ODD : le Cameroun prépare la 7ème enquête MICS pour évaluer ses progrès sociaux
ODD : le Cameroun prépare la 7ème enquête MICS pour évaluer ses progrès sociaux
Le 18 septembre 2025, le ministère de la Santé publique a accueilli la première session du groupe de coordination et de suivi de l’Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS 2024), la septième du genre. Pilotée par l’Institut national de la statistique (INS), avec l’appui de partenaires techniques et financiers, cette opération vise à fournir des données fiables et actualisées sur la situation des ménages, des femmes et des enfants, apprend-on. Le ministère souligne que les résultats attendus permettront de suivre « les progrès » du pays dans la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD), en offrant « aux pouvoirs publics des éléments nécessaires pour mieux orienter leurs interventions dans les domaines de la santé, de la nutrition, de l’éducation et de la protection sociale ».
L’ODD 3, qui garantit l’accès universel à la santé et au bien-être, reste un axe majeur. Le Cameroun a enregistré des avancées en matière de vaccination infantile et dans la lutte contre certaines maladies transmissibles. Mais la mortalité maternelle et néonatale demeure élevée, et l’accès équitable aux soins reste limité, surtout dans les zones rurales. L’ODD 4, sur l’éducation, constitue une autre priorité. Selon les chiffres de l’INS, le taux de scolarisation au primaire atteignait 96 % en 2021-2022. Toutefois, les inégalités se creusent au secondaire, où les filles en milieu rural sont les plus touchées par le décrochage scolaire.
S’agissant de l’ODD 5, consacré à l’égalité entre les sexes, le Cameroun a mis en place plusieurs politiques en faveur de l’inclusion des femmes. Mais leur présence dans les instances décisionnelles reste faible et certaines pratiques discriminatoires perdurent. Pour y remédier, la MICS 2024 devra intégrer des indicateurs sensibles au genre afin de mieux mesurer les écarts et de renforcer les mécanismes de budgétisation en faveur des femmes et des filles.
La lutte contre les inégalités, au cœur de l’ODD 10, reste également un défi. D’après l’INS, « près de deux Camerounais sur cinq vivent en dessous du seuil national de pauvreté, estimé à 813 FCFA par jour et par personne ». Avec ce seuil, « ce sont environ dix millions de personnes qui vivent dans la pauvreté en 2022, pour une population totale estimée à environ 27 millions d’habitants », selon les résultats de la 5ᵉ Enquête camerounaise auprès des ménages (ECam5), publiés le 24 avril 2024.
Les travaux de la MICS 2024 s’étendront jusqu’en octobre 2026 et actualiseront les données de la dernière enquête, réalisée en 2018. D’ici là, plusieurs recommandations ont déjà été émises, comme l’intégration des données climatiques dans les bases de l’INS et la création d’un sous-comité technique pour un suivi renforcé. « Cette première session marque une étape décisive vers la réalisation du MICS 2024, une enquête stratégique qui permettra au Cameroun de disposer d’indicateurs fiables pour orienter les politiques publiques et améliorer les conditions de vie des populations, en particulier celles des enfants et des femmes », soutient le ministère de la Santé publique.
Avec Stopblablacam/ Le Journal Chrétien
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

