Ericsson voit une incertitude jusqu’en 2024, l’action dévisse
par Supantha Mukherjee
STOCKHOLM (Reuters) – Ericsson a fait état mardi d’une contraction de son chiffre d’affaires au troisième trimestre en raison d’une baisse de la demande d’équipements 5G en Amérique du Nord, et l’équipementier télécoms suédois a dit s’attendre à ce que l’incertitude pesant sur son activité de réseaux mobiles persiste jusqu’en 2024.
A la Bourse de Stockholm, l’action Ericsson plonge de 8,42% à 49,39 couronnes, après avoir touché un plus bas depuis 2017, contre un repli de 0,11% pour le Stoxx 600.
L’indice du secteur des télécoms en Europe abandonne au même moment 0,63%.
Ericsson, qui avait annoncé la semaine dernière ses résultats préliminaires marqués par une charge pour dépréciation de 2,9 milliards de dollars (2,75 milliards d’euros) liée à l’acquisition de Vonage, a déclaré anticiper des résultats pour le trimestre en cours similaires à ceux des trois mois précédents.
« Nous n’allons pas fournir de prévisions spécifiques pour 2024, car le calendrier de la reprise du marché est incertain », a déclaré à Reuters Carl Mellander, le directeur financier d’Ericsson.
Les équipementiers télécoms comme Ericsson et Nokia font face à un ralentissement des dépenses des opérateurs de télécommunications.
Dans ce contexte, Ericsson a décidé de relever son objectif de réduction des coûts de 11 milliards de couronnes suédoises (958 millions d’euros) à 12 milliards de couronnes.
« Nous avons prouvé que nous savions réduire les coûts (…) si le marché et nos résultats financiers l’exigent, nous pourrons en faire plus », a souligné Carl Mellander.
Les analystes de Jefferies ont dit s’attendre à une amélioration progressive des conditions du marché et à une poursuite de la réduction des coûts, ce qui permettrait un redressement de la rentabilité globale du groupe au cours des prochains trimestres.
Les ventes organiques dans le segment des réseaux en Amérique du Nord ont baissé de 60% par rapport à l’année dernière en raison de l’ajustement des stocks des clients et de la lenteur du déploiement des nouveaux équipements. L’Amérique du Nord ne représente désormais plus que 23% des ventes d’Ericsson, contre 48% auparavant.
Parmi les marchés du groupe, l’Inde a été l’un des rares à tirer son épingle du jeu avec un quadruplement des ventes, à environ 10 milliards de couronnes, mais ce rythme de croissance devrait ralentir l’an prochain.
« Nous avons produit à une vitesse record et certains des volumes prévus pour 2024 ont été avancés à 2023 (…) les volumes diminueront en 2024 en Inde », a expliqué Carl Mellander.
Le groupe a par ailleurs noté un retour de la croissance au Moyen-Orient.
« Même si dynamique à court terme est incertaine, nous sommes convaincus que la reprise viendra », a assuré Borje Ekholm, le directeur général d’Ericsson, cité dans un communiqué.
« Notre objectif est de faire d’Ericsson une entreprise plus rentable, en revenant à notre niveau cible de flux de trésorerie et en captant la prochaine vague majeure d’innovation dans les réseaux grâce à une activité de plateforme substantielle », a-t-il ajouté.
(Reportage Supantha Mukherjee à Stockholm, version française Augustin Turpin et Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


