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Extension du « pass sanitaire » dans les lieux publics en France

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Restaurateurs et bistrotiers ont contrôlé lundi le « pass sanitaire » de leurs clients, se conformant ainsi à la loi relative à la gestion de la crise sanitaire qui entrait en vigueur le 9 août, mais constatant, pour certains, une baisse de la fréquentation.

Jusqu’au 15 novembre, l’accès aux bars et restaurants, y compris en terrasse, aux établissements de santé ou encore aux transports publics pour les longs trajets est subordonné à la présentation d’une attestation (sous format papier ou numérique), prouvant l’immunisation contre le COVID-19 (acquise après guérison ou par vaccination) ou le résultat négatif d’un test de dépistage récent du coronavirus SARS-CoV-2.

Ces mesures, approuvées par le Conseil constitutionnel trois jours auparavant, doivent permettre, selon le gouvernement, de ralentir la progression de l’épidémie de coronavirus liée à la propagation du variant Delta, plus contagieux que les autres souches détectées jusque-là.

Le pass sanitaire « est la moins pire des solutions pour pouvoir concilier les libertés d’aller et venir, d’aller dans des restaurants, d’aller profiter de la vie culturelle et puis en même temps de sortir collectivement de cette crise sanitaire qui dure », a expliqué sur France Inter le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

Certains restaurateurs ont déploré malgré tout une baisse de la fréquentation de leur établissement.

« Certains habitués ne sont pas venus prendre leur café ce matin et je sais que c’est à cause du ‘pass sanitaire' », a dit à Reuters Alex Bacha, gérant du Cosy une brasserie située en face de la gare Montparnasse à Paris.

« On sait que ça va pénaliser les cafés et les restaurants ce pass. Beaucoup de gens n’iront pas se faire vacciner simplement pour pouvoir prendre un café en terrasse », a-t-il ajouté.

Le gérant du café le « Vrai Paris » sur Montmartre, Romain Dicrescenzo, a fait savoir qu’il avait refusé des dizaines de clients en matinée. Certains avaient oublié leur « pass sanitaire », d’autres n’étaient pas vaccinés. Il prend néanmoins la situation avec philosophie.

« Ça ne me dérange pas car aujourd’hui on est obligé d’avoir ça pour vaincre le virus », a-t-il dit à Reuters.

DES CONTRÔLES POLICIERS

Quelques contrôles policiers ont été réalisés dans la capitale afin de faire de la pédagogie, selon la préfecture de police de Paris. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal avait effectivement dit qu’une « période de rodage » allait être mise en place. Environ un quart des trains devaient également être contrôlés ce lundi, selon le ministre des Transports.

« Je ne sais absolument pas à quoi ça sert. On est en terrasse, on est deux, il n’y a personne autour, c’est l »absurdistan’ numérique poussé déjà assez loin », a réagi Didier, un client attablé à une terrasse de café dans le 11e arrondissement de Paris, après un contrôle policier.

Un usager qui ne présente pas son pass ou propose à quelqu’un l’utilisation de ses documents encourt une amende de 135 euros pour une première infraction et de 3.750 euros et six mois d’emprisonnement pour une troisième infraction constatée dans un délai de 30 jours.

Un responsable d’établissement qui ne contrôlerait pas un « pass sanitaire » encourt une fermeture des lieux pour une durée de sept jours s’il ne se met pas en conformité après une première mise en demeure. Au-delà de trois manquements constatés dans un délai de 45 jours, l’exploitant risque un an de prison et 9.000 euros d’amende.

Sur la dizaine de restaurateurs à qui Reuters s’est adressé en matinée, la moitié a dit qu’elle ne comptait pas contrôler les clients de manière exhaustive.

Alex Bacha admet qu’il ne vérifie pas « le pass sanitaire » des clients qui commandent un simple café au bar et restent peu de temps. « Je ne peux pas me permettre de les perdre », dit-il.

Ce pass s’applique déjà depuis le 21 juillet dans les lieux culturels et de loisirs rassemblant plus de 50 personnes. Dans les grands magasins et centres commerciaux, l’obligation de le présenter s’applique pour ceux dont la taille dépasse 20.000 mètres carrés et sera décidée au cas par cas par les préfets.

OPPOSITION D’UNE PARTIE DE LA POPULATION

Au-delà du 30 août, le « pass sanitaire » s’appliquera également aux salariés travaillant dans les établissements où il est demandé aux usagers.

Les salariés ne disposant pas d’un pass valide à compter de cette date peuvent poser des jours de congé et de RTT le temps de l’obtenir ou se mettre en télétravail à 100% si leur poste le permet. Ils peuvent également convenir avec leur employeur d’être affectés temporairement sur un poste non soumis au pass.

Si aucune de ces solutions n’est possible, leur contrat de travail sera suspendu, ainsi que leur rémunération.

La loi met aussi en place une obligation vaccinale d’ici au 15 septembre pour les personnels susceptibles d’être en contact régulier avec des publics âgés ou fragiles : soignants, professionnels du secteur de la santé ou du médico-social, pompiers, ambulanciers et employés à domicile.

Ces mesures suscitent l’opposition d’une partie de la population et de certains syndicats.

Plus de 237.000 manifestants ont ainsi défilé dans les rues samedi pour la quatrième semaine consécutive afin de réclamer le retrait de la loi. La participation – importante pour la période estivale selon les autorités – augmente chaque semaine.

Le syndicat Sud Santé Sociaux a déposé un préavis de grève nationale courant du 4 août au 3 septembre et la CGT appelle à une grève nationale illimitée à compter de ce lundi. L’un des principaux syndicats de pompiers professionnels, la FA SPP-PATS, a également déposé un préavis de grève à partir de ce lundi.

Selon le dernier bilan diffusé dimanche, 55,2% de la population française est intégralement vaccinée contre le COVID-19, une couverture vaccinale insuffisante pour atteindre l’immunité collective.

Selon le Conseil scientifique, avec la propagation du variant Delta, l’épidémie ne pourrait désormais être contrôlée qu’avec une proportion de personnes vaccinées ou infectées atteignant 90% à 95% de la population.

(Reportage Caroline Pailliez, Elizabeth Pineau, Myriam Rivet, Antony Paone et Michaela Cabrera édité par Blandine Hénault)

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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