France : les autorités mobilisées pour contenir la propagation du Covid-19
Conseil de défense spécial à l’Elysée dédié au COVID-19, réquisition de stocks de masques de protection, encadrement des prix des gels hydroalcooliques, rencontre avec les acteurs de la recherche …les autorités françaises sont mobilisées pour limiter la propagation du coronavirus qui s’étend de plus en plus à de nouvelles zones jusque-là épargnées sur l’Hexagone.
Quatre-vingt-douze nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été enregistrés par rapport à mercredi, portant ainsi le nombre total de personnes infectées en France à 377, a annoncé jeudi le ministère de la Santé.
Jusqu’à ce jour, toutes les régions métropolitaines françaises sont désormais touchées. Six personnes infectées sont décédées dans le pays, depuis le 24 janivier.
« L’épidémie se traduit par une transmission soutenue partout sur le territoire. Les médecins généralistes voient des cas partout », a déclaré lundi dernier le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.
Pour freiner cette progression rapide de l’épidémie, les autorités françaises s’activent en annonçant plusieurs mesures de prévention et d’accompagnement.
Parmi ces mesures figurent l’interdiction de tout « rassemblement de plus de 5.000 personnes en milieu confiné », une décision qui a entraîné l’annulation de plusieurs activités culturelles, notamment des spectacles ou encore le salon du Livre à Paris, la fermeture de crèches et d’écoles dans les zones touchées, comme l’Oise et le Morbihan (Bretagne), et encore l’interdiction des voyages scolaires à l’étranger.
Le gouvernement a décrété la réquisition de stocks et la production de masques de protection contre la diffusion du coronavirus pour « assurer l’accès prioritaire aux professionnels de la santé et aux patients atteints par le coronavirus ». Un décret sera également pris pour encadrer les prix des gels hydroalcooliques qui ont flambé depuis en raison de COVID-19, a annoncé mercredi le ministre français de l’Economie et des Finance, Bruno Le Maire.
Des mesures beaucoup plus contraignantes pourraient être envisagées à un stade épidémique. « On prépare la phase épidémique, si elle arrive, elle permettrait dans une version un peu maximaliste de procéder à des restrictions dans les transports », a déclaré sur Europe 1, Jean Baptiste Djebbari, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Transports.
Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement a indiqué mercredi qu’il sera difficile d’éviter la phase épidémique du coronavirus qui est le stade d’alerte de niveau 3.
Ce possible passage du stade d’alerte de niveau 2 au niveau 3 de l’épidémie préoccupe les autorités qui enchaînent des réunions de crise sur l’évolution du virus.
Un Conseil de défense s’est tenu mercredi au Palais de l’Elysée, suivi d’un Conseil des ministres, tous deux consacré à ce sujet. Le président français Emmanuel Macron a rencontré jeudi après-midi à l’Elysée les grands acteurs de la recherche publique et privé pour faire « le point sur les tests de diagnostic, les traitements et les vaccins contre le COVID-19 en cours de recherche », selon la présidence française.
Le gouvernement a déjà alerté les autorités sanitaires sur la conduite à tenir, dans un guide méthodologique de préparation au risque épidémique du COVID-19, ayant pour objectif de « répartir équitablement la pression exercée pendant le scénario épidémique ».
Outre les conséquences liées à la santé des personnes, la mobilisation des autorités s’explique aussi par l’impact que peut avoir l’épidémie du coronavirus sur la croissance en France.
M. Le Maire a indiqué le lundi 2 mars sur la télévision qu’il s’attendais à un impact sur la croissance de la France en 2020 « beaucoup plus significatif » que ses prévisions précédentes, à savoir 0,1 point de la croissance du PIB français. « L’épidémie s’étend au-delà des frontières de la Chine, ce chiffre pourra être plus élevé en fonction de l’évolution de la situation sanitaire », a expliqué le ministre.
Mesurant l’ampleur des conséquences du coronavirus sur l’activité économique des PME, les secteurs stratégiques du tourisme et du commerce, le gouvernement a annoncé des mesures immédiates pour soutenir les entreprises françaises, y compris l’étalement des charges sociales et fiscales et le recours à la l’activité partielle. Le coronavirus a été considéré comme cas de force majeur pour les entreprises, donc pas de pénalités pour les entreprises en cas de retard sur la livraison des marchés publics de l’Etat.
A ces mesures s’ajoute la décision de l’Etat de faciliter les crédits bancaires aux entreprises. Selon les spécialistes des questions économiques de la chaine publique France 2, la banque publique d’investissement va se porter garant pour les prêts de trésorerie dans toutes les PME, avec une garantie exceptionnelle jusqu’à 70% de l’emprunt.
La Banque de France aussi va aider les entreprises en difficulté, « à renégocier leur contrats et leurs crédits », informe la même chaîne TV qui a estimé la perte pour les entreprises françaises à un milliards d’euros depuis l’apparition du COVID-19.
La rapide progression du coronavirus inquiète les populations, notamment ceux vivants dans les foyers épidémiques. Selon le dernier sondage Elabe-Berger Levraut/BFMTV, la propagation de l’épidémie inquiète 53% des Français. 52% des sondés estiment que la France n’est pas prête face à une éventuelle propagation du coronavirus et 85% des Français pensent que le coronavirus aura un impact important sur l’économie, indique l’enquête.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

