Plusieurs pays sur les traces des passagers qui ont débarqué du MV Hondius avant l’épidémie
Plusieurs pays s’emploient à localiser leurs ressortissants qui ont débarqué du navire de croisière frappé par une épidémie mortelle de hantavirus avant son immobilisation au large du Cap-Vert, afin d’éviter toute propagation de la maladie.
Trois personnes – un couple de Néerlandais et un Allemand – sont mortes à la suite de cette épidémie survenue à bord du MV Hondius. Sur les huit cas suspects recensés par ailleurs par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cinq sont désormais confirmés, a fait savoir l’instance jeudi. Trois restent à l’étude.
La souche virale identifiée par les experts médicaux est la souche andine de la maladie – rare -, transmissible d’humain à humain.
Le hantavirus est en général transmis par l’urine ou les excréments des rongeurs, rats ou souris. Il sévit notamment de manière endémique en Argentine, d’où est partie la croisière en mars.
Les passagers – une quarantaine selon le gouvernement néerlandais – qui ont débarqué le 24 avril lors d’une escale sur l’île britannique de Sainte-Hélène, dans l’océan Atlantique, ont tous été contactés, selon l’opérateur du navire, Oceanwide Expeditions. Ils sont originaires d’au moins 12 pays, précise la compagnie néerlandaise. Parmi eux sept Britanniques et six Américains.
Le premier cas de contamination a été signalé début mai.
Oceanwide Expeditions tente désormais de retracer le parcours et de localiser l’ensemble des passagers et membres d’équipage – environ 150 – qui ont embarqué ou débarqué à la faveur d’escales depuis le début du périple, le 20 mars, au départ d’Ushuaïa, capitale de la province argentine de la Terre de Feu et ville la plus australe du monde.
UNE CONTAMINATION SUR UN VOL KLM?
Le couple de Néerlandais décédés – considérés comme les premiers cas de contamination – avait embarqué le 1er avril sur le MV Hondius. L’homme est décédé le 11 avril à bord du navire, son épouse était au nombre des personnes ayant débarqué. Elle-même tombée malade, elle a succombé avant de pouvoir regagner les Pays-Bas.
La compagnie aérienne néerlandaise KLM a indiqué mercredi que cette femme s’était brièvement retrouvée à bord d’un avion de la compagnie à Johannesburg le 25 avril mais que le personnel de bord l’avait fait débarquer en raison de son état de santé.
L’infection à hantavirus peut provoquer un grave syndrome respiratoire aigu.
Selon la chaîne RTL, une hôtesse de l’air de KLM qui avait été en contact avec la veuve a depuis été admise dans un hôpital d’Amsterdam après avoir présenté des symptômes compatibles avec une infection par hantavirus.
Le ministère néerlandais de la Santé a confirmé qu’une ressortissante du pays avait été hospitalisée et indiqué qu’elle serait testée, sans toutefois préciser ni sa profession ni les personnes avec lesquelles elle aurait pu être en contact.
Les membres d’équipage et passagers qui ont aidé la défunte sont contactés quotidiennement aux fins de contrôle médical, ont fait savoir les autorités néerlandaises à la chaîne de télévision publique NOS.
L’agence fédérale américaine de contrôle et de prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention) dit suivre de près la situation des croisiéristes américains, ajoutant que le risque pour le public aux Etats-Unis est extrêmement faible à ce stade. La Géorgie (deux ex-passagers asymptomatiques), l’Arizona (un ex-passager asymptomatique), et la Californie (« plusieurs » passagers) seraient concernés, selon les autorités locales et les médias.
Trois patients ont été évacués du bateau mercredi : deux ont été hospitalisés aux Pays-Bas, le troisième en Allemagne.
CINQ FRANÇAIS
Parmi les autres pays concernés, la Suisse (une personne hospitalisée depuis lundi dans le pays présentant des symptômes suspects), le Danemark où un ressortissant de retour de la croisière est à l’isolement, mais aussi la France.
Cinq Français comptent parmi les passagers toujours à bord.
L’un d’eux a été en contact avec une personne tombée malade mais ne présente actuellement aucun symptôme, a déclaré jeudi sur RTL le ministre des Affaires étrangères Jean‑Noël Barrot.
« Ils se portent bien », a-t-il précisé, ajoutant que la France programmait leur rapatriement dans le respect des protocoles de l’OMS.
Le MV Hondius a pris mercredi la direction de l’Espagne et devrait accoster dimanche à Tenerife, plus grande île de l’archipel des Canaries, a indiqué le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).
Aucune personne à bord ne présente désormais de symptômes du hantavirus, a précisé l’ECDC, dont les experts font partie de l’équipe médicale présente sur le bateau. L’agence a ajouté qu’elle travaillait avec les autorités espagnoles pour finaliser un protocole de débarquement.
Une fois à Tenerife, si leur état de santé le permet, tous les passagers non espagnols seront rapatriés dans leurs pays respectifs, tandis que 14 ressortissants espagnols seront placés en quarantaine dans un hôpital militaire à Madrid.
En Argentine, le ministère de la Santé a annoncé une opération de capture de rongeurs à Ushuaïa afin de procéder à des analyses.
(Bart Meijer et Ingrid Melander, avec Toby Sterling, version française Bertrand Boucey, Benjamin Mallet et Sophie Louet, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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