ASML: L’incertitude commerciale pèse sur les perspectives de croissance pour 2026
VELDHOVEN (Reuters) – ASML, le plus grand fournisseur mondial d’équipements pour la fabrication de puces électroniques, a averti mercredi qu’il pourrait ne pas enregistrer de croissance en 2026, en raison notamment de l’incertitude des effets potentiels des droits de douane sur son activité.
Vers 11h03 GMT, le titre ASML cédait 7,19% et s’orientait vers sa pire journée depuis octobre, entraînant dans son sillage ASM International , BESI et Soitec.
L’incertitude des négociations douanières incite les fabricants de puces aux États-Unis à retarder la finalisation de leurs investissements locaux, a déclaré le directeur financier Roger Dassen lors d’une conférence de presse.
Des droits de douane de 30% sur les produits européens importés aux États-Unis pourraient faire grimper le prix d’une seule machine haut de gamme à 325 millions d’euros, contre 250 millions d’euros, a-t-il indiqué.
Au-delà d’une simple taxe sur une machine finie, les droits de douane peuvent s’accumuler pour ASML, car les pièces sont envoyées plusieurs fois des Pays-Bas vers les États-Unis.
« La clarté est ce que les clients recherchent avant de pouvoir vraiment finaliser leur point de vue sur ce qu’ils vont faire », a déclaré Roger Dassen, réitérant l’intention d’ASML de répercuter ces coûts.
Les analystes espéraient que le trimestre rassurerait sur les perspectives pour 2026, mais le groupe a prévenu que l’incertitude géopolitique pesait toujours sur ses objectifs.
CROISSANCE DES VENTES INCERTAINE
« Le niveau d’incertitude augmente, principalement en raison des développements macroéconomiques et géopolitiques. Et cela inclut, bien sûr, les droits de douane », a déclaré Christophe Fouquet, président-directeur général d’ASML, dans un entretien interne publié sur le site internet du groupe.
L’impact direct et indirect des droits de douane reste encore très incertain, selon le directeur financier Roger Dassen, qui a ajouté qu’ASML travaillait avec sa chaîne d’approvisionnement pour atténuer tout impact.
« Bien que nous nous préparions toujours à une croissance en 2026, nous ne pouvons pas la confirmer à ce stade », a déclaré Christophe Fouquet dans un communiqué.
Si elle se concrétisait, 2026 serait la première année de stagnation en plus d’une décennie de croissance ininterrompue du chiffre d’affaires depuis 2012.
Les réservations nettes du groupe néerlandais, un indicateur clef de l’industrie des semi-conducteurs, s’élèvent à 5,54 milliards d’euros au deuxième trimestre, alors que les analystes attendaient en moyenne 4,44 milliards d’euros, selon un consensus Visible Alpha.
Les machines de lithographie EUV d’ASML, essentielles à la production des puces de pointe utilisées dans les GPU de Nvidia et les Macs et iPhones d’Apple, représentent 42% de ces commandes, soit 2,3 milliards d’euros.
« Le deuxième trimestre est excellent de bout en bout », a déclaré l’analyste Michael Roeg de Degroof Petercam, citant la forte demande des fabricants de puces pour l’intelligence artificielle.
La demande chinoise est également restée élevée, représentant 27% de toutes les ventes de machines sur les trois derniers trimestres, les fabricants de puces du pays continuant à acheter des machines moins avancées en prévision d’un renforcement des restrictions à l’exportation américaines.
(Rédigé par Nathan Vifflin à Amsterdam ; version française Etienne Breban et Elena Smirnova, édité par Augustin Turpin et Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

