Files d’attente devant les magasins pour le lancement de la Nintendo Switch 2
par Sam Nussey et Tom Bateman
TOKYO (Reuters) – Les amateurs de jeux vidéo formaient des files d’attente jeudi devant les magasins pour le lancement de la Switch 2 de Nintendo, une nouvelle plateforme qui devrait rapidement connaître des pénuries, alors que la demande pour les consoles de nouvelle génération ne cesse de croître.
« Le niveau de la demande semble être très élevé », a observé Serkan Toto, fondateur de la société de conseil Kantan Games.
Dans le quartier commerçant d’Ikebukuro à Tokyo, des dizaines de personnes ayant participé à une loterie organisée par le distributeur Bic Camera ont fait la queue devant le magasin avant son ouverture.
« J’ai l’impression que je vais pleurer », a déclaré à Reuters Yumi Ohi, une livreuse de 30 ans venue de Saitama, ville adjacente à Tokyo, pour récupérer sa Switch 2.
« Étant donné qu’il s’agit d’une occasion spéciale, je voulais acheter (la Switch 2) dès sa date de sortie », a dit Shinichi Sekiguchi, un réceptionniste d’hôtel âgé d’une trentaine d’années.
A Paris, une file d’attente s’est formée dès mercredi soir devant le magasin Fnac Darty, situé près de la gare Saint-Lazare, dont les portes ont ouvert exceptionnellement juste après minuit pour le lancement de la Switch 2.
La première version de la console s’est vendue à 152 millions d’exemplaires depuis son lancement en 2017.
Avec le succès de « The Legend of Zelda » ou d' »Animal Crossing : New Horizons », la Switch de Nintendo est rapidement devenue une référence dans les consoles portables de salon.
Sa nouvelle version, la Switch 2, présente de nombreuses similitudes mais offre un écran plus grand et des graphismes améliorés.
« Le public beaucoup plus large des utilisateurs de la Switch devrait se traduire par une adoption plus forte dans la première partie de son cycle de vie », a déclaré Piers Harding-Rolls, analyste chez Ampere Analysis.
« Nintendo est mieux préparé cette fois-ci » pour faire face à la forte demande, a-t-il ajouté.
Le lancement de la Switch 2, vendue à 499,99 dollars (437,78 euros), représente un test de la chaîne d’approvisionnement pour Nintendo, le groupe japonais étant exposé aux menaces douanières du président américain Donald Trump.
Nintendo annonçait le mois dernier prévoir de vendre 15 millions de Switch 2 pour l’exercice en cours, ainsi que 4,5 millions de Switch.
Le président du Nintendo, Shuntaro Furukawa, a déclaré que Nintendo renforcerait sa capacité de production pour répondre à la forte demande et se concentrerait sur la promotion des ventes dans le but de dépasser les prévisions.
Nintendo a déclaré avoir reçu 2,2 millions de demandes pour sa loterie de vente de la Switch 2 sur son site My Nintendo Store au Japon. Les précommandes sur Target ont quant à elles été épuisées en moins de deux heures.
« Il faut compter des semaines, voire des mois, avant de pouvoir entrer dans un magasin et acheter une Switch 2 », a déclaré Serkan Toto, consultant chez Kantan Games.
Les attentes des investisseurs à l’égard du nouvel appareil sont tout aussi élevées.
Des inquiétudes demeurent cependant sur le fait de savoir si la dynamique de la Switch 2 sera maintenue.
« Le volume de jeux de première partie proposés au lancement n’est pas aussi important qu’il pourrait l’être, de sorte que certains utilisateurs plus occasionnels pourraient attendre de voir comment les jeux disponibles se développent au cours des un ou deux prochaines années avant de faire le saut », a déclaré Piers Harding-Rolls d’Ampere Analysis.
Ampere Analysis estime que les ventes de la Switch 2 dépasseront les 100 millions d’unités en 2030.
« Elden Ring » ou « Mario Kart World » seront disponibles sur Switch 2, à un prix de vente de 79,99 dollars aux États-Unis. Le prix des jeux a suscité des débats parmi les joueurs de jeux-vidéos.
« Je suis là depuis l’époque de la Super Nintendo Entertainment System et les jeux de cette époque étaient également chers, donc je pense que le prix est acceptable », a déclaré Akitomo Takahashi, un vendeur d’une quarantaine d’années qui allait récupérer sa Switch 2.
(Reportage Sam Nussey et Tom Bateman ; avec la contribution de Benoît Tessier ; version française Etienne Breban ; édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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