Coronavirus/France: La vaccination ouverte aux 5-11 ans, le gouvernement prêt à d’autres mesures
Le gouvernement français a annoncé mercredi l’élargissement de la campagne vaccinale contre le COVID-19 à l’ensemble des enfants âgés de cinq à 11 ans et laisse entendre qu’il se tient prêt à prendre de nouvelles mesures à tout moment si la flambée épidémique provoquée par la propagation fulgurante du variant Omicron du coronavirus menace de submerger les hôpitaux.
« La situation est critique », a souligné le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, lors du compte-rendu du conseil des ministres. « Là où nous étions en train d’atteindre le pic de la vague Delta, nous vivons malheureusement le début d’une vague Omicron. »
Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a quant à lui prévenu sur BFMTV et RMC que la France « dépassera très vraisemblablement les 100.000 contaminations par jour d’ici à la fin du mois », en raison de la propagation extrêmement rapide du variant Omicron, particulièrement contagieux.
Ce variant, qui représente actuellement environ 20% des contaminations en France (et probablement un tiers en Ile-de-France), devrait devenir majoritaire « entre Noël et le Nouvel An », a-t-il ajouté.
A l’heure actuelle, la circulation du virus est la plus rapide chez les enfants scolarisés à l’école primaire, avec « un enfant sur 100 qui est positif au COVID » dans cette tranche d’âge, ce qui a conduit le gouvernement à « ouvr(ir) aujourd’hui (mercredi-NDLR) la vaccination pour les enfants », a annoncé Olivier Véran en précisant que des créneaux de rendez-vous seraient disponibles « dans la matinée ».
La vaccination des enfants de cinq à 11 ans, assurée avec le vaccin Comirnaty de Pfizer et BioNTech, était déjà ouverte depuis mercredi dernier aux seuls enfants susceptibles de développer une forme grave de COVID-19 ou vivant dans l’entourage de personnes immunodéprimées ou vulnérables non protégées par la vaccination.
Elle est désormais accessible à l’ensemble des enfants de cette tranche d’âge, sur la base du volontariat, le conseil d’orientation pour la stratégie vaccinale s’étant à son tour prononcé en faveur de cet élargissement dans un avis rendu public mercredi, après la validation du comité consultatif national d’éthique (CCNE) vendredi dernier et de la Haute Autorité de santé (HAS) lundi.
SURVEILLANCE
« Les données sont très rassurantes (…) le vaccin est efficace » et il confère dans cette tranche d’âge une protection tant collective sur la propagation du virus qu’individuelle, a expliqué Olivier Véran en signalant qu’à l’heure actuelle, 145 enfants étaient hospitalisés pour des formes graves de COVID-19, dont 27 dans des services de réanimation.
Au-delà du lancement de cette campagne de vaccination pédiatrique, il n’est pas prévu « pour l’instant » d’élargir aux adolescents la campagne de rappel en cours pour les adultes, qui devrait en revanche être accélérée.
« Il n’est pas impossible que j’accélère l’ouverture de la vaccination dès quatre mois de rappel en population générale dès la semaine prochaine sans attendre janvier (…) il n’est pas improbable que d’ici la semaine prochaine on dise à ceux qui trouvent un créneau disponible ‘allez-y' », a signalé le ministre.
« Au delà du vaccin, notre prudence est notre meilleure alliée », a rappelé Gabriel Attal, en insistant sur l’indispensable respect des gestes barrière lors des fêtes de fin d’année.
Le gouvernement espère parvenir à atténuer l’impact de la flambée épidémique liée au variant Omicron, qui est « sensible aux vaccins » et dont l’impact sanitaire semble relativement faible, ce qui laisse espérer qu’il n’entraînera pas de vague massive d’hospitalisations.
Mais les données disponibles au sujet de ce variant restent limitées et « on n’a pas la certitude qu’il n’envoie pas les gens à l’hôpital » donc « si on avait un signal (en ce sens) on serait amené à avoir un discours peut-être un peu différent », a dit Olivier Véran.
« Factuellement, nous ne sommes pas sur le point de prendre une mesure de prolongation des vacances scolaires », ou d’autres mesures restrictives, a précisé le ministre. Mais si les informations en provenance des autres pays déjà confrontés à la vague de contaminations Omicron « étaient mauvaises sur le variant, on pourrait être amené à changer de pied dans les jours qui viennent », a-t-il prévenu.
(Rédigé par Myriam Rivet, édité par Bertrand Boucey et Blandine Hénault)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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