La mission Crew-2 de la Nasa s’est envolée vers l’ISS
Une fusée SpaceX transportant un vaisseau Crew Dragon avec quatre astronautes à bord, dont le Français Thomas Pesquet, a décollé avec succès vendredi de Cap Canaveral, en Floride, pour une mission vers la Station spatiale internationale (ISS).
Cette mission « Crew-2 » de la Nasa est la deuxième effectuée par l’agence spatiale américaine vers l’ISS à l’aide d’une capsule Crew Dragon de la société fondée par Elon Musk.
La fusée s’est envolée du pas de tir 39A du centre spatial Kennedy à l’horaire prévu de 09h49 GMT. Les images ont été retransmises en direct à la télévision, via la chaîne NASA TV.
C’est la première fois qu’un équipage est propulsé vers l’ISS avec une fusée déjà utilisée.
Le voyage vers la station spatiale, qui tourne en orbite à quelque 400 km au-dessus de la Terre, dure environ 23 heures, l’arrivée de l’équipage étant attendue samedi.
Dix minutes après le décollage, une fois sortie de l’atmosphère, le deuxième étage de la fusée s’est détaché, propulsant la capsule pour un voyage à plus de 27.000 km par heure vers son point de destination.
Le premier étage de la fusée, quant à lui, est redescendu sur Terre et a atterri en toute sécurité sur une plate-forme flottante d’atterrissage dans l’Atlantique baptisée « Of Course I Still Love You ».
La mission « Crew-2 » est la deuxième effectuée par l’agence spatiale américaine à l’aide d’une capsule Crew Dragon depuis que les États-Unis ont recommencé à envoyer des astronautes dans l’espace depuis le sol américain l’année dernière, après avoir longtemps dépendu de la Russie, en raison de l’abandon de leur programme de navettes spatiales en 2011.
Il s’agit également du troisième vol habité lancé dans le cadre du partenariat public-privé entre la Nasa et SpaceX. Le premier vol était une mission d’essai aller-retour transportant seulement deux astronautes en orbite en mai dernier.
MISSION DE LONGUE DURÉE
Les quatre membres de l’équipe Crew 2 sont deux astronautes de la Nasa – le commandant de la mission, Shane Kimbrough, 53 ans, et la pilote Megan McArthur, 49 ans – ainsi que l’astronaute japonais Akihiko Hoshide, 52 ans, et le Français Thomas Pesquet, 43 ans, de l’Agence spatiale européenne.
Ce dernier, qui a déjà effectué une première mission à bord de l’ISS entre novembre 2016 et juin 2017, a confié s’attendre à un séjour « plus difficile », lundi lors d’une conférence de presse virtuelle de la Nasa, non pas tant sur le plan physique – « parce que j’ai l’impression d’être dans la meilleure forme de ma vie en ce moment », a-t-il dit – que sur le plan mental.
« La première fois, on part à l’aventure, on ne sait pas exactement ce qui va être difficile. La deuxième fois, on sait exactement à quoi on s’expose. Quand on a déjà couru un marathon, on sait que ça va faire mal », a expliqué l’ingénieur aéronautique français.
Thomas Pesquet et ses coéquipiers devraient passer environ six mois à bord de l’ISS pour mener des expériences scientifiques et de la maintenance avant de retourner sur Terre.
Les quatre membres de la mission Crew 1, qui ont rejoint l’ISS en novembre, doivent regagner la Terre le 28 avril.
La mission Crew 2 est la première dans l’histoire à recourir à une fusée déjà utilisée, le propulseur du premier étage étant le même que celui qui a mis la mission Crew 1 en orbite il y a cinq mois.
Les propulseurs réutilisables, conçus pour revenir sur Terre et atterrir en toute sécurité une fois séparés du reste de la fusée quelques minutes après le lancement, sont au coeur d’une stratégie de fusée réutilisable imaginé par SpaceX pour rendre les vols spatiaux moins onéreux.
(Steve Gorman à Los Angeles, version française Camille Raynaud, Jean-Stéphane Brosse et Claude Chendjou)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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