A Paris, le Covid ébranle l’écosystème des défilés de mode
par Sarah White et Michaela Cabrera
PARIS (Reuters) – Quand la marque suédoise de mode Acne Studios a organisé son dernier défilé à Paris en janvier, elle avait commandé par dizaines pour ses mannequins et ses équipes oeuvrant en coulisses des bols de riz végans à la société de café et de restauration The Hood de Pearlyn Lee.
Ce type de commande s’est depuis quasiment tari, l’épidémie de coronavirus ayant contraint de nombreuses marques de luxe à annuler fêtes et présentations.
Bien que certaines des plus grandes griffes mondiales aient décidé de reprendre le chemin des podiums à Paris la semaine qui vient, la plupart des designers s’abstiennent toujours de défiler en chair et en os, au grand dam des maquilleuses, des spécialistes de l’éclairage, de la restauration et de centaines d’autres professions qui gravitent autour des défilés.
« Pour nous, la restauration s’est tout simplement évaporée, et je n’ai aucune certitude sur quand elle reviendra », soupire Pearlyn Lee. Elle venait l’an dernier seulement de développer son espace de cuisine grâce à une campagne de financement participatif et espérait accroître ses livraisons de streetfood d’inspiration asiatique à l’occasion d’évènements comme les défilés.
A compter de lundi, et pendant une période de neuf jours, 85 marques doivent présenter leurs nouvelles collections femme dans le cadre de la Fashion Week, un des rendez-vous du monde de la mode qui génèrent normalement plus d’un milliard d’euros de recettes annuelles pour la capitale française.
Mais seules 19 marques organiseront réellement un défilé, comme Chanel ou encore Christian Dior et Louis Vuitton (groupe LVMH), devant un public clairsemé au premier rang par les règles de distanciation sociale. Les autres marques ont préféré des présentations en plus petit comité, voire en vidéo.
Les jeunes designers ne peuvent pas courir le risque de voir un évènement annulé à la dernière minute, ou de louer un large espace pour seulement un nombre réduit de personnes, souligne Sébastien Vienne, directeur artistique de Mephistopheles.
Aucun des 14 noms avec qui sa société de production travaille régulièrement n’organise cette année de spectacle complet, et dont le coût d’organisation en temps normal oscille entre 30.000 à 40.000 euros.
« On a un chiffre (d’affaires) qui fond comme neige au soleil », dit-il. « On faisait quatre défilés par jour pendant la Fashion Week, tout le budget était la. »
UN SECTEUR OUBLIÉ?
Sébastien Vienne veut cependant croire que son activité repartira à la hausse avec le temps, notamment si l’on tient compte du désir des marques de contacter désormais virtuellement leurs acheteuses et acheteurs potentiels.Pour l’un de ses clients, la griffe polonaise La Métamorphose habituée à lever le voile sur ses collections à Paris, sa société a ainsi produit un film tourné dans le décor doré de l’Hôtel Le Marois, un hôtel particulier privé du 19e siècle qui a déjà accueilli des défilés de mode et qui doit, lui aussi, se réinventer.
Le site est ainsi en train d’étoffer la capacité électrique de ses salons aux lustres imposants afin d’attirer les entreprises désireuses d’y organiser des évènements retransmis en direct, souligne Valérie Taieb, gérante de l’Hôtel Le Marois.
Mais le nouveau tour de vis des autorités sur les rassemblements pour endiguer la remontée des contaminations complique la donne, même en comité restreint.
« La mode et l’événementiel, on est le secteur oublié », estime Valérie Taieb. Son équipe d’une vingtaine de personnes ne travaille toujours qu’à temps partiel, le reste étant encore pris en charge partiellement par l’Etat.
Sur le tournage pour La Métamorphose, Tiffany Fournier, mannequin, constate elle aussi qu’une partie de son travail s’est tarie, bien qu’elle collabore toujours aux campagnes de publicité et des magazines.
« J’ai l’habitude de faire pas mal de défilés pendant la Fashion Week, là cela fait depuis février que je n’en n’ai pas fait », dit la jeune mannequin de 25 ans.
Certaines grandes marques ont poussé à l’organisation d’évènements physiques chaque fois que c’était possible pour soutenir leurs fournisseurs, sous-traitants et partenaires, tandis que les designers cherchent à tout prix à conserver un lien privilégié avec leur public d’acheteurs professionnels et de critiques de presse.
« Le défilé reste un rendez vous exceptionnel, parce qu’il y a une énergie, une excitation du moment, parce qu’il y a la musique, le premier mannequin qui sort sur le podium, les applaudissements à la fin », résume Alexandre Mattiussi, créateur de la marque française AMI. « Cela n’existe pas en format digital. »
AMI prévoit un défilé le 3 octobre, avec toutefois moins de 150 invités cette année, un « petit » évènement à l’aune des 600 à 700 convives habituels et dont Alexandre Mattiussi prévoit du coup qu’il ressemblera à « un très joli mariage. »
(Correction: Bien lire aux 7e et 10e paragraphes que le nom est Sébastien Vienne)
(Gilles Guillaume pour la version française)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


