L’exécutif planche sur le déconfinement, même lointain
Déconfinement total ou partiel? par tranche d’âge? par région? : l’exécutif français planche sur les différents scénarios possibles de sortie de crise sanitaire avec l’espoir de présenter sa stratégie « dans les jours qui viennent » pour une mise en oeuvre qui elle « n’est pas pour demain ».
Mesure inédite en temps de paix, le confinement obligatoire a été instauré le 17 mars en France pour tenter de contenir la progression de l’épidémie du coronavirus qui a fait selon le dernier bilan près de 5.400 décès dans le pays.
Ce dispositif, qui limite drastiquement les déplacements et oblige toute personne sortant de chez elle à présenter un justificatif aux forces de l’ordre, a paralysé de nombreux secteurs économiques et pourrait faire perdre jusqu’à trois points de produit intérieur brut (PIB) à la France cette année.
QUELLE ÉCHÉANCE?
A ce stade, l’exécutif reste prudent sur la date de levée du confinement. Initialement prévu pour durer deux semaines, le dispositif a d’ores et déjà été prolongé de deux semaines, jusqu’au 15 avril, et le Premier ministre Edouard Philippe a prévenu jeudi soir qu’il serait « probablement » maintenu au-delà sans donner plus de précisions.
Ce scénario serait conforme à la recommandation du conseil scientifique sur le Covid-19 qui avait estimé fin mars que le confinement pourrait durer « jusqu’à six semaines au moins. »
« Nous espérons pouvoir présenter une stratégie de déconfinement dans la semaine, les jours qui viennent pour pouvoir donner une perspective à nos concitoyens », a indiqué Edouard Philippe mercredi lors d’une audition par des députés.
QUELLES SONT LES CONDITIONS D’UNE LEVÉE?
La levée dépendra « d’éléments dont nous ne disposons pas aujourd’hui », a prévenu le Premier ministre, évoquant notamment l’éventualité de traitements éprouvés et la capacité à tester. « Le déconfinement dépendra aussi de la façon dont le virus aura circulé. Quelle proportion (de Français) seront immunisés ? »
Les scientifiques s’accordent pour dire que l’immunité collective est atteinte lorsque 60% de la population a été en contact avec le virus. Pour savoir si ce taux est atteint, l’exécutif mise sur l’arrivée de tests sérologiques (par prélèvement sanguin), à même de donner une idée de la proportion des Français ayant été en contact avec le virus.
QUELLE FORME?
« Il est probable que nous ne nous acheminons pas vers un déconfinement qui serait général et absolu, en une fois, pour tout le monde », a prévenu Edouard Philippe, qui a demandé « à plusieurs équipes de travailler sur cette question en étudiant l’opportunité, la faisabilité d’un déconfinement qui serait régionalisé, qui serait sujet à une politique de tests, en fonction, qui sait, de classes d’âge ».
Les régions pourraient donc ne pas sortir en même temps du confinement qui pourrait être dans un premier temps être levé dans les régions touchées en premier, à savoir le Grand-Est.
Les personnes âgées pourraient quant à elles devoir rester confinées plus longtemps. « Le seuil peut être placé à 65, 70 ans, un seuil qui détermine les gens pour qui il faudra rester extrêmement prudent car s’ils étaient à nouveau exposés au virus ils seraient plus à même de faire des formes graves », a déclaré le professeur Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique, sur Europe 1 jeudi.
QUELLE PLACE POUR LE « TRAÇAGE NUMERIQUE »?
Pour faciliter le déconfinement et éviter toute reprise de l’épidémie, le gouvernement réfléchit à la mise en place d’une application mobile mais uniquement sur « le fondement d’un engagement volontaire. Selon Les Echos, l’exécutif pourrait s’inspirer de l’application « TraceTogether » lancée par Singapour mi-mars et fonctionnant via bluetooth, et qui permet aux utilisateurs de savoir s’ils ont croisé la route d’une personne contaminée et dans ce cas, de se confiner.
« Cette solution, qui repose sur le consentement, serait compatible avec le règlement général sur la protection des données (RGPD) », a souligné le PDG d’Orange, Stéphane Richard, dans une tribune publiée dans Le Monde cette semaine.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

