France: Projet de loi sur l’extension du pass sanitaire le 13 octobre
Un projet de loi visant à poser un cadre juridique permettant de prolonger ou rétablir si nécessaire le « pass sanitaire » au-delà de la date actuellement prévue du 15 novembre sera présenté le 13 octobre en conseil des ministres, a-t-on appris lundi de source proche du Premier ministre Jean Castex.
Le pass sanitaire, obtenu grâce à un schéma vaccinal complet, un test PCR ou antigénique négatif, ou une preuve de rétablissement du COVID-19 récente, est devenu le pilier de la politique sanitaire du gouvernement français pour éviter de nouvelles mesures plus restrictives comme le confinement.
Compte tenu du succès de la campagne de vaccination – la France a passé le cap des 50 millions de primo-vaccinés, soit plus de 85% de la population éligible -, le président Emmanuel Macron n’a pas exclu une levée de l’obligation de pass sanitaire dans certains territoires où le nouveau coronavirus ne circule quasiment plus.
Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a cependant mis en garde sur le fait que le gouvernement ne devait pas « baisser la garde » trop rapidement, surtout à l’approche de l’hiver et dans les territoires où la vaccination a pris du retard.
« Le président de la République a évoqué la possibilité d’alléger le pass de façon territorialisée. (…) Ce n’est pas contradictoire avec le fait de rester armés contre l’épidémie », souligne-t-on dans l’entourage de Jean Castex.
« Pour rester armés, il faut garder la possibilité de pouvoir maintenir (le pass sanitaire) en totalité ou en partie, ou de le réinstaurer en cas de nouvelle vague épidémique. Et pour cela il faut une nouvelle loi qui autorise le gouvernement à appliquer le pass par décret », ajoute-t-on.
Alors que la prorogation de cette mesure pourrait provoquer des débats houleux au Parlement après la présentation du projet de loi en conseil des ministres le 13 octobre, on souligne à Matignon que le texte de loi devra être voté suffisamment tôt pour permettre sa promulgation « avant le 15 novembre ».
(Reportage Elizabeth Pineau, rédigé par Tangi Salaün, édité par Bertrand Boucey)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


