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Loi bioéthique : le risque de pénurie de gamètes

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PARIS (Reuters) – « A l’heure actuelle, les donneurs ne sont pas rassurés et ceux qui sont inquiets ne se présentent plus » : l’ouverture annoncée de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes et la levée de l’anonymat des donneurs de gamètes suscitent des interrogations en France sur l’autosuffisance de ces dons.

Ces deux dispositions, réclamées de longue date par les personnes nées par PMA (procréation médicalement assistée) avec donneur, mais décriées dans les rangs de la droite et de l’Eglise catholique, figurent dans le projet de loi bioéthique dont l’examen débute ce mardi à l’Assemblée nationale.

Qualifiées de « révolutions », elles pourraient aggraver la pénurie de dons d’ovocytes et la situation « en flux tendu » des dons de sperme, observe notamment Nathalie Rives, présidente de la Fédération des centres d’études et de conservation des oeufs et du sperme (Cecos).

Pour répondre à la demande des 3.000 couples qui s’inscrivent chaque année pour bénéficier d’une assistance médicale à la procréation avec tiers-donneur, il faudrait en effet 1.400 dons d’ovocytes et 300 dons de spermatozoïdes chaque année, selon l’Agence de la biomédecine (ABM).

En 2016, seuls 746 dons d’ovocytes et 363 de spermatozoïdes ont été effectués, un nombre qui ne « permet pas de répondre aux besoins de tous ces couples dans les meilleurs délais », soulignait l’agence fin 2018 – et ce sans compter les 2.000 femmes supplémentaires qui devraient, selon le gouvernement, être concernées chaque année par l’extension de la PMA.

Dans ce contexte, « Dire ‘non, il ne se passera rien’, c’est ignorer la situation », alerte Nathalie Rives, également responsable du Cecos de Rouen (Seine-Maritime). « Il va y avoir du changement, une augmentation dans les demandes et une baisse temporaire de recrutement de donneurs ».

INSTABILITÉ

« Il est certain qu’il y aura une période d’instabilité dont on ne connaît pas la durée et dont on ne sait pas si elle va conduire à une pénurie, mais il y aura une période d’instabilité », ajoute-t-elle.

A la hausse des demandes de dons devrait en effet s’ajouter la potentielle réserve des donneurs traditionnels, peu désireux de dévoiler leur identité, un scénario esquissé dès juillet par le Conseil d’Etat qui a estimé que la levée de l’anonymat pourrait « décourager les donneurs ou à tout le moins avoir un impact, difficile à anticiper, sur les dons de gamètes ».

« Il va falloir recruter des profils de donneurs différents qui accepteront que leur identité soit communiquée », estime Nathalie Rives. « Or, selon des études que nous avons menées, seuls 30% des donneurs actuels accepteraient de donner si les conditions d’anonymat changeaient, mais il faut être prudent : il y a une différence entre dire qu’on le ferait et le faire réellement ».

« Sur les trois donneurs que j’ai reçus ces 15 derniers jours, un m’a dit qu’il était contre la levée de l’anonymat, un autre qu’il y était favorable et le troisième avait besoin d’y réfléchir avant de prendre une position », confirme l’ingénieure en biologie Isabelle Berthaut dans son bureau du Cecos de Tenon (Paris), à quelques portes des imposantes cuves d’azote liquide dans lesquelles sont conservés les échantillons de dons de gamètes.

LA PROBLÉMATIQUE DE LA GRATUITÉ

Face au risque de manque de dons ressurgit le serpent de mer de la fin de la gratuité, principe qui, comme le soulignait en juin 2017 le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), n’est pas sans « conséquences en termes de réponse aux demandes. »

A ce stade, l’exécutif refuse l’option d’une rémunération au nom des « principes éthiques fondamentaux ».

Pour tenter d’inverser la tendance, reste la campagne d’information et de sensibilisation, à l’image de celle lancée en 2018 avec pour message « Des spermatozoïdes j’en ai des millions, je ne vois pas pourquoi je les garderais pour moi alors que d’autres en ont besoin ».

Le gouvernement a également fini par accepter de donner un délai aux Cecos avant la destruction des stocks de sperme existants pour tenter de limiter les risques de pénurie, selon le professeur Rachel Lévy, du Cecos Tenon.

Une fois la loi promulguée et pendant environ 13 mois, l’ancien stock pourra donc toujours être utilisé – le principe d’anonymat demeurera – mais les anciens donneurs pourront se manifester s’ils souhaitent intégrer le nouveau régime dans lequel les enfants nés de dons pourront accéder aux données « non-identifiantes » (âge, caractéristiques physiques) et l’identité du donneur (nom, prénom et date de naissance).

Le don sera ensuite ouvert aux nouveaux donneurs pendant un laps de temps suffisant pour constituer un stock « nouveau régime » et permettre à terme la destruction de l’ancien stock.

« On est tous investis pour que tout se passe le mieux possible, maintenant la condition c’est qu’il y ait des moyens humains et des moyens en terme d’équipement par rapport à ces nouvelles activités », prévient Rachel Lévy, qui a cosigné une lettre en juin adressée à la ministre de la Santé Agnès Buzyn demandant « une valorisation budgétaire des centres de PMA ».

(Edité par Sophie Louet)

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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