Etats-Unis: TikTok obtient un délai de Trump, qui en veut le contrôle partiel
par David Shepardson et Katie Paul
WASHINGTON (Reuters) – Donald Trump, investi lundi pour un second mandat à la présidence des Etats-Unis, a signé dès son retour à la Maison blanche un décret destiné à accorder un sursis de 75 jours à l’application de partage de vidéos TikTok, qui devait initialement mettre fin la veille à ses activités dans le pays.
En signant le décret, parmi un éventail de mesures annoncées dans les heures ayant suivi son investiture, Donald Trump a suggéré devant les journalistes présents dans le Bureau ovale que les autorités américaines devaient devenir propriétaires de la moitié des activités de TikTok aux Etats-Unis pour avoir maintenu l’application en service.
Le dirigeant républicain a prévenu qu’il pourrait imposer des surtaxes douanières à la Chine si Pékin venait à s’opposer à un accord entre Washington et TikTok à propos des opérations américaines de la plateforme.
Il s’agit d’un nouvel épisode dans le feuilleton autour de TikTok ces derniers jours, entre démarches juridiques et manoeuvres politiques, tandis que les millions d’utilisateurs américains de l’application s’interrogeaient sur le sort de celle-ci.
Donald Trump ordonne dans le décret signé lundi soir au département américain de la Justice de donner à son équipe suffisamment de temps pour « déterminer la marche à suivre » à l’égard de TikTok, demandant au département de ne prendre aucune initiative pendant un délai de 75 jours.
Un flou demeure toutefois sur la légalité de ce décret, alors que la loi exigeant la vente des activités américaines de TikTok sous peine d’interdiction dans le pays a été approuvée à une large majorité par le Congrès américain, promulguée par le prédécesseur de Donald Trump, Joe Biden, et confirmée à l’unanimité par la Cour suprême américaine.Aucune provision ne figure dans la loi pour autoriser Donald Trump à prolonger le délai initialement accordé à ByteDance, le groupe propriétaire de TikTok, pour céder les opérations américaines de la plateforme.
Les remous autour de TikTok s’inscrivent dans une période tendue dans les relations entre les Etats-Unis et la Chine, d’autant plus que Donald Trump a répété en amont de son investiture sa volonté d’imposer de vastes droits de douane sur les importations en provenance de Chine.
Donald Trump s’est toutefois dit disposé à discuter plus directement avec le président chinois Xi Jinping, n’excluant pas lundi soir d’effectuer une visite en Chine.
Il a dit imaginer que les autorités américaines prennent une participation de 50% dans TikTok et puisse ainsi contrôler les activités de la plateforme aux Etats-Unis.
Si aucun accord n’est approuvé par la Chine, a poursuivi le président américain, « il n’y a aucune valeur », l’application devant alors fermer aux Etats-Unis. « Donc si nous créons de la valeur, pourquoi n’aurions-nous pas droit à la moitié ? », a interrogé Donald Trump, estimant la valeur de l’entreprise à plusieurs centaines de milliards de dollars.
(Jasper Ward; version française Jean Terzian)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

