alimenté par des énergies propres, dont le coût pourrait atteindre 25 milliards de dollars (21 milliards d’euros) pour une capacité maximale de 500 MW.

En juillet, les autorités argentines ont annoncé la création d’un deuxième point d’atterrissage de câbles à fibre optique afin de renforcer l’attractivité de la Patagonie pour ce secteur.

L’Argentine ne compte actuellement que ⁠de petits centres de données, concentrés à Buenos Aires, et reste en retrait par rapport à ses voisins, alors qu’Amazon avance sur un mégacentre au Chili, Google en construit un en Uruguay et le Paraguay a annoncé en mai un ⁠projet soutenu par Taïwan.

Certains investisseurs pourraient toutefois attendrel’élection présidentielle de 2027, et suivent également de près le projet de « Super RIGI », un nouveau régime qui offrirait des avantages fiscaux encore plus importants.

« Si l’incertitude se dissipe et que les projets deviennent finançables, les investisseurs accepteront de prendre le risque », a déclaré Hadassa Lutz, cofondatrice de Cloud2Ground, un cabinet américain de conseil spécialisé dans les centres de données.

L’ATTRAIT DE LA PATAGONIE

Pampa Energia discute actuellement des prix de l’électricité avec plusieurs parties intéressées et espère conclure de premiers accords d’ici à la fin de 2026, a déclaré Ruben Turienzo.

Les investisseurs envisagent d’abord un projet pilote de 20 à 40 MW avant une montée en puissance progressive. Les infrastructures électriques nécessaires à un ⁠centre de ‌500 MW coûteraient près de 900 millions de dollars, a-t-il ajouté.

La province de Neuquén bénéficie d’un climat frais qui réduit les coûts de refroidissement, ainsi que d’un accès à l’hydroélectricité ⁠et au gaz de Vaca Muerta, a indiqué Ruben Etcheverry, secrétaire du conseil provincial du développement.

Selon lui, plusieurs acteurs ont manifesté leur intérêt, dont la société ​américaine FlexDomes. Son projet à Neuquén ​nécessiterait un investissement initial de 1,4 milliard de dollars pour une capacité de 120 MW, alimentée par l’énergie issue de Vaca Muerta, a indiqué Gabriel Obrador, représentant de l’entreprise en Argentine.

Plus au sud, dans la province de Chubut, le ​groupe polonais Green Capital prévoit un centre de données dont la première phase atteindrait 300 MW pour un coût de trois milliards de dollars, avant une capacité potentielle de 3.000 MW, selon Marta Zlotkowska, responsable du développement international du groupe.

L’entreprise loue actuellement près de 1.300 kilomètres carrés de terrains en Argentine afin d’y ‌développer des parcs éoliens et solaires, destinés à alimenter ​le projet sans recourir au réseau électrique national. Elle recherche encore des investisseurs et prévoit de demander son admission au régime RIGI en 2027.

Dans la province de Buenos Aires, Pampa Energia a conclu un accord pour fournir 30 MW ​pour la première phase d’un centre de données situé dans la zone franche de Bahia Blanca, ville réputée pour son potentiel éolien. Le concessionnaire du site a commencé la construction d’un parc technologique et espère conclure les accords d’investissement définitifs d’ici à la fin de 2026, a indiqué son directeur général Pablo Amarelle.

Les géants du cloud étudient aussi des projets d’expansion et explorent des « possibilités auparavant irréalisables », a déclaré Ariel Graizer, président de la Chambre argentine de l’internet.

LE DÉFI DES INFRASTRUCTURES

Si la Patagonie dispose de ressources énergétiques et d’un climat favorable, les infrastructures et la connectivité restent des obstacles majeurs.

« Ce n’est pas un produit qui attend simplement un acheteur. Encore faut-il le construire », souligne Hadassa Lutz.

Les spécialistes mettent en garde contre la tentation de confondre annonces et projets concrets.

« L’intérêt est là, et les acteurs sont nombreux, mais ⁠les projets doivent encore se matérialiser », a déclaré Gustavo Castagnino, directeur des affaires institutionnelles de Genneia.

En août, Emiliano Kargieman, cofondateur de Sur Energy, a déclaré à Bloomberg Linea qu’il travaillait avec la province de Neuquén pour identifier un site pour le projet de centre de données annoncé en octobre dernier.

« La balle est désormais dans le camp d’OpenAI pour signer le contrat définitif et lancer le ​projet », a-t-il indiqué.

Interrogé sur l’impact éventuel de la prochaine présidentielle argentine, il a répondu : « C’est une question à poser à OpenAI ».

(Rédigé par Leila ​Miller à Buenos Aires; version française par Aleksandra Kret, édité par Benoit Van Overstraeten)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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